La vie dans les champs de carottes bleues

Un blog un peu débile ...

27-10-07

Raisonnable...

Une nouvelle pub radiophonique, d'un opérateur téléphonique en trois lettres.
Cette pub vante fort bien bien fort les mérites d'une offre pour les professionnels avec, argument massue, les appels téléphoniques illimités pour les téléphones de l'entreprise.

Et dans les petites voix rapide à la fin (qui font office de lignes en petite caractères des pubs en affiche ou à la télé) on peut entendre "appels illimités sous réserve d'une utilisation raisonnable".

C'est à ce moment là que je crie au grand n'importe quoi!
Moi, je suis chef d'entreprise, je paye la peau du cul un forfait pour avoir les appels illimités. La seule utilisation "raisonnable" que j'envisage d'un tel forfait par les gens de l'entreprise est "24h/24"! Sinon, ça ne sert à rien! Alors bravo l'opérateur, de faire un forfait illimité qu'il faut utiliser "raisonnablement", c'est bien n'importe quoi!

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26-10-07

Pis cadeau...

Petit cadeau à la con pour Maaya, grande prêtresse éternelle du 444 (tiens, tu peux utiliser ton bonus d'âge pour tes compétences de prêtresse si tu préfères).
J'ai croisé le DVD à la CNAF et ça m'a semblé tellement évident tout ça!

le_nombre444

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Un fabuleux...

Un merveilleux
Un incroyable
Un magnifique
Un innénarable
Un fulgurant
Un fantastique
Un indicible
Un abracadabant
Un bluffant
Un carnavalesque
Un dingue
Un eblouissant
Un formidable
Un grandiose
Un hallucinant
Un incommensurable
Un juteux
Un klaxonnant
Un lumineux
Un mirifique
Un naturel
Un ostensible
Un particulier
Un quadruple
Un rigolo
Un suprême
Un top
Un ultra
Un virevoltant
Un wagnérien
Un xérographié
Un yéti
Un zygomatismal

Anniversaire à Maaya, parce qu'elle en vaut bien plus

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Achalander...

J'ai parlé il y a peu d'une chanson : pritouritze planinata (le post ici)
Je n'aurais pas cru mais ça attire un tas de monde ici, vrai de vrai.
Je pense que je vais publier d'ici peu une liste de titre de chansons folkloriques traditionnelles pour augmenter mon audience ^^

Tiens, d'ailleurs, pourquoi attendre, ça va me faire rire.
A Jewish Triptych (sephardic): La Rosa En Floresa 2 A Jewish Triptych (sephardic): Lamenta (lament)3 A Jewish Triptych (sephardic):a Se-Ora Novia (to T4 Ai Nazdrave (sheers!)5 Altan Mara6 Atmadja Duma Strachilu7 Atmadja Duma Strachilu (revolutionary song)8 Authentic Shofe Duet9 Aychinko Pilia Chereno10 Besrodna Nevesta11 Bezroda Nevesta (Young Childless Wife)12 Bulgarski Einicheski Melodll (bulgarian Ethnic Mel13 Daniova Mayka14 Devojka Mari Hubava15 Di - Li - Do16 Di-Li-Do17 Dragana I Slavei18 Dragana I Slavei (Dragana's Song)19 Duda E Bolna20 Dva Shopski Dueta21 Dve Tourlaski Pesen22 Dve Tourlaski Pesen (Teasing)23 Dyulmano Dyulbero24 Ei Mori Roujke25 Ei Mori Roujke (You Little Roujke)26 Ghel Moma27 Ghel Mona28 Ghiore Dos29 Ghiore Dos (Teasing)30 Horo31 Houbava Milka (beautiful Milka)32 Izlel E Delio Haidutin33 Izpoved34 Izpoved (Confession)35 Kalugerine36 Kaval Sviri37 Kaval Sviri (The Flute Plays)38 Koledarska Pensen (a Christama Lad's Song)39 Koutchiyaka Titcha40 Lazarski Bouenents (the Lazarus Girls Dance The Bo41 Messetchinko Lio42 Messetchinko Lio (You, Little Moon)43 Moma Houbava (beautiful Girl)44 Moma Voda Nossi45 More Zajeni Se Ghiouro46 More Zajeni Se Ghiouro (Ghiouro Marries)47 Mur Stho Sme Se Razigrali (hey Let's Dance (the Bo48 Nazdrave Ti, Chorbadjiio (cheers To You, Master Of49 Ovchar I Viatar Ratchnitsa50 Ovdoviala Lissitchkata51 Ovdoviala Lissitchkata (The Fox Has Lost His Cubs)52 Pesen Na Put (singing On Our Way)53 Prochula Se Bjala Stana54 Radke Mama Radke55 S' Gaida Na Horo56 Sama Li Si Den Zhalana57 Sarai Danko58 Sedenkarska59 Sedi Moma60 Sekoi Fali61 Shope Shope62 Shopski Sextet63 Shopski Tantsek (shope Dance)64 Spis Li, Milke Le65 Spis Li, Milke Le (If You Are Sleeping, Milke)66 Stani Mi Maytcho67 Stani Mi, Maytcho (Get Up, My Daughter)68 Tche Da Ti Kupim Bela Seitsa (I'm Going to Buy You69 Tche Da Ti Kupin Bela Seitsa70 Tebe Peem-Za Ovchariya (song For The Shepherd)71 Traka Traka Stantche72 Trakiisko Nastoenie (thracian Easy Mood)73 Trenke Todorke74 Trenke, Todorke75 Tri Shopski Pesni76 Tsoninata Mayka77 Vito Horo78 Vocalisa I Horo79 Vurba (willow Tree)80 Yo Igra Oro81 Za Mlado Momiche (song For A Young Girl)82 Zapali Se Planinata83 Zhalba Za Lazar (lament For St. Lazarus)84 Zlato Mori

