24-08-05
Critique express' spaciale...
Bon, je l'ai vu deux fois en deux jours, à pile poil 24h d'intervalle (voir ici pour plus d'explications) avec des gens différents, dans deux contextes différents et deux humeurs très différentes. Donc je crois pouvoir faire une critique express' de H2G2, le guide du voyageur galactique.
Petite précision (parce que je le savais pas donc je le dis, je crane) les initiales ne sont pas celles de "guide du voyageur galactique" mais bien de The Hitchhiker's Guide to the Galaxy.
L'histoire en deux mots :
Un jour, Arthur (plus-british-que-moi-tu-meurs) apprend que sa maison va être rasée. Mais ceci n'est rien puisque peu après son meilleur ami lui apprend que la Terre va être rasée. Il le sait parce qu'il n'est pas terrien en fait et fort bien équipé. Armée de sa bague d'autostoppeur et de son guide du voyageur galactique, il "lève le pouce" et tout deux se retrouvent à bord d'un vaisseau. Entre vogons poètes, président galactiquetimbré, robot maniaco-dépressif et vaisseau spacial à improbabilité multiple c'est pour Arthur et ses amis un voyae galactique vers la réponse à LA grande question du sens de la vie et tou le tralala.
Visuellement parlant :
Bah pour ce qui est des effets de synthèse je pense qu'on ne sattend pas à ce qu'un film de cette taille (budgétaire et spaciale) ait des effetes de merde et c'est vrai : ils sont très beaux. Je suis cependant plus fana des costumes d'extraterrestres en tout genre qui rappellent le bon vieux temps de Star Wars où tout n'était que figurant et latex. C'est joli, seule la planète des fondus du nez est un peu décevante mais sinon tout est joli, et tout colle, pas de raccord mal fait, merci les gars!
Scénaristiquement parlant :
Mouais, ça ne casse pas des briques. J'avoue que le dernier quart d'heure est très moyen et vient un peu tout faire chier mais ça passe quand même. Les situations dans l'ensemble sont bien ammenées et jusqu'à ce début de fin zarby (ouais, j'cause le verlan frère) c'est bien mené. Vous l'aurez compris, ce n'est quand même pas le point fort du film.
Humoristiquement parlant :
En parlant de point fort. Bon, comment décrire cet humour qui est quand même omniprésent? Assez "british" quand même, mais surtout à mon avis "débile". Pas parce qu'il est nul, mais parce que le comique provient de débilités sans nom et sans limite. Franchement, on aime ou on aime pas, à mon avis c'est quit ou double sur ce point là. Moi j'adore. Entre allusions, dérision, burelesque... y'en a partout et tou le temps. On va de la petite connerie au gros gag bien télégraphié. Le summum etant à mon sens les incursions de la voix off du fameux guide pour nous renseigner sur tout les points importants de la galaxie (ça va de la poésie vogon aux pensées d'un pot de pétunias en passant par la création de l'univers) dans un ton tout c qu'il y a de plus ridicule, dérisoire et exagéré : du très bon.
Globalement parlant :
La film est bon, juste bon parce que malgré toute la drolerie stupide (la plus savoureuse qui soit) qui s'en dégage, il ya tout de même des moments faibles et en particulier cette fin que je n'ais pas tout à fait digéré (mais deux fois passent mieux qu'une, peut etre encore une fois et j'adorerais). Je regrette que la guide ne soit pas plus présent, il est vraiment ce qu'il y a de mieux dans ce film à mon sens.
Alors, amateurs d'humour pas très fut fut mais diablement efficace, ce film est pour vous. Les autres si vous haïssez la SF vous allez vous faire chier, sinon vous passerez quand même un bon moment!
20-07-05
Charlie and the Chocolate Factory...
Comme je l'ais vu hier, une critique express' s'ympose! Je l'aurais bien faite en rentrant directement mais y'a des gens qui bossent alors fallait prendre votre mal en patience, on se demande de quel mal en patience on parle puisque vous ne saviez pas que je l'avais vu, ni même que j'allais en faire la critique express'! Donc, je disais...
Charlie and the Chocolate Factory (vsisionnage en VO oblige)
Whaaa, toutes ces belles affiches, ma préférée est bien sûr la première!
Que dire, que dire? D'un point de vue totalement subjectif : c'est génial! J'ai A-DO-RE! Mais, faisons les choses en ordre et dans les règles de l'art!
