24-08-04
Le roi Arthur...
Un film qu'il est marrant à regarder...
Alors là on frise vraiment le titre de "film de l'année".
J'avais pas vu le sous-titre "la véritabel histoire, entre légende et réalité"... Mais je savais bien que l'on aurait pas le droit à la Légende du Roir Arthur. Le seul problème c'est que ce n'est pas "entre" légende et réalité... y'a pas une once de légende là dedans ma petite dame! Le film commence par un truc du genre "de récentes découverts archéologiques nous permettent de dire que Arthur n'est pas une légende et de comprendre sa réelle identité". Déjà je l'ai sentie mal ... et j'étais loin du compte.
Petit compte-rendu de l'histoire "vraie" qui me soulèverait presque le coeur. Arthur est un romain (enfin mi-romain mimolette... euh mi-romain mi-breton), commandant de la légendaire unité des chevaliers Savates ou Sarmates, je sais plus trop. Bref. Ces chevaliers ont une dette à payer à l'empire romain et tous leurs enfants servent pendant 15 ans dans les armées romaines. Ils servent donc en Bretagne, loin de leur Sarmatie natale. Une dernière mission leur est confiée par l'évèque avant de leur rendre leur liberté : ils doivent monter en Bretagne du Nord pour sauver une riche famille romaine dont le fils est le favori du Pape. Tout serait facile sans Merlin, chef des hordes Pictes qui tiennent la Bretagne du Nord et des Saxons qui envahissent l'île par -au moins- centaines sous le contrôle de leur chef sous anti-dépresseurs et son fils tout droit sorti du fight club. J'arrete mon résumé à ce moment car après on s'en fout, il tombe amoureux de la liberté et dans les bras de Guenièvre et dans la combine de Merlin et dans la bataille pour la Bretagne.
Déjà un grand non-clap aux scénaristes (ils devaient être au moins deux pour pondre tout ça). Ils ont pris le Roi Arthur pour nous livrer la soi-disant vraie histoire, ce qui est sans doute vrai. Et je trouve ça révoltant. Parce que ils auraient pu raconter ainsi l'histoire de n'importe quel personnage ça aurait été pareil. Alors Arthur devient un vulgaire argument commercial. On a Arthur pour nous attirer voir le film grace à toute l'aura de sa légende et il n'y en a pas. Arthur bientôt sur les bouteilles de Coca... Donc Guenièvre, la belle et grande reine de Bretagne devient une guerrière qui se bat mieux que Gimly, Merlin un homme des bois ingénieur en trébuchet (et pas catapulte pour les incultes), Tristan un archer plus fort que Légolas, la table ronde, une table de réunion romaine inventée par Sébobius (ou je sais plus quel nom) et Excalibur l'épée du père de Arthur qu'il trouvera sur la tombe du sus-nommée cadavre...
Et je passerai presque sous silence le réalisateur, le réalisateur qui fait chier (désolé) j'ai nommé Antoine Fuqua! Bon ben c'est n'importe quoi. Des jolis gros plans sur des yeux, des dents, des herbes... Les batailles filmées de l'intérieur sont très fouilli. Très pompé sur Gladiator. Mais n'est pas Ridley Scott qui veut donc c'est du fouilli inregardable presque. Et puis y'a aussi du pompage sur Le seigneur des anneaux (on croirait revoir le col de Caradas, les marches en haut des crètes dans le soleil couchant...). Bref c'est un peu (lapsus, j'avais tapé "pue") n'importe quoi.
J'ai tout de même trouvé un aspect un peu positif qui m'a plu dans le film. les batailles ont un certain aspect stratégique. La mélée en elle-même est très moche mais quand c'est vu de loin et avant l'engagement des infanteries on peut voir une certaine inventivité das les stratégies. Bon, ça casse pas des briquettes mais c'est toujours mieux que "raaaaaaaaaaaaaah on fonce dans le tas" du seigneur des anneaux ou "raaaaaaaaah on tire dans le tas" de Star War (enfin j'exagère).