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25-10-07

Pire que pire...

L'autre fois, j'ai visité un aquarium superbe! Y'avait des bassin, des aquariums, des poissons petits et grands, chamarés et ternes, rares et ordinaire. Parmi toute cette diversité incroyable, celui qui m'a le plus impressionné et émerveillé est sans conteste possible le poisson-girafe! De la taille d'un petit dauphin, avec ses tâches et sa tête de giraphe au bout de ce corps potelé... Une merveille!
J'ai logiquement passé la journée suivante avec la vague image de ce poisson dans la tête, savourant le simple plaisir mental d'avoir contemplé pareille féérie dans a vie et d'en conserver un souvenir fugace.

Imaginez un explorateur qui passe une journée à tournée en rond autour d'un lion féroce sans l'apercevoir, trop pris qu'il est à admirer le paysage. Imaginez sa stupeur quand il tombe nez à nez avec le féroce prédateur. C'est un peu cet électrochoc que j'ai eu en me trouvant dans l'après-midi soudain face à cette simple vérité : "ça existe pas les poisson-girafe".

Vous n'imaginez même pas la déception la seconde suivante quand j'ai du m'avouer que je l'avais rêvé... monde de merde...

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De porc, de folie et de paganisme...

Voici la critique express' de "Sa Majesté Minor"

affiche

Petite fifiche :
Année : 2007
Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
Durée : 1h41
Avec surtout : José Garcia
Et aussi : Vincent Cassel
Sans oublier : tous les autres

truie
"Cet homme est un porc" au sens quasi-propre

Petite amorce :
Sur une île de la mer Egée, quelque part dans le temps il y a très longtemps, avant même l'avènement de Homère. Un petit village vit sa vie sans se préoccuper de grand chose d'autre que la récolte des olives, la fornication, la vénération des colombes et l'élevage des porcs -époque bénie s'il en est. Or, parmi ces cochons vit un homme, Minor. Stupide, dénué de parole et vivant avec sa truie-épouse, Minor coule des beaux jours pleins de boue et de crasse, même s'il est la cible de viles plaisanteries. Il aura même la joie de rencontrer dans la forêt des mythes et en particulier un satyre follement lubrique. Mais tout bascule avec un choc sur la tête, où Minor trouve la parole en même temps que l'intelligence.