L'histoire (pour ceux qui habitent une grotte) : Willy Wonka est le plus grand chocolatier du monde. Depuis son usine anglaise (la plus grande du monde entier) il domine le monde des confiseries. Mais ce géni (il a entre autre créé une glace qui ne fond jamais) est entouré de mystère : nul n'est jamais rentré dans son usine depuis des dizaines d'années et pourtant tous les matins ses camions partent livrer les magasins du monde entier. Un jour, il convie par affiches les enfants du monde entier à un grand jeu : les 5 enfants qui trouveront les tickets d'or cachés dans les tablettes de chocolat gagneront le droit de visiter son usine et, pour l'un d'eux, un prix spécial, au delàs de tous les rêves! Charlie, pauvre d'argent mais riche d'affection va avoir la chance de vivre la plus folle aventure pour enfants de tous les temps!
La musique : Superbe! C'était presque trop couru d'avance avec monsieur l'homme elf (oui c'est facile pour Dany Elfman mais bon...). Comment dire... ça faisait longtemps que je n'avais pas apprécié une BO comme ça (je la veux!). Collée à l'ambiance quand il le faut, qui donne l'ambiance le reste du temps... juste le rôle d'une BO! ^^ Et puis y'a toujours un petti coté "bondissant" qui va vraimnt bien avec l'aspect rose bonbon de l'univers! Juste un mot sur les chansons que certains personnes ont critiqué ("ça sert à rien", "c'est du n'importe quoi", "ça coupe le rythme du film" ... sisi, des fous m'ont dit ça!). Hé bien je trouve au contraire ces chansons géniales. Les paroles sont drôles à souhait, mais moins que les chorégraphies, qui font de ces moments certains des plus drôles du film. Et puis, ça ressemble à des entractes, comme si c'était un films qui se déroulait dans la chocolaterie, pas la réalité... encore plus décalé que tout le reste, j'adore!
Le visuel : Sacrebleu! C'est éblouissant ... dans tous les sens du terme! On peut retrouver toute la noirceur des premiers jours de ce chêêêêêêr Burton (que ce soit la ville ou la maison de Charlie ou encore l'extérieur de l'usine). Mais, dès que l'on franchit les portes de l'usine, quel flash! C'est parfois le mauvais gout qui le dispute au criard (qui a dit "du rose partout", "du flashy pour tout le monde"). C'est totalement surréaliste tant c'est chargé (même quand c'est tout blanc ça fait chargé, j'y peux rien!)... et c'est ça qui est bon! On voit bien que c'est un autre monde qui s'ouvre pour nos aventuriers d'un jour : celui de Willy qu'i n'obéit pas aux loies du réel, mais à celle de la fantasy du maitre des lieux (whaou, avec des phrases comme ça je me fais presque peur). C'est sacrément trop, mais c'est ça qui est sacrément bon! A passage : rien à redire sur les trucages ou les effets spéciaux!
Les personnages : y'a pas à tortille : ils sont tous super. Les enfants sont de vivantes incarnations de défauts enfantins et c'est ce qu'on leur demande! Les parents sont exactement ce qu'il fallait pour aller à coté, bref rien à redire! Les Oompa-Loompas font bizzare au début avec tous la même tête mais au final ça passe. Tout ça pour en arriver à LE personnage : Willy Wonka. Je ne dirais presque rien car ce ne serait pas lui rendre justice. Il fallait Jhonny Depp pour ce personnage et il en a fait un monument selon moi! Dans les expressions, le comportement, la voix... enfin voilà quoi! Le tout habillé à la pointe de l'extravagant : on obtient LE personnage ciné de l'année, des deux ans et peut-etre du siècle!
Pour conclure : Je comprends que ça ne plaise pas à certains, en plus c'est leur droit donc ils ont raison d'en profiter! Par contre, je conspue tous ceux qui disent "beurk, ceci n'est pas du Tim Burton, il est tombé bien bas toussa toussa". Parce que ce chêêêêêêêr Tim est loin d'etre tombé bien bas. Il a au contraire su prouver qu'il n'est en rien prisonnier de l'image que certains se font de lui et de ses films. Toujours aussi bien entouré (comprendre Mr Depp and Mister Elfman) je ne me faisait pas de souci et j'avais raison. Nous avons là un film surréaliste au possible qui réussit à nous charmer de bout en bout car en entrant dans l'usine on quitte le monde des humains pour pénétrer dans le sanctuaire de Willy Wonka : on sort de la planète Terre. Mais ne pensez pas que ce film est lavé de toute noirceur : le chatiment des perdants et le comportement de Willy peuvent être plus obscurs que toute la noirceur visuelle!