Donc un film que je conseille à ceux qui ne sont pas attachés aux légendes et qui n'ont pas peur de voir un rattage. Aux autres je coseille plutot Excalibur de John Boorman qui est indémodable!!!!!!! (même si un poil kitch)
19-08-04
The Village...
Ais-je aimé... ou n'ais-je pas aimé. J'ai aimé. C'est absolument pas le film que je m'attendais à voir mais ça vaut le coup d'avoir fait fausse route!

L'histoire en bref : un village de la fin 1800 est isolé de tout. Entourré de toutes parts par une mystérieuse foret. Mais l'obstacle principal n'est pas là. En effet vivent dans la foret "deux dont on ne parle pas". Ces créatures ont établi ue sorte de pacte. Ils n'entrent pas dans la vallée tant que personne ne pénètre la foret. Ainsi toute la petite communauté vit pliée sur elle même mais dans un bonheur presque franc. Mais un jour certains s'aventurent dans la foret. Et les créatures sortent des fourrés. Personne ne se risquerait alors plus dans les bois. Mais une jeune aveugle doit pour sauver son aimé rejoindre les villes. A travers le bois maudit son aventure la mènera bien plus loin que prévu, au delas des secrets du Village...
Déjà j'ai aimé comment le climat est installé. On nous présente d'abord la communauté. La vie de tous les jours, le bonheur d'une vie simple. Et peu à peu la caméra se tourne vers les bois. On s'intéresse à la foret. Par petites touches on nous fait connaitre "ceux dont on ne parle pas". Juste assez pour les craindre quand ils font irruption dans la vie tranquille des humains. Juste assez pour que le réalisateur n'ait qu'à suggérer leur présence pour nous mettre mal à l'aise. Et par la suite même si on a des passages tranquilles, le spectateur y mettra lui même de l'angoisse en repensant à ce qui "peut" arriver.
Les décors sotn très beaux. De jour comme de nuit le village est parfait. Il ne manque rien pour l'ambiance. Les fourrés, le brouillard quand on en a besoin. Les torches qui brulent en permanence. Tout y est pour une ambiance chaleurese mais avec toujours au loin un petit élément qui gène.
Mais il n'y a pas que de l'angoisse, loin de là, très loin de là! Des éléments drole, des moments émouvants, des moments qui surprennent. Et même si je ne fais que donner un avis personnel on voit que ces éléments sont réussis. Parce que dans la salle obscure ce n'est pas moi qui sursautte, c'est toute la salle. C'est toute la salle qui rigole de concert ou est triste. Je prends ça comme une preuve. je pense que tout le monde n'a pas aimé dans la salle (des gens l'ont dit) mais ils se sont quand même pris au film, c'est un gage de qualité.
Le scénario est bon, très bon, trop bon peut-etre. On ne peut rien prévoir à 100% et quand on se dit "a, c'est bien ce que je pensais" on déchante au bout de 2 minutes. Les éléments importants sont donnés par petites touches ce qui rend le déroulement agréable et pas indigeste.
JE ne parle pas des acteurs ou des personnages. Juste de Ivy (elle aurait eu tors d'etre médiocre, les Ivy sont des personnages frappés du sceau de l'excellence!). Je l'ai trouvés sympathique dès le début. Elle est vive et merveilleuse. Une petite perle de joie. Mais on la découvre au fil du film. Tantot mure, tantot frivolle, amoureuse, haineuse, terrorisée, courageuse. Elle est LE personnage du film et c'est tant mieux elle en est plus ou moins l'héroine!
Pour conclure je le conseille mêm si je sais que des gens ne s'attendront pas du tout à ce film c'est pas grave il y a des chances pour qu'ils aiment. Amateurs de "6° sens","incassable", "signes", "projet blair witch" ... je ne sais que vous dire je n'ai pas vu ces films! ;-p
17-08-04
Hamlet...