renouveau
L'ascencion vers la gloire, le pouvoir et la disgrace

Petit déroulement :
Minor devient un homme comme tous les autres mais avec des prophéties et des oracles il deviendra le centre de toutes les attentions. Il suffira d'un minuscule coup de pouce du destin pour qu'il devienne roi de la petite communauté. Aidé par ses envies sexuelles, les conseils du satyre, les manipulations féminines et son amour pour sa truie, Minor ira en moins d'une heure de la fange à la fange en passant par le sommet du pouvoir et du ridicule. Entre statue géante, mode vestimentaire stupide, amis, amours, trahison et fornication, ce personnage hors du commun se débattra dans ce destin qu'il n'a pas choisi.

conseil
"Tu dois lui parler avec ton ami... celui que tu as entre les jambes"

Petits acteurs :
De A à Z, ils sont tous très bons. Selon moi la vedette ne revient pas au rôle titre, même si José Garcia est fort bon, surtout que ce rôle d'homme animal (en particulier avant qu'il naccède à l'humanité) ne devait pas être de la première évidence à interpréter. Mélanie Bernier est aussi très bonne dans son rôle de jeune beauté primale. Sans pudeur aucune, que ce soit physique ou morale, elle incarne la femme primale telle que l'ont fantasmée les écrivains classiques depuis longtemps : belle, usant de sa beauté, ferme et manipulatrice sans être dépourvue de coeur, peut-être cruelle par nature ou pour survivre.
Vincent Cassel est proprement génial. Jamais satyre n'aura été aussi criant de vérité (c'est d'ailleurs presque à s'inquiéter pour cette chère Monica). Lubrique frénétique servi encore plus par son sourire carnassier que par ses fausses jambes bluffantes (et parfaitement adaptées à ses mouvements de bassin), il est le vrai faune priapique qui hante les dionisiaques et court après les ravissantes nymphes. Il le dit lui-même dans le film "je suis un mythe" (avec ses avantages comme "les mythes ne vieillissent pas" et ses inconvénients "les mythes sont là où il le faut" --> "tu as rêvé de moi hier! Je le sais, j'y étais!"), jamais mythe n'a été aussi véridique et crédible.

satyre
"L'un n'empêche pas l'autre!"

Petits plus :
Je vais passer relativement vite sur les décors qui sont justes, donne le parfait contexte (journées chaudes et sèches, sous un ciel bleu face à une mer identique, vacances d'été éternelles où l'homme désoeuvré n'a de meilleur souci que de s'abandonner aux plaisirs) à l'histoire et l'idéal endroit pour voir se révéler tous les excès de l'homme.
Idem pour la musique, estivale, joyeuse, pétillante.
Petit bonus spécial pour les chapitrages qui permettent un découpage du film plus abrupte, passant directement d'une situation à une autre sans perdre le moindre fil puisque l'on sait tout de suite que la séquence suivante est celle "Où des plaisanteries anodines auront de graves conséquences". C'est toujours plein d'humour et notamment celui où pour avoir recommencé à mordre les gens, le roi Minor tombera en disgrace : "Où une bouchée de trop fait chuter le régime".

v_n_ration
La vénération des divines colombes, ça ne s'improvise pas!