En gros : allez le voir!
30-06-05
Remontons le temps...
Hier, je me suis fait un petit visionnage avec mon brother d'une VHS à la qualité presque affreuse mais dont le film, lui, n'a pas pris une ride. Je vous emmène pour ma critique express' de "les aventures de Zack et Crysta" aka "Ferngully, the last rainforest" (là je salue les traducteurs pour leur traduction de titre hors du commun!)
Sorti en 1992, alors que nous n'étions (enfin pour les gens qui ont mon âge ^^) que des petites crevettes assoiffées d'aventure, de Nutella, de dessins animés et que nous ne pensions pas que plusieurs années après nous serions à l'ère d'internet et du progès technologique.
Voici une rapide fiche technique :
Origine : Australie
Réalisateur : Bill Kroyer
Durée : 76 minutes
Année de sortie : 1992
Mais de quoi s'agit-il au juste?
Tout commence dans la forêt tropicale de Ferngully. Là, les fées vivent en paix depuis des centaines d'années. A l'époque, le monstrueux Excus, force démoniaque de la destruction, s'était attaqué à la forêt aux fées et aux humains, leurs compagnons de toujours. Par miracle, Magie (la plus vieille et sage de toutes les fées) avait réussi à piéger l'esprit maléfique dans un arbre. Mais, il était trop tard et tous les humains avaient été rayées de la surface de la terre... ils ne vivent plus désormais que dans les contes d'humains!
Vous imaginez alors la surprise de Crysta (jeune apprentie de Magie) lorsqu'elle découvre par hasard que des humains sont dans la forêt. Lorsque l'un d'eux est en danger, elle n'a d'autre choix que le rétrécir pour le sauver. Zack, originellement venu pour travailler à la déforestation, se retrouve plongé au milieu des animaux, des fées et de la forêt sauvage. Entre broyuese à arbres, réveil d'Excus et mensonges pour ne pas blesser les habitants de la forêt, Jack réussira-t-il à retrouver sa taille tout en sauvant la nature?
Toute cette histoire est une sorte d'énorme plainte pour la sauvegarde de la nature sauvage et la lutte contre la déforestation. J'avoue que ça peut sembler ridicule (genre quand Crysta touche un arbre entaillé par Zack "écoute, tu sents comme il a mal?") et même pire encore par moments... mais c'est ce qui fait aussi le charme d'un côté! Tant pis pour ceux qui ont laissé de côté leur âme d'enfant, y'en aura plus pour les autres! Et puis ça fait un film "engagé", c'est déjà ça de pris!
Au niveau visuel, j'avoue que par moments ça paraît un peu désuet mais alors que c'est assez vieux y'a même une tite incursion 3D très jolie et admirablement bien intégrée au reste. Somme toute, c'est un dessin très classique. Ce que j'aime bien c'est un desing un peu "rétro", tant dans les costumes que les coiffures et tout et tout, un peu dépassé, un peu kitch ... génial!
Le tout est déservi par une bande sonore que j'adore. Une musique qui donne l'ambiance, le rythme à chaque moment important ou joli. Vraiment une très bonne bande originale je trouve. Bien au dessus en tout cas de tous les récents Walt Disney que j'ai pu voir (alors qu'avant ils savaient si bien y faire! snif, mon coeur saigne!). Avec des chanson aux paroles elles aussi un peu poussiéreuses, kitchs par moments et naïves... mais si cool en fait!!!!! Elles sont parmi les chansons qui m'ont le plus marqué dans l'histoire de mon cinéma (avec "magic dance" de Bowie dans Labyrinth)... snif, souvenirs souvenirs...
Enfin voilà, un dessin animé relativement inconnu et ce, très injustement je trouve. Alors que ceux qui ne l'ont pas encore vu se démerdent mais ils me le regarde vite fait, sinon ça va chier! Car tous les pouvoirs de la créations sont contenus dans chaque petite graine!
26-04-05
De clef, d'amour et de souvenirs...