Tiens, ça faisait longtemps (à croire que tout faisait longtemps alors qu'en fait pas trop mais bon là c'est une autre histoire) que j'avais pas vu de film qui passe à la télé. Et il s'agit de Hamlet. QUi m'a honteusement détourné de mes amis à qui j'avais dit "mais oui je reviens après avoir vu un truc à la télé"... truc que je n'ai même pas vu car mon frère s'est gourré de 24h dans les horaires de rediffusion...
Bon, je perds pas au change je crois. J'avais pas envie de regarder de bout en bout (de 00h à 2h alors qu'on a passé l'après-midi dans un super marché ça fait long) mais en fin de compte si. Alors mon avis en un mot "yaoutch" (bravo à ceux qui auront compris la référence... ils ont des références ciné aussi pitoyables que les miennes).
Sérieusement, c'est super. Enfin je sais pas (mais je pense que oui) si y'en a eu plusieurs adaptations au ciné, celle-ci est de Kenneth Branagh avec dans le role principale Kenneth Branagh lui même. Rien que lui vaut le détour. Son jeu d'acteur est merveilleux. Les scènes de tirades mi-fole mi-haineuses sont un réel plaisir tant il est dans le role. Pourtant en général c'est pas ua jeu des acteurs que je suis le plus sensible dans un film je vous le dit. Mais tout le monde est bien. La "petite" Ophélie est touchante comme tout quand elle sombre dans la folie (sans jeu de mot).... Je salue ausi le role de Robin Williams qui bien que court est sans faille.
Et puis bon il y a aussi l'ambiance. C'est les rois les reines comme on en fait plus. La splendeur, le luxe et l'éxagération délicieusement montrées tant par les grandes scènes officielles (nottament du début) que dans l'intimité des petits salon privés (la tirade devant la glace ou alors la discution avec la reine dans sa chambre).
Alors on a tout ici il me semble. Une histoire Shakespearienne à souhait avec la fin qu'on lui connait. L'ambiance rendue par les décors prenants. Des acteurs qi campent leurs roles à la perfection. Et voilà hop on a un très bon film! Donc je vous le conseille si vous pouvez le voir. Et je me répète ne serais-ce que pour Kenneth Branagh ça vaut vraiment le coup!
13-08-04
Marathon DVD ...
Je ne vous ferais pas un résumé de toute la journée du marathon qui fut en gros : arrivée chez Maaya tout va bien partout le monde est beau film bonbons, louage de films, arrivée de Steph' chez Maaya, mangeage (chinois, sushi, glaces), film, film, film entracte à la rehcerche des étoiles filantes, film film .... et au petti matin un peu de zappage et Pataes et Dragons qu'il FAUT voir sur france 3)
Voici donc un tit résumé avec mon avis sur les films que l'on a vu :
Memento Mori. Film coréen tout à fait bon. Une jeune lycéenne trouve par hasard le journal intime tenu par un couple dans le même lycée pour filles qu'elle. Parce journal (trop beau je veux faire le même) elle va apprendre leur histoire que l'on suivra à travers les flashbacks et le présent en simultané. Mais l'histoie change de cap car après le suicide d'une des filles du couple c'est par ce journal quelle sera hantée puis petit à petit tout le lycée... Pas terrifiant, un film qui met en place tout une ambiance chaleurese pour mieux la détruire par petites touches subtiles et finir au fin fond de la panique humaine.
Dardevil. Le film de super-héro qui tranche avec tous les autres. Les classiques (superman), les géniaux (X-men 2), les drôles (mistery men), les ténébreux (batman) devront composer à présent avec le très risible Daredevil. oui c'est risible. Pas assez kitch pour être drôle mais juste assez pour casser l'ambiance. L'histoire est courte et tout à fait plate et prévisible (sauf le tout dernier élément qui permet d'annoncer le tome 2). On se moque et on admire le fabuleux lancé de trombone de "Bull eye" rien du plus... dommage ça aurait pu être bien, j'adore les cornes de Daredevil... non, je rigole!