Petit avis général :
Ce film, c'est d'un grand n'importe quoi. Autrement dit il y aura deux populations de gens : ceux qui vont adhérer et ceux qui vont conchier. Moi, bien entendu, j'ai adhéré.
Le fait de placer l'histoire à cette époque et dans ce contexte permet tous les abus, tous les excès que l'amoralité païenne ne réprouve pas, c'est à dire tous. On pourra en effet compter sans être exaustif : la sexualité sous tous ses angles (fornication, sodomie, zoophilie, semi-zoophilie (oui, un faune il n'est qu'à moitié animal), masturbation ...), le verbe cru (celui qui exprime la pensée dans son fond et sans y mettre les formes), la manipulation, l'homosexualité latente, le mensonge, l'incitation au meurtre, le complot...
Forcément, si on n'est pas préparé ça peut choquer mais -j'en suis bien désolé croyez le bien- s'offusquer de ce que nous présentera ce film (je pense particulièrement aux apsects plus "charnels" des excès sus-nommés) sera faire preuve de pensée obtuse, frileuse et psychorigide. Oui, les hommes et les femmes baisent, inutile de vous le cacher plus longtemps parce que y'a beaucoup de chances pour que vous soyez né grâce à ça! Il faut au contraire rire de la dérision avec laquelle nous sont présentés tous ces apsects que certains qualifieront de dérangeant car non, ce film ne tombe pas une seul fois dans le vil piège de la vulgarité, de la pornographie ou même de l'érotisme (la preuve, il passe dans des "grandes chaines de cinémas"). Et puis après tout, à mon avis, tout ce qui relève de la quête du pouvoir, du mensonge, de la trahison and co. mérite bien plus l'oprobe et certains films qui ne choquent personne en abordant à fond ces thèmes sont bien plus obscènes au fond que bien des films pornos.
Bien des clichés son dynamités dans ce film et bien des situations son tprises à contre-pied. L'exemple le plus flagrant est celui du personnage de Karkos, le jeune grec sublime à la plastique parfaite, le cliché de l'athlète que ses muscles prédisposent à de la testostérone ben venue comme dans 300. Oui, mais il est le poète du village, pas le barbare attendu. Et il est le seul à placer un peu de valeur en la "vertue" de sa compagne alors qu'elle fait tout pour se donner à lui. Il n'est pas le classique vengeur transi d'amour qui tuera l'amant de sa compagne dans un accès de saine rage. Non, il est celui qui ayant ravalé sa rage et contemplé la beauté du monde tombera de manière ambigüe amoureux de l'amant de sa compagne.
A epoqué lointaine, morale et moeurs lointaines. C'est dans cette morale et ces moeurs qui nous sont étrangers que tout se passe autrement que ce à quoi nous voulions nous attendre.

karkos
Karkos, le plus moral et proche de nous...
pourtant le plus atypique de tout le film!

Petite conclusion :
Sa Majesté Minor est avant tout une comédie, même si j'ai l'impression de l'avoir présenté plus comme un film métaphysique sur l'homme ses excès, sa droiture et ses méconduites. C'est un film drôle où la morale phylosophique qui est la notre n'existait pas encore, théatre de toutes les exagérations qui font naître d'abord le rire et ensuite la réflexion si vous avez allumé votre neurone qui dit "au fond on n'est pas si différents".
Un film sans complexe qui s'assume totalement, de ses gags les plus niais aux plus fins, de ses dialogues les plus gras ("tu viens pour ta sodomie?" "non, pour un conseil..." "l'un m'empeche pas l'autre!") aux plus ampoulés, de sa narration originale (et qui fait un peu penser à du cinéma muet avec ses titrages) à ses codes les plus fondamentaux.
Alors mon conseil est le suivant : départissez-vous de vos complexes et allez le voir si vous y ètes parvenus. Sinon vous ne goûterez pas le sel de bien des situations et de bien des répliques qui auraient pu devenir culte si elles s'étaient trouvées dans un film à plus forte audience. Que leur confidentialité leur apporte plus de cachet! Vous rierez plus d'une fois et vous vous pencherez sur les excès primaires de l'homme (le sexe n'étant pas en tête) mais aussi sur d'autre plus modernes comme -inattendue ici- la mode.

Posté par Shushu à 18:46 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

22-10-07

De chauve, d'inaction et de chiniaiseries

Enfin, une vraie critique vraiment express' qu'elle sera rapide : Rush Hour 3

PosterRushHour3

Histoire :
Grosso merdo y'en a pas. Il s'agit d'un grand rouleau de papier adhésif (j'aime bien, ça fait rustique de le dire comme ça) où se sont collés deux agents de la police de Miami, un ambassadeur chinois en guerre contre les triades, un ambassadeur français président de la cour pénale internationale, des chinois qui parlent québécois, une pin-up chauve traitresse joueuse de bakara et meneuse de revue et un chauffeur de taxi.
Grosso merdo l'ambassadeur veut faire tomber les triades, l'autre ambassadeur veut l'aider. Les triades veulent les tuer, les agents veulent les protéger. Sans trop qu'on comprenne pourquoi ils se retrouvent à Paris car ils ont besoin de la chauve qui arrive dans le film comme sortie d'un chapeau. Ils trouvent un taxi, ils roulent vite, font des cascades, tuent des gens et sans qu'on comprenne ni comment ni pourquoi tout se fini bien.