Et hop, critique express' de Millénium Actress
C'est l'histoire de Genya Tachibana, qui se retrouve face au plus grand honneur de sa vie. Il part interviewer Chiyoko Fujiwara, ex-actrice légendaire du cinéma japonais. En fan absolu de l'actrice il se montre d'un humilité absolue face à celle qui, en l'espace d'un carrière fabuleuse, est devenue une légende cinématographique. Au début de l'interview, il rend à Chiyoko un objet qui lui a appartenu : une clef. Cette clef réveille chez l'actrice des souvenirs (ou peut-etre l'envie de les raconter) : ceux de cette clez, ceux de sa vie. Elle commence à raconter sa vie en détail depuis qu'elle est née dans les années 20. Jusqu'à sa rencontre avec un homme traqué qui lui fera don de cette clef. A ce stade du récit le présent rencontre le passé et Tachibana et son caméraman se retrouvent dans la scène, en train de filmer non pas la vieille actrice en train de raconter mais bien ses souvenirs. Il n s'agit que d'un mode de narration choisi par l'auteur mais c'est déroutant au début.
Puis on se prend (vite, très vite) au jeu. La carrière d'actrice commence et c'est tantot dans les films, tantot dans la vie de Chiyoko que vont se retrouver les reporters. Les scènes s'enchainent, les films, les époques, les personnages. Et Finalement Tachibana finira bien plus impliqué qu'un simple spectateur dans ces films revécus. Nous est conté l'histoire d'un amour qui survit aux décénies, aux déceptions et à l'absence, jusqu'à son dénouement final... Quelques retours au présent nous ancrent dans l'histoire du début sans empécher de se prendre vraiment à l'histoire de chiyoko.
Un élément qui m'a fappé pendant tout le film c'est que je me suis dit "j'aime bien cette musique" dès que l'ambiance sonore est audible. Que je sois frappé comme ça (j'en ai encore une bosse) par la musique est pas banal, vous pouvez me croire, même si je peux vraiment aprécier des BO! Donc niveau des oreilles, c'est du bon, du très bon!
Peut-être honte à moi mais pour ce qui est des dessin je n'ai pas masse de trucs à dire. Pas parce que c'est moche, loin de là! C'est du beau-mais-sans-plus je dirais. Parce que je n'ai rien trouvé de particulièrement fabuleux dans tout ça. Enfin voilà, c'est le moment super fort de ma critique car je n'ai vraiment pas grand chose à dire. Donc voici la recette du cake à la banane ... non, quand même pas! Y'a quand même un passage du film où les graphismes changent radicalement et j'ai assez aimé, même si au premier instant j'ai trouvé ça déroutant! Enfin voilà le visuel n'est pas le point fort (sauf par moments où c'est super zoli, des éclairs!) mais surtout pas un point faible!
Ce que j'ai préféré, et de loin donc, c'est la narration. Parce que le scénario est bon, j'ai adore même, mais si on y réfléchi bien assez classique genre "a la recherche de celui que j'aime". (attention, je vous voit venir, classique n'est pas synonime de "mauvais"!) . Mais le mode de narration donne toute la force au scénario, encore plus ici qu'ailleurs je trouve. Parce que les films reflètent à chaque fois un aspect de la vie de Chiyoko (puisque c'est a vie qui lui inspire sa foi dans ses rôles), plus où moins prononcé. A chaque fois dans une époque différente. Comme si la recherche de toute sa vie avait duré des sciècles. Comme si cette histoire n'était pas celle de Chiyoko, mais celle de toutes les malheureuses en amour. L'intégration des reporters donne d'abord une note déroutante puis humoristique pour changer complètement de dimension lorsque l'histoire de Tachibana rentre en scène. Son rôle récurrent dans les films en tant que protecteur prend alors toute sa dimension j'ai trouvé et renforce le parrallèle établi entre la vie de l'actrice et ses rôles.
J'en ai déjà dit beaucoup je trouve alors je vous laisserai savourer le film seul à présent, plus encore la fin. Car c'est une fin qui se savoure je trouve. Une fin où la note finale change et renforce toute l'histoire à la fois j'ai trouvé. Comment, à vous de voir!
C'est réellement un très bon film alors voyez-le!!!!!!!!!!!!!
08-04-05
D'enigmes, d'obscurité et de chrétienté...
Critique pas si express’ que ça de « Le Troisième Testament »
J’ai peut-être fait un peu long mais cette BD le mérite bien : un bijou à lire de toute urgence !