Lost in la Mancha. Peut-être celui que j'ai préféré alors que c'est pas un vrai film. Quand Terry Giliam (Brazil, Le Baron de Munchausen, l'armée des douzes singes, le sacré Graal ...) décide de monter à l'écran le fameux Don Quichotte, la malédiction qui frappa jadis un premier essai reprend du service. De ratages en ratages, de contretemps en contretemps.... entre les acteurs introuvables, le manque de coordination, le manque de budjet, un studio pourri et les tournages folkloriques (faut le voir pour le croire! premier jour : passage d'avions de chasse en raze-motte. deuxième jour : pluie torentielle. troisième jour : brouillard opaque...). Finalement c'est Jean Rochefort qui clos le tout en tombant gravement malade. Le film aurait été génial pourtant. Un réalisateur génial un casting d'enfer (rien que Jean Rochefort c'est un bon casting mais y'avait aussi Mister Depp et Mlle Paradis ... encore que elle je la connais pas trop). Lost in la Mancha est le manking-of de ce film qui ne verra surement jamais le jour( la companie qui avait assuré le film a rafflé tous les droits et refuse de les revendre à Giliam qui cherche à récidiver). Si vous pouvez le voir faites-le car ça vaut le coup, en plus c'est super drôle!
Lost in Translation. Un acteur (Bill Murray) part au Japon tourner une campagne de pub. Il ne parle pas le japonais et est perdu (la scène de tournage de la pub est trop forte avec la traductrice à la con" vous prenez verre et tournez droite mais ... plus intensément"). Il rencontre une jeune femme dans son hotel tout aussi perdue et délaissée par son mari. Une amitié (voire plus) se crée et on la suivra pas à pas. Une sorte de comédie romantique très bien ficelée et parfois tordante de rire (avec le vieux de l'hopital "aaaaaaahhhhhhh so")
The Mummy. Qui date des années trouze avant la l'ère de la couleur au cinéma. Je suis pas trop branché noir et blanc en général mais là ça vaut vraiment le coup. Le regarde Boris Karloff en Imhotep vaut le détour à lui tout seul. Un très bon film qui par rapport à nos super productions actuelles passe pour du "fait maison" et c'est tant mieux! Comme ça ça nous aère un peu! On voit aussi que rien n'a été inventé du tout dans la reprise au ciné par une superproduction. Un très bon choix de Maaya!
Identity. Ils sont 10. Ils sont coincés dans un vieux Motel pourri à cause d'un temps pourri.Ce sera le massacre. C 'est un retour en arrière et on sait par le début (dans le présent) qu'il y a eu un quadruple meurtre. On n'est pas déçu, les têtes tombent (au sens figuré ET propre). Mais on dépasse le quota. On cherche à trouver le tueur dont le début a caché l'identité (^^). Mais les pistes se font et se brouillent et quand enfin on connait son visage par un retour au présent on est encore plus perdu. Le mystère reste donc bien gardé avec sa clef. Et même après l'explication il reste du rebondissement. Je partais avec des a priori et finalement c'est super intéressant. Un jeu de cache-cache entre scénariste et spectateur (chapeau à ceux qui otn trouvé l'identity!)
Zatoïchi. Vous avez déjà eu droit à ma critique complète juste ici.
Les aventures du baron de Munchausen. Un "vieux" film de Terry Giliam que j'ai toujours bien aimé même si j'ai appris dans Lost in la Mancha qu'il s'agit d'un rattage monumental. Je pique le résumé de ma boite de dividi. "Extravagant, hâbleur, héroïque, mythomane, tel est le Baron de Munchausen! Dans l'Eurpe en ébullition voici les milles aventures qu'il a vécues -ou imaginées- pour son auditoire ravi. Uniforme écarlate, tricorne empanaché, l'invulnérable Baron traverse les batailles, les révolutions, chevauchant son destrier ou un boulet de canon, affrontant les turcs comme le roi de la Lune ou la Mort en personne". Un bon, très bon film. Entre légende et réalité, entre humour et drame. Une sorte de fable en carton-pate qui diverti vraiment!