Le reste :
Grosso merdo, y'a rien. C'est un film dit comique et pour tout vous avouer je n'ai pas ri une seule fois pendant tout le film. C'est assez dérangeant comme situation et sensation, alors que toute la salle est morte de rire. Les cascades sont sans originalité mais bien exécutée. Les combats sont mal filmés et fouillis, les retournements de situation sont sans surprise (je parlerais plus de tournant que de retournement tant c'est prévisible), les acteurs excessifs et caricaturaux, (la seule qui aurait pu être potable a un rôle où elle ne fait que pleurer) Yvan Attal est lamentable dans un rôle pathétique, les courses poursuites à pied ou en voiture sont pas mal mais sans plus, les dialogues sont affligeants, l'humour est si ras des paquerettes qu'il ne vaut même pas par sa propre auto-dérision.

Ce que l'on peut sauver :
(par ordre d'importance croissante, attention, ça dépote)
Une nonne qui sert d'interprète à un chinois qui parle québécois (idée bonne, résultat à chier partout).
Noémie Lenoir est peut-être la moins mauvaise du trio, elle est bien habilée et le crâne rasé lui va bien.
Y'a une vieille méchante qui se bat avec un éventail et des couteaux de lancer.
Y'a une partie de bakara.

En bref :
C'est une merde à l'éclat terne et sans attrait extrêment rare qui ravira les mous du bulbe et les fans de Jackie Chan. A la décharge du film, je l'ais vu j'étais pas du tout d'humeur et je pensais à autre chose tandis que la salle était pleine de gens bruyants, dérangeants, génants, irritants, malpolis et puants (par excès de pop-corn) qui n'ont rien arrangé.
N'allez pas le voir, téléchargez-le mais ne le regardez quand même pas : diffusez-le auprès des gens que vous n'aimez pas, les producteurs de cette bouse méritent de perdre de l'argent par votre main!

Posté par Shushu à 20:00 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

21-10-07

D'enlèvement, de famille et de créature...

Voici la critique express' de The Host que je n'avais pas pu voir au cinéma. Sa sortie en DVD est l'occasion de vous en parler un peu!
Oulalala, note postérieure : cette critique est méga longue sans grande raison si ce n'est le paragraphe "sur la créature" je m'en excuse vivement mais quadn j'adhère j'adhère moi.
Note préalable : vous n'aurez pas plus qu'un très léger léger aperçu visuel de la créature ici, c'est volontaire, pour ne rien déflorer à ceux qui n'ont pas encore vu le film, ça vuos stimulera!

affiche

Fiche technique express' :
Hop, cette critique est trop longue, je supprime ma fiche qui de toutes façons ne sert à rien et vous donne ce lien qui est bien entendu moins inétressant que la présente critique n'y allez que si vous voulez des infos techniques.

buvette
La famille disparate au grand complet devant la buvette.
Le bonheur simple avant l'horreur simple.


Synopsis express' :

Corée, les bords de l'immense fleuve Han. Hee-bong tient un petit snack dans la station nautique avec l'aide de son très somnolent et très immature fils aîné Gang-du. Nam-joo, sa fille est une championne maudite en tir à l'arc tandis que son cadet Nam-il est un grand diplômé au chômage.
Un jour, une créature immense et inconnue surgit du fleuve Han et attaque la population, renversant, piétinant et dévorant les gens. Dans la panique, Gang-du perd sa fille unique Hyun-seo de vue jusqu'à s'apercevoir que celle-ci se fait enlever par la créature qui se retire dans les eaux sombres du fleuve.
Partagée entre fureur, dissensions internes et chagrin, la petite famille devra se serrer les coudes car Gang-du est sûr que sa fille n'est pas morte et qu'il faut la retrouver dans le labyrinthe des égouts de la ville. Tout serait bien plus facile si les autorités n'avaient pas déclaré que la créature est l'hôte d'un virus mortel qui auait infecté Gang-du qui devient le sujet involontaire d'expérimentations.

d_bandade
Face à la créature une seule issue : la fuite!