Fiche technique :
-Idée originale : Xavier Dorison
-Dessin et couleurs : Alex Alice
-Scénario : Xavier Dorison et Alex Alice
-Editeur : Glénat
-Tomes : 4 tomes, tous parus
I Marc ou le réveil du lion
II Matthieu ou le visage de l’ange
III Luc ou le souffle du taureau
IV Jean ou le jour du corbeau
-Spécial : Coffret quatre tomes, tome IV édition noir et blanc
L’histoire :
L’amorce de l’histoire : 1286. Le grand Inquisiteur Conrad de Marbourg, main de Dieu en Occident, est à son tour accusé d’hérésie. Son zèle à brûler les hérétiques est assimilé à la perversion de l’Enfer lorsqu’il tente de s’en prendre au très puissant comte de Sayn. Ses fidèles tentent de le sauver mais tout se termine dans les flammes purificatrices qui engloutissent l’église où se déroule le procès.
Tout reprend 20 ans plus tard. Le 27 Décembre 1306, dans le couvent de Veynes une crypte secrète est découverte par hasard. Mais plus les excavations vont en profondeur, plus il semble que ce ne soit pas la Providence mais le Malin qui œuvre en ces lieux. Finalement, la crypte livre son ultime secret : un reliquaire. Dans une salle à l’ambiance oppressante est découvert cet objet oppressant à la fois richement et affreusement ouvragé contenant d’anciens parchemins.
L’archevêque de Paris apprend l’affaire et ses premières terrifiantes conséquences. Avant que l’inquisition ne s’empare de l’affaire il décide de dépêcher un de ses anciens amis pour faire toute la lumière. Mais très vite tout va se préciser et on découvrira que de nombreuses forces de l’église et païennes convoitent ces précieux parchemins. Commence alors une course poursuite à travers l’ancien monde chrétien pour un reliquaire, pour des parchemins, des vérités et bien sûr, du pouvoir !
Attention, ne pensez pas que je vous en ai raconté beaucoup, surtout pas ! Cela sont les (au grand maximum) 18 premières pages du premier tome.
La suite est riche en rebondissements. On a vraiment une histoire très forte à tous points de vue je trouve. Tout d’abord parce qu’elle ne livre pas ses secrets, elle les distille. Tous les points importants seront éclaircis peu à peu ce qui laisse toujours une incertitude sur ce qui fonde tout cela. L’histoire s’enrichi petit à petit de nouvelles ramifications. Bref, tout est fait pour que l’on ait envie d’en savoir plus.
Tout ceci repose sur quelques personnages forts bien définis et bien cernés (même si chacun dissimule comme il se doit une part de secrets que l’histoire se devra de révéler… en temps utiles bien sûr !) qui donne une base solide à l’intrigue. Autour d’eux gravitent de nombreuses figures secondaires très variées qui permettent au choix une progression, une régression de l’histoire ou un apport d’informations complémentaires.
Le tout est servi par le contexte. L’ancien monde chrétien apparaît de façon très précise et documentée. Le scénario exploite de nombreux éléments historiques, que ce soit comme repère temporel ou, bien souvent, pour en donner l’interprétation qui n’est pas passé à la postérité. On ne se retrouve pas empêtré dans des noms d’ordres monastiques comme je l’avais cru au début et cela permet de ne pas s’y perdre… tout repose sur un minimum et les précisions nécessaires sont toujours très détaillées… ouf ! L’intrigue exploite aussi bien entendu des personnages historiques même s’ils ne sont jamais au centre de ce qui se passe, place à la fiction avant tout ! En fait, ce contexte m’a fait très pensé au film (je dois toujours commencer le livre depuis trente ans…) « Le nom de la rose ». D’ailleurs je trouve un air de famille entre Sean Connery et le héro.
Tout comme dans le film l’histoire conserve toujours une aura de mystère et d’obscurité. Comme si tout n’était jamais clair, qu’une ombre pesait en permanence sur les destins de nos héros du moment… Très bien servi par le dessin tout ça (cf plus bas). Par contre, à l’opposé du Nom de la rose, la BD
Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l’histoire : (ce paragraphe ne spoil pas l’histoire, il prolonge un peu l’amorce et mène jusqu’à la réelle intrigue. Mais si vous avez déjà envie de lire mieux vaut garder le plus de mystères possible !)
Le vieil ami à qui l’archevêque de Paris demandera de mener son enquête se révèlera n’être autre que Conrad de Marbourg. Celui-ci a vécu vingt ans dans le secret absolu après avoir échappé aux flammes par l’intervention de son ennemi : le comte de Sayn. Aidé par la fille adoptive de l’archevêque, Conrad découvrira que ce qu’ils cherchent sont les parchemins des carnets de route de Julius de Samarie. Il y a très longtemps, celui-ci s’était vu confié par Dieu le Troisième Testament, la parole de Dieu dans sa plus parfaite pureté. Les carnets sont donc la clef vers le pouvoir suprême : celui de la création.