Un seul point négatif, sas rapport avec le film. Les deux roles principaux sont tenus pas John Neville (le baron) et Sarah Polley (la jeune Sally. On la retrouvera beaucoup plus tard dans eXistenZ) mais on voit apparaitre sur l'affiche "John Neville, Uma Thurman (en Vénus), Eric Iddle (en Berthold)" mais pas Sarah Polley qui avait un rôle bien plus grand! Une honte!!!!!
28-07-04
La Pierre de Tu-Hadj...
J'ai enfin fini aujourd'hui les quelques pages qui me restaient de ce livre. J'ai eu du mal car j'ai lu pas mal de trucs en parallèle dont "le manuel du savoir vivre à l'usage des rustres et des malpolis"

Un livre de Alexandre Malagoli, édité chez Mnémos (l'éditeur qui coute cheeeeeeer donc vive Gibert Jeune et ses occasions!)
L'histoire ne peut pas être racontée. C'est trop long, avec tout ces rebondissements... tenter de raconter serait spoiler...
Comme je viens de finir je vous livre tou de suite ma dernière impression : "Mon Dieu, que ça se finit vite". J'avoue que je suis du genre à raler presque à chaque fois à cause d'une fin qui m'a l'air un peu "vite expédiée" (comme par exemple dans "La Malerune" si certains ont lu). Mais bon, c'est de l'héroïque fantasy classique. Ce qui compte ce n'est pas la fin, c'est les péripéties. Dans "Le Seigneur des Anneaux" (attention, fin spoilée) l'important n'est pas que les petits aux pieds poilus détruisent le mal et l'anneau. Ce qui est important et passionnant c'est tout le cheminement.... pas la fin qui est quand même un peu prévue (triomphe du Bien toussa toussa). Et ici c'est quand même pas fabuleux et LE chef d'oeuvre du siècle. Donc ce qui compte c'est l'histoire et les aventures.
Les personnages sont variés et attanchants donc ils aident à se prendre à l'histoire, ce qu n'est peut-etre pas facile à tout moment. Le style d'écriture m'a semblé un peu "étrange" mais pas génant au fond. Des parties sont très délayées et d'autres condensées à l'extrème. Mais en fait c'est un avantage, on n'a pas une progression monotone de l'histoire et on ne s'ennuie jamais réellement entre le début (très intéressant avec le parallèle entre Wilf et Lucas!) et la fin au fond trop attendue (avec Fir Dukein).
J'ai trouvé ausis intéressant de réussir à garder le récit sur plusieurs plans. Il y a par exmple toujours LA menace la plus présente et la plus pressante qui occupe tout le monde pour le moment mais on garde toujours en toile de fond les autres périls. On arrive a suivre plusieurs personnages séparés à la fois sans avoir à se prendre la tête (du genre "tiens, il existe encore lui?"). Alors on a une sorte de "diversité" qui sauve un peu l'aspect trop classique de l'histoire et du reste...
Donc en résumé c'est un livre "bon-mais-sans-plus" qui reste un bon divertissement sans être la référence en la matière. Pour ceux qui ne lisent pas de fantasy ce n'est pas ce que j'ai lu de mieux si vous voulez essayer. Pour ceux qui en lisent déjà de toutes façons ça se lit vite alors même si globalement ça a l'air assez "banal" c'est un bon moment de détente!
17-07-04
De sabre, de dés et de claquettes...
J’avais vu Dolls au cinéma. Je sais pas si vous l’avez vu mais j’avais beaucoup aimé (un critique à venir?)n et ça m’avait laissé une bonne impression de Takeshi Kitano. Mais j’avais raté Zatoïchi au cinéma lors de sa sortie, je l’ai raté au Mercury (cinéma de Nice qui passe les films 10 ans après leurs sorties), je l’avais raté lorsque mon frère l’a regardé après avoir acheté le dividi. Enfin, j’ai réussi à le voir!