Développement express' :
Surtout pas la peine de lire ça si vous comptez voir le film quoi qu'il en soit.
En effet, Hyun-seo n'est pas morte. Car la créature accumule de la viande dans une fosse au coeur des égouts et n'a pas vu que la petite fille n'était pas morte. Elle tente d'appeler son père mais le coup de fil est bref, juste suffisant pour que sa famille sache qu'elle est en vie.
Mais les autorités n'écoutent pas Gang-du. Mais les autorités pensent que Gang-du a été infecté par un virus mystérieux. Entre fuite des hopitaux militaires, corruption de fonctionnaires pour accéder aux sites protégés et pluie battante, les 4 héros arriveront au plus près de la bête...
Et c'est la police qui leur fera le plus de tors, qui les forcera à se disperser, à se retrouver isolés les uns des autres. Mais même individuellement ils trouveront le courage d'affronter le danger seuls, chacun à leur façon, dans une urgence toujours plus grande ils traqueront la bête.
Car les nations unies trouvent que la Corée n'a pas su gérer la crise et prend l'affaire en main. A grands renforts de mystères, de secrets et d'anglais incompréhensible aux coréens ils déposent une chappe impénétrable sur la créature et son virus dont on ne peut s'empécher de douter peu à peu. Mais le prétexte suffit pour libérer l'agent jaune, une arme chimique terrifiante qui assainira la ville mais détruira toute forme de vie.
Et tous les affrontements convergent (les manifestants restés en ville pour empécher la libération de l'agent jaune, les trois frères armés comme ils le peuvent pour défier la créature et lui reprendre Hyun-seo, la créature et sa faim visiblement insasiable de viande humaine) vers un dénouement dont je ne vous dévoilerai rien. L'amour aura-t-il triomphé de la créature mutante? Le militantisme aura-t-il triomphé du militarisme? La vérité aura-t-elle triomphé des secrets?

hopital
La froideur de l'hôpital fait un dur écho
au désespoir de la perte subite.

Mon avis express' :
Sur le scénario - Oh, je n'ais pas grand chose à redire là dessus. Le scénario se tient très bien mais est aussi très bien retenu par les personnages forts chacun dans leur rôle et qui rendent crédible leurs actions, leurs choix, leurs prises de direction. J'avoue ne pas avoir tout compris aux machinations des militaires et bien que dans un autre film ça m'aurait profondément contrarié, j'ai préféré considérer que cela fait partie intégrante du film. Si les habitants de la ville et civils en tout genre de les comprennent pas, après tout il n'est que logique que le spectateur aussi nage en peu à vue dans un brouillard de mystification.

grand_pere_chasseur
Lorsque l'on est seuls devant une telle situation
il faut aller jusqu'au bout de courage ou de la folie.