Mais ils ne sont pas seuls sur la piste du Troisième testament. L’inquisition mène son enquête aussi vite que possible pour tenter de devancer une mystérieuse horde que rien ne semble pouvoir arrêter. En marge de ces deux puissances d’autres s’agitent pour des raisons qui demeureront longtemps obscures. Le chapitre occulte de l’église (ses espions) se renseigne pour le compte de Steiner tandis que les templiers semblent en savoir plus long qu’ils n’en disent et être bien plus que de simples obstacles aux ambitions de pouvoir.
Le dessin :
Première impression : NYAAAAAAAH C’EST BEAU !!!!
La première impression est souvent la bonne on dit : confirmé ! Le dessin en lui-même est absolument superbe (peut-être devrais-je dire « absolument à mon goût » mais faut vraiment être difficile pour trouver à redire !) à tous points de vue ! Le dessin est donc beau de bout en bout et pour tout ce qui peut être représenté ici. Que ce soient les gros plans, les attitudes des personnages, les mouvements, les statiques, les paysages, les foules, les bâtiments… que sais-je d’autre ? Le trait est précis dans tout les cas et n’épargne aucun détail. D’ailleurs cela est utile à l’histoire puisque parfois c’est le détail qui est en fait l’élément important d’une scène (mais inutile de chercher, ce détail est à chaque fois bien trop un détail ^^), le genre de détail qui fait revenir en arrière en cours de lecture pour revoir l’image et dire « Mais oui ! C’est pourtant évident quand on sait ! ».
La mise en couleur n’a aucun défaut qui me vienne à l’esprit (peut-être par moment les taches de rousseur d’Elisabeth mais c’est mon propre avis et là c’est pinailler !). Ce que j’ai bien aimé c’est que les tons sont constants pour toute l’histoire, même lorsque les situations changent. Cela donne, je trouve, une consistance au récit... enfin je n’arrive pas à m’exprimer sur ce point. C’est comme la trame de fond de la mise en couleur si l’on veut. Ce qui n’empêche pas des variations pour chaque situation (j’adore les bleus de la scène de la bibliothèque ou les roses du crépuscule). Comme pour l’intrigue on a une unité avec quand même beaucoup de diversité … I’m Lovin’ it ! (Mc Do quand tu nous tiens… n’importe quoi moi !)
Pour ce qui est de l’obscurité générale elle est parfaite. Ajustée à la fois aux lieux, aux temps et aux circonstances, elle donne du relief à tout ça en renforçant le désespéré d’une situation, la vilénie d’un individu, etc. … On va me rétorquer que c’est du classique et même le minimum syndical pour qui veut une ambiance générale sombre. Vous avez raison mais là c’est vraiment très réussi (par exemple incomparable aux « Démons d’Alexia » qui sont pourtant visuellement très beaux et sombres). Le petit « plus » c’est que la couleur souligne cette obscurité, qu’il s’agisse d’une éclaboussure de sang ou d’une torche très lumineuse !
Enfin, les mises en page et en cases (le terme technique m’échappe, désolé) sont variées et surtout pas innocentes. Elles sont mises au service de la situation et en particulier des paysages ou des mouvements. J’ai trouvé qu’elles étaient en fait de mieux en mieux au fur et à mesure des tomes…
L’édition :
Sur l’édition je n’ai presque rien à dire. Pas parce que ce n’est pas important : au contraire ! Mais bon, c’est Glénat et je les voyais mal commettre une faute de goût terrible ou quelque problème que ce soit dans l’édition, ils sont rodés pour ce que j’en sais. En tout cas les tomes sont très beaux (première deuxième, troisième et quatrième de couverture sans exception) et c’est l’essentiel de ce qu’on leur demande (on est dans un format BD classique sans rien de particulier à dire).
Un sans faute de ce côté-là !
Spécial :
Les quatre tomes normaux sont disponibles dans un coffret unique. Pour avoir acheté chaque tome à sa sortie je n’ai pas ce joli objet… ah dommage ! En lui-même j’avoue qu’il n’apporte pas grand-chose. Je dois vérifier mais je pense qu’il n’y a pas de trucs en plus dans ce coffret que dans les tomes individuels. Mais bon, il est super joli (et j’avoue que je suis un peu un fan des coffrets et tout ce genre de trucs) alors pour ceux qui veulent les acheter tous c’est une bonne (très) bonne option… ou alors un joli cadeau ! ^_° En tout cas il rempli bien son rôle de coffret : il est très beau et contient fort bien ses chers tomes (ce qui est, rappelons-le, le rôle premier d’un coffret).