De quoi est-il question? Le Japon du 19° siècle. Un gang règne sur tout un village et extorquent les paysans. La routine est troublée par plusieurs arrivées en ville. Celle de deux sœurs geishas en quête de vengeance depuis une dizaine d’année contre les mystérieux « koutchinawas ». Puis celle de Zatoïchi qui sous son habit de masseur aveugle est en fait un redoutable combattant au sabre. Sa rencontre avec les sœurs va lui faire endosser le rôle de justicier face aux meurtriers. L’honneur sera lavé par le sang et chacun tentera de survivre dans ce climat pour le moins « tendu ».
Un film qui m’a beaucoup plus en fait. Le scénario est bien servi par les flash-back qui donnent une grande profondeurs aux personnages. C’est simple, il y a de tout dans ce film.
De l’action bien sûr avec des scènes de combat au sabre. De l’humour mais pas forcément un humour de base qui ponctue souvent les films d'action. Un humour fin présent par petites touches. Une réplique au double sens très fin, un personnage presque bouffon (si, le neveu est à la limite de la bouffonnerie parfois) ou carrément surréaliste (l'apprenti samouraï qui passe sa vie à courir en hurlant), une attitude imprévue chez un personnage ou encore (humour très subtil) un sabre planté au plafond qui retombe pile dans une tête (ahahahahah, j'exagère quand même). Cela n’éclipse heureusement pas l’aspect « dramatique » du film et de personnages plus ou moins torturés.
Mais peut-être ce qui est le mieux rendu c’est la cohabitaion de deux facettes de Zatoïchi. Il est LE justicier. On voit ça avec sa maîtrise du sabre, sa sagacité… Mais il est aussi un peu l’anti-gentil. Ici point de superman qui mettrait Lex Luthor en prison. Que nenni! Zatoïchi est le bon, mais il est impitoyable. Y'a qu'à voir comment il puni certaines choses "banales". Et ça donne un personnage qui garde à la fois sa dimension "mystique" du Héros imbattable et merveilleusement altruiste tout en ayant une dimension humaine et excessive, sans merci.
Et le tout est souligné par ce que je ne peux qualifier autrement qu’une dimension kitch dans tout le film. Les effets sanglants, les blessures affreuses ... (mais si c'est kitch voyons! pour moi à ce niveau là c'est un léger décalage du réel vers la fiction ou légende. ça apporte un coté légende à Zatoïchi que l'on pourrait perdre si 'était pris avec une dose massive de réalisme et de sérieux) ou encore les cheveux blonds du masseur. Je trouve que plein de petits éléments apportent un coté "décalé" au tout et en fait il y a une sorte de crédibilité (enfin selon moi quoi...) du film qui sait qu'il exagère et l'assume très bien. Y'a qu'à voir la scèe de claquettes à la fin!
En gros, si vous avez l'occasion de le voir, allez-y de ma part! ;-)
25-06-04
L'immeuble d'en face...
Obéissant srcupuleusement à un conseil qui m'a été donné, je fais uen chtit critique en express'

L'immeuble d'en face, BD de Vanyda (la copine d'une amie de l'ex-mari de cousin de la voisine du premier concierge de l'arrière grand tante (par alliance) du fils de l'amie d'une connaissance à une amie de Maaya... c'est fou non? En plus c'est vrai!) éditée chez "la boite à bulles" est (désolé de casser le suspens) un bijou!
166 pages géniales sans aucun défaut notable (et pourtant je l'ai déjà lue deux fois, faut bien s'occuper)
Premier constat : un immeuble. Trois étages. 6 voisins. Des histoires. Le cadre pourrait sembler restreint (par rapport à des Chroniques de la lune noire et autres lanfeust des étoiles) et pourtant il est parfait. Des histoires, normales. Des histoires, nombreuses. Des histoires, géniales. On va de la simple tasse de thé à l'accouchement en passant par toutes les nuances de la vie courante. Une partie du charme vient de cela à mon avis, tout est dans la complexité de la simplicité (mdr).