Sur la créature - Ah ben non, un film de monstre (bien que ce qualificatif soit un peu réducteur) ne peut rien faire si le monstre ne soutien pas le film en grande partie [c'est le cas pour des monuments cinématographiques comme "l'attaque de la moussaka géante" ou "Alien". Des films légendaires et impérissables ou les monstres -bien que totalement opposés entre eux- sont parmi les pierres angulaires principales. Les "Godzilla" itou. Mais si vous prenez un truc comme "Ananconda, le prédateur" ou "Cobra contre Komodo", y'a des monstres mais ils valent rien... donc même si ces films avaient eu un intérêt par ailleurs ilas auraient été imbuvables! Fin de parenthèse monstresque!]. Donc la créature, le fameux "host". Je l'aime. Car elle ne ressemble à rien de connu d'une part. D'autre part car elle est originale tout en étant consistante dans son originalité. Sa morphologie à mi chemin entre le coelacanthe et le gibon ne sont pas creux, elle en tire une démarche et des moyens de se déplacer que l'on ne retrouve dans ma mémoire nulle par ailleurs. Evidemment, même la plus grande originalité ne peut se départir d'un peu de cliché et mon cliché cinématographie préféré se trouve une fois vérifié : "si c'est gluant, c'est vert". Mais d'un autre côté, comme une telle créature aurait pu ne pas être gluante? Et quelle autre couleur pour un monstre sorti de l'émeraude ténébreux du fleuve et faisant son nid sans les égouts visqueux? Tout dans cette créature est à mon sens abouti et nouveau -si ce n'est novateur- de ses pates ramifiées à ses apencides multiples sans oublier sa bouche, un monument de monstruosité à elle toute seule. D'ailleurs cette-ci n'est pas sans rappeler la déjà très dérangeante bouche du "cerveau" des parasites dans starship troopers. Mais l'utilisation qu'elle en fait est tellement différente et bien rendu, on ne peut s'empécher de suffoquer un peu la première fois que l'on comprend exactement ce qui s'y passe... Mais la créature vaut aussi par la façon dont elle est mise en valeur, de manière tout à fait opposée à celle d'un "Predator" ou d'un "Alien". Là où ces films nous faisaient passer de longs moments à nous demander qui est le monstre et à quoi il ressemble, The Host nous le pose devant les yeux, sans prévenir, tel un 30 tonnes non-annoncé fonçant à contresens sur l'autoroute. Et la scène qui s'ensuit est fabuleuse de désastre, de peur, de panique, de prouesses de la créature, de fluidité et de dynamisme. La créature apparaît soudain et elle impose directement son empreinte sur le film (et sur deux ou trois crânes au passage). Mais la créature c'est aussi celle que l'on retrouvera par moments très placide, feignant d'être assoupie, dévorant simlplement un cadavre ou ramenant dans son nid ses dernière prises. Un contrepied à ses apparitions en public, toujours explosives et dynamiques. Et même si la créature nous est montrée très tôt en pleine lumière et est plus un objet de curiosité et de peur qu'un objet de mystère et d'interrogations, les créateurs du films ont réussi à luli confectionner la petite cape de mystère qui sied à tout être monstrueux qui soit. Un préambule nous donne un pretexte à son existance avec une morgue qui déverse des litres de produits chimiques dans le fleuve (qui est plus le symbole je pense d'une attitude gobale de la population). Mais cet acte humain, a-t-il créé la bête? Ou cet acte a-t-il fait sortir la bête? Cet oeil plus mutant et dérangeant que tout le reste doit-il être considéré comme un artefact originel ou un changement antrhopique? Quoi qu'il en soit, en voilà un monstre qu'il est beau, original, étrange, dérangeant (peut-être plus génant que terrifiant pour le spectateur, mais pas pour les personnages), bien fait, fluide, amphibie et climatisé. Si vous en trouvez-un, achetez-le, il le vaudra, quel que soit le prix!

thehost3
Ne pas quitter la créature des yeux, la poursuivre
a perdre haleine car elle excelle dans l'art de disparaître!

Sur l'ambiance - Parce que oui, l'ambiance du film de créature est aussi quand même fondamentale. Mettez un alien dans la chocolaterie de Willy Wonka et l'effet sera passablement diminué je pense!
Vous vous attendez peut-être à une ambiance très sombre, très glauque. Un monstre omnipressant (sic), un virus qui plane, des kilomètres de conduite d'égout... Oui, il y avait de quoi faire une sévère concurrence à la noirceur, l'humidité et l'opression rencontrée dans tous les aliens (mouais, sauf le 4), Sin City et Faust (mouarf ahahaha) cumulés.
Et c'est ce que l'on pense légitime. Hé bien ce n'est pas ce que l'on a. Les égouts sont souvent d'immenses espaces proches des sorties, des rives du fleuve, des démesures des autoroutes urbains. Ils tiennent plus des mines de la Moria que dans les boyaux tortueux que l'on pourrait imaginer. C'est plus lumineux à tout moment que ce à quoi on pourrait s'attendre quand on lit le synopsis du film. De l'immaculé éblouissant des hôpitaux au grand jour des espaces côtiers du fleuve où la créature intervient au vu et au su de tous.
C'est un peu comme si ... enfin je vous épargne mon analyse pseudo-réfléchie sur le monstre qui n'est pas le plus horrible et que ne tente pas de se cacher derrière les méandres des secrets défense et des baches en plastiques omniprésentes pour faire office de rideaux déformants.
Mais malgré tout cela, l'ambiance prend. Ce n'est pas Alien, Les Autres, Ring ou autres qui seraient des vielles femmes distinguées et inquiétantes jusqu'au bout des ongles qui vous entourent de leurs bras froids et glacés qui vous feront frissoner car vous ne savez pas de quoi elles sont capables. Non. Ici c'est plutôt un barbare qui arrive sans ambages, vous met son tranchoir sous la gorge et vous laisse attendre ce que vous savez inévitable sans s'en cacher.
(je dis vraiment n'importe quoi aujourd'hui, j'ai peur que ma critique ne déserve ce grand film)