Le tome IV existe en édition spéciale comme il en sort pas mal en ce moment. Couverture différente avec en plus une jaquette très sobre et sombre qui correspond tout à fait à l’esprit de la BD. En tout cas du dehors c’est très beau. Pour ce qui est du dedans : papier plus fort pour les planches originales non colorisées. Après c’est question de goût. Ceux qui aiment le noir et blanc seront ravis, de même que ceux qui trouvent que le noir et blanc permet mieux d’apprécier le dessin de l’artiste (oui, on peut franchement parler d’artiste !). Pour ceux qui sont réfractaires au noir et blanc c’est dommage pour eux, moi je trouve ça au moins aussi joli qu’en couleur. On a en plus de ça une dizaine de pages de croquis et essais en tous genres (personnages, paysages, vêtements…). On m’a dit l’autre fois « mais ça sert à rien ». J’en conviens mais j’aime assez alors après c’est à l’appréciation de chacun. En tout cas je n’ai rien à redire sur cette édition, du joli, un peu d’inédit : un sans faute que l’on aurait peut-être aimé plus chargé en croquis ou autre…
Finalement :
Une BD qui vaut vraiment la peine d’être lue. D’ailleurs le fait de la lire n’est en rien une peine ! Aussi plaisante à regarder qu’à lire, c’est un vrai régal. Sans conteste une de celles que j’ai préférées parmi tout ce que j’ai pu lire (et peut-être la première si certaines autres ne bénéficiaient pas d’une valeur sentimentale qui joue en leur faveur !). J’allais le conseiller à ceux qui ont aimé tel ou tel film, telle ou telle BD… cela n’a pas d’intérêt, je le conseil simplement à tout le monde sans distinction. Simplement parce que pour ceux qui aiment les BD c’est pour moi un incontournable et pour les autres c’est un bon moyen de regarder ce qui se fait de bien (par exemple ceux qui se sont arrêtés avec Tintin et Astérix : le monde de la BD est bien plus vaste !) .
A lire de toute urgence ! Avis à ceux que j’ai convaincu, mes exemplaires sont ouverts au prêt !
28-03-05
De combats, de mystères et de fard à paupières... (Electra)
Pas mal de temps après sa sortie, voici ma critique express’ de Electra.
L’histoire en deux mots, il n’en faut pas plus. Le Bien et le Mal s’affrontent dans le monde depuis des millénaires. Jusqu’ici tout va bien. Mais il existe une guerrière invincible que le destin doit pondre depuis des siècles. Jusqu’ici tout va bien. Ce joyau peut faire pencher la balance dans un sens comme dans l’autre. Jusqu’ici tout va bien. Et puis donc le Bien et le Mal (qui porte le doux nom de « La Main
Bon, le scénario est archi « mâché et remâché, vu et revu » donc n’attendez rien de ce coté là. Le film connaît un seul rebondissement alors vaut mieux pas le rater sinon vous aurez fait qu’une foule de scénaristes ultra bien payés auront bossé pour rien, ce serait dommage.
Niveau visuel, que dire… Je ne suis pas spécialiste en la matière mais les effets spéciaux font un peu « rétro » et je les trouve dans l’ensemble relativement ternes, sans parler de ceux qui sont totalement pourris, il y en a quelques uns de mémorables ! Mais rendons tout de même justice : j'en ai apprécié certains quand même!!!! Niveau combat au corps à corps ça pourrait aller mais un caméraman malicieux a décidé de se glisser trop près à chaque fois, ce qui donne à pas mal de moments un fouillis bien incompréhensible. De bon on a quand même … de beaux paysages au début.
Mais alors, vous me demanderez où peut bien résider l’aspect intéressant de ce film. Mais voyons, c’est bête comme chou : c’est drôle. Y’a qu’à voir tous les sponsors qui ont participé à ce film. Bonux, pour ses ninjas plus blancs que blanc et des draps (très importants !) sans tache. Mir black magic pour ses ninjas plus noirs que noir. Mir couleur pour un rouge toujours plus éclatant dans les costumes discrets genre « assassin de l’ombre ». Bosch, pour des saïs contre lesquelles aucune haie ne peut résister. Le cirque Gruss pour une ménagerie toujours plus grande et lumineuse. L’Oréal bien sûr pour toujours plus de maquillage très naturel et de cheveux soyeux. D’ailleurs, un grand bravo à tous les techniciens des pubs de l’Oréal qui on été au top sur le tournage d’Electra. On reconnaît bien leur signature dans toutes les scènes clef avec des effets de cheveux dans le vent si intense qu’on en pleurerait (genre « tiens on es dans un endroit fermé mais un courant d’air opportun vient rehausser l’intensité de la scène –merci l’Oréal »).