Et cette diversité se retrouve chez les personnages. Chacun constitue une réussite. Une personnalité, un caractère, un ... "rôle" (le mot n'est pas le bon mais je toruve pas, j'éditerais plus tard) bien trempés et attachant... même pour les semi-acariätres. Il y a dans ces 6 bouts d'humanité la totalité de l'humanité. Alors tout est possible... il semble même que tout se produise... seule la limite des 166 pages dément cela!
Le style graphique quand à lui est tout à fait génial. De la BD mais qui tire un peu sur le manga par certains aspects (sisi, regardez bien!). Un noir et blanc qui se prète surement mieux à la couleur pour cette BD et qui est absolument trop bon, sans que je sois spécialement parti-pris pour cela à la base.
Il y a aussi une certaine diversité dans les "mises en page" et "mise en cases" de ces histoires. Cela va du simple strip de trois cases à plusieurs pages pour ces petits bouts de vie. Et je trouve aussi très sympa et original d'avoir par exmple certains passages au format "paysage" car ça apporte une dimension différente à ce qui nous est montré et ça montre encore bien comment c'est varié là dedans!!! (ça faisait qques lignes que je parlais bien alors je finis ma phrase comme une cake! mdr)
Certaines histoires sont mises en parallèle par exmple avec des strips empilés comem les étages de l'immeuble, ou des alternances. Je sais, ça n'a l'air de rien mais ça apporte une certaine "cohérence" ou "simultanéité" à l'ensemble avec toujours une note d'originalité par rapport à des trucs plus traditionnels. C'est surement une des premières marques de la qualité de "mise en case" (expression copyright shushu) des histoires par l'auteur. Mais y'a pas que ça! Ce qui est montré est bien montré. Ce qui est dit est bien dit. Ce qui n'est ni montré ni dit est très bien suggéré... en gros de ce coté là aucun problème!
Enfin, mention spéciale pour le livre en lui même. Il est petit (plus que le format "normal" des BD) et en fait parfait, et surtout bien exploité, mêem les blancs laissés sont bien placés on pourrait dire! Et puis je préfère les couvertures "sablées" (ça se dit?) aux convertures brillantes habituelles.
Mais au fait, ça a l'air de quoi? Aller, je vous en met un bout :
Alors si vous avez l'occasion de le lire ne vous génez pas, ce n'est pas une perte de temps! Si y'a des amateurs je prète mon exemplaire! ^^
08-05-04
Van Helsing....
Puisque je l'ai promise, voici ma traditionnelle critique express' !
Alors, beaucoup de choses à dire. Déjà, je partais avec un a priori assez négatif donc mo avis n'était pas impartial. Déjà, niveau scénario. J'avoue que le scénario n'est pas si mal que ça. Ni vraiment linéraire, ni vraiment tortueux. Peut-être un poil bancal par endroits mais sinon rien de bien méchant. Pour les images. Beaucoup d'effets spéciaux... trop peut-être. Mais au moins on n'a pas à se plaindre de leur qualité. Que du très bon. Même les transformations des vampiresses sont cool et pourtant ça semble pas évident de les faire passer en 2 secondes d'un habit de bohémienne (un peu étrange comme style...) à un corps nu blanc et tout zarbe. Sauf, si je voulais pinailler.... bon, je pinaille. A un moment, il y a une incrustation de fond qui est à mon sens très mal faite car on... enfin "je" ... n'y croit pas du tout. C'est trop flagrant alors que ça devrait être un truc très maitrisé niveau effet spécial puisque depuis "Gone with the wind" ("Autant emporte le vent") on se sert de telles techniques. Après, que dire de plus.... les décors sont très bons, immersifs pour l'action et très fouillés donc pas de défaut de ce côté là. Seul gros reproche pour moi? Très simple, l'accumulation de clichés du cinéma. En voici une petite liste inspirée de la liste des clichés des RPG.