au_fond_du_trou
Une tanière plus lumineuse mais moins
glauque et gluante qu'attendue

Conclusion express':
Puisque cette critique n'a que trop duré je vous laisse tranquille et passe sur certains points que je voulais évoquer. Nous allons donc conclure :
Débrouillez-vous pour voir The Host aussi vite que possible, c'est une nécessité. Quand le malheur déchire et rapproche (grands thèmes universels obligent). Quand l'homme sème la zizanie et se prend un retour de bâton génat dans la tête. Quand les autorités masquent, se trompent, trompent en retour, détruisent et échouent. Quand la beauté rencontre l'horreur. Quand un jeu juste recontre des rôles forts. Quand l'horreur est si bien faite qu'elle en devient belle. Quand le burelesque se glisse dans le tragique pour en soulignenr l'absurdité ou l'horreur.
A ce moment précis, et bien d'autres encore, The Host prend vie.
The Host est grand. The Host est beau. The Host est prenant. The Host est émouvant. The Host est angoissant. The Host est réfléchi. The Host est novateur. The Host est hors de bien des sentiers batus.

thehost5
Pour moi, c'est Nam-joo, l'archère talentueuse mais maudite qui
et le personnage plus abouti car attachant, déprimé mais qui
ravale sa peur et ses handicps habituels. Frêle femme face à la bête monstrueuse.

Posté par Shushu à 19:45 - Critique express' - Commentaires [2] - Permalien [#]

NYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH.....

Je suis forcé de m'interrompre en pleine rédaction de ma critique express' cinématographique pour faire une entrée fracassante dans la catégorie "carottes de l'avenir"!
Je n'étais au courant de rien, mais alors rien du tout!
Je me promenais tranquillement sur un site de cinéma qui dit "allo" pour ne pas le citer. Et soudain, dans un encart à droite de la page, je sens mon regard irrésistiblement attiré. Un petit carré, une image irdiculement petite. Et pourtant. Et pourtant, on dirait bien Bragon!

*clic intrigué*
Arrivée sur une page banale sur ce site. Etrange, il s'agit bien de Bragon. Et il est bien question de que je pensais. Un teaser est en ligne même!

*clic frénétique*
Arrivée sur un teaser ridiculement court et curieusement animé. Je ne comprends pas, ça ne peut pas être un films... Et pourtant il y a une date de sortie!

Bon, finie la rigolade, on va voir sur une autre source ce qu'il en est.
Non, ce n'est pas un film.
Oui, c'est largement mieux.
Non, je ne boude pas mon plaisir.
Oui, ça fait 9 ans.

LE 23 NOVEMBRE, C'EST CA : le_grimoir_des_dieux ! Cliquez, mais cliquez voyons!


Je profite de cet espace auto-attribué pour signaler que j'ai aussi ajouté la sortie de l'intégrale de la BD Lock qui est un des évènements BD les plus attendus par moi pour les 400 dernières années!

Posté par Shushu à 13:51 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Constatation...

J'ai horreur que l'on dise "ui" à la place du sacro-saint "oui"
Non vraiment, ça me hérisse, épargnez-moi un peu.
J'irais même jusqu'à dire que le "ouais" est plus doux à mes oreilles, c'est dire...

Promis, je pense à faire des posts un poil plus longs et/ou construits et/ou informatifs et/ou utiles et/ou amusants... un de ces 4!

Posté par Shushu à 01:19 - Commentaires [2] - Permalien [#]



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