La puissance de Tarzan : Je ne sais pas combien de fois ils jouent à Tarzan en se balançant mais à chaque fois ils retombent pile au bon endroit au moment où il faut.
Le héro indestructible : c'est une fiction, heuresement. Quelle que soit la hauteur de chute ou la violence avec laquelle l'héroïne se fracasse contre le mur, ils se rétablissent sans une égratignure.
La princesse Bimbo : comme tout son peuple elle habite dans un village de bouseux en haute montagne. Mais de tout son peuple elle est la seule assez jolie et bien habillée. Elle fait un peu "tache" au milieu des paysans....
Le gluant est vert : Pourquoi quand c'est gluant c'est forcément vert? Moi, du sang de loup-garou ou de vampire qui exploqe j'aurais plutot vu ça rouge...
Les cocons : vous voyez les cocons d'Alien? Ben les même mais accrochés au plafond. Avec les mêmes effets de surprise que dans Alien.... ça prend plus!
Enfin y'en a plein d'autres que je ne pourrais vous donner sans spoiler un peu l'histoire. Mais bon, au moins la fin surprend un peu, un élément détonne avec les clichés que l'on serait en droit d'attendre.
En résumé : comme l'a dit Maaya, un bon divertissement. Quand même inférieur à La Momie mais ça se laisse regarder. Le plus gros "hic"? Payer 9 euros la scéance pour un film qui est bon sans toutefois casser trois pattes à un canard.
26-04-04
Les Chroniques des Crépusculaires
J'ai fini hier soir vers 2h du mat' (le paradoxe avec mes parents est là : je dois me coucher tôt mais une fois au lit je peux veiller tant que je veux) ce livre de Mathieu Gaborit.
Je ferais bien une petite critique express' mais j'ai peur de spoiler un peu et si des gens sont en train de le lire ou ont envie de le lire ça ne serait pas cool.
Toujours est-il que j'ai adoré. Enfin, j'ai l'impression que j'ai tendance à adoré tous les livres que je lis moi... Encore que non, c'est faux puisque y'en a même un que j'ai tant détesté que je ne l'ai pas fini, c'était Les Jeux étranges du Soleil et de la Lune. Celui-ci je vous le déconseille avec ferveur!!! Mais revenons aux "Chroniques". Ben ça m'a plu disais-je. Pourquoi? Ben l'histoire se tient, elle ne dévoile pas tout ce qu'elle a à dévoiler trop vite. Il y a des surprises mais si elles sont trop grosses on arrive quand même à les anticiper... "Mais de quoi ça parle blaireau?"
Ah oui, désolé.... A la mort du baron de Rochronde, son fils, Agone, refuse sa succession pour devenir itinérant. Mais il doit accepter une dernière volonté de son père, celle de passer 6 jours au collège mystérieux du Souffre-jour. Il découvrira non seulement pourquoi son père l'y destinait afin de le ramener dans les traces de son héritage. Mais aussi, il découvrira que de grandes puissances sont à l'oeuvre qui ont déjà tracé sa destiné et un héritage hors du commun (art du combat,arts magiques mais bien plus encore...) qu'il devra assumer pour protéger un monde qui se meurt face aux intrigues et aux guerres.
Oulà..... je suis lyrique aujourd'hui! J'imagine que ce n'ets pas très clair... ^^' Ben disons que c'est voulu, si ça vous a intrigué vous aurez peut-être envie de le lire! Vous me direz ce que vous en avez pensé, et idem si vous l'ave déjà lu!
Moi j'ai trouvé la fin un peu courte t abrupte mais c'est comme ça dans 90% des cas, il parait que les fins courtes c'est mieux que les longues donc je me plie aux loies des préférences mais bon ... Mathieu, une dizaine de pages en plus pour le devenir des gens ça t'aurai cassé ta plume? Enfin, ça n'entache heureusement en rien tout le livre : un régal!