Enfin bref, vous l’aurez compris, un film fondamental dans l’humour du cinquième degré. A regarder absolument entre amis qui n’ont pas aimé Daredevil et vous passerez peut-être un bon moment. Surtout pendant la fameuse scène où le suspens poignant nous tient en haleine pour savoir qui du Roi des Draps ou de la Reine
27-03-05
D'Empereur, de nouvelles et de cheveux... (non, vous ne rêvez pas, c'est bien une critique express' de SF chez moi, c'est fou!)
Voici ma critique express’ de « des milliards de tapis de cheveux » de Andreas Eschbach.
En un mot d’abord : lisez-le ! Non franchement, vous attendez quoi, au lieu de lire sottement ce que j’écris moi et qui n’a aucune valeur ?
L’histoire : Plantons le décors : l’empire. A la tête de l’Empire, un empereur immortel et tout puissant, vénéré comme un dieu. Une petite planète apporte sa contribution à l’empire en produisant des tapis pour orner le sol du palais impérial. Les tisseurs mettent une vie à réaliser une seule de ces merveilles : si finement tissé à partir des cheveux de leurs femmes et leurs filles qu’ils finissent presque aveugle et impotents. Mais une rumeur circule : l’Empereur aurait été renversé depuis bien longtemps. Mais dans ce cas, où vont ces tapis ? Quel est leur but ? Qui est cet étranger, hérétique qui prêche la chute de l’Empereur ?
Voilà le début de la trame, je ne veux surtout pas en révéler d’avantage, ce serait gâcher le plaisir de ceux qui vont le lire.
Voici donc une esquisse du fond. Pour ce qui est de la forme, je n’ai rien que de très positif à dire. Peut-être c’est un truc super commun en fait mais je n’avais jamais lu une histoire comme ça. Pas de personnage principal. Pas d’histoire que l’on suivra. Juste une trame, celle des tapis. Le récit se décompose en fait en des sortes de petites nouvelles qui ont pour personnage principal quelqu’un à chaque fois différent. Les contextes varient beaucoup et on peut ainsi apprécier de nombreux aspects de l’empire et de l’histoire des tapis. Tout est bâti autour de l’énigme de ces fameux tapis. Dans un premier temps on nous les montre. Ensuite, on nous pose quelques questions qui montrent que l’on n’en sait pas tout. Puis, chaque histoire va remonter un peu plus loin dans les explications. Ce n’est pas facile à expliquer.
Tout démarre avec la découverte de ces tapis par des gens qui vont tenter d’éclaircir les questions que l’on se posent et se résument à « à quoi diable peuvent donc servir des milliards de tapis de cheveux ? ». C’est une façon de raconter que je trouve originale et surtout très bien menée. On a à chaque fois une intrigue constante sur les tapis où se rajoute des histoires qui semblent bien souvent n’avoir aucun rapport et pourtant apportent à chaque fois leur lot d’informations précieuses. Les histoires se font références les unes aux autres, on croise plusieurs fois une personne ou un évènement. On remonte dans le temps, on anticipe parfois. Mais tout garde en fait une unité et une progression constante vers la solution. Mais existe-il seulement une solution ? L’auteur veut-il juste nous faire vivre dans l’interrogation jusqu’à la fin ou ne veut-il en fait rien nous expliquer ? A vous de voir, lisez !
Enfin voilà, un livre que j’ai vraiment dévoré mais dont la structure permet un découpage de la lecture facile et agréable. Je ne suis pas trop porté sur le SF en temps normal mais je ne regrette pas. Si c’est votre genre fétiche n’hésitez pas et sinon, vous pensez pas qu’il serait peut-être temps d’aller voir ailleurs ? Comme dirait cette chère Marie-Christine B. « si j’y arrive, pourquoi pas vous ? » (Comprenne qui pourra)
24-12-04
J'ai testé pour vous...
Benjamin Gates et le Trésor des Templiers.
Asistant, affiche! *clac* (claquement des doigts un poil dédaigneux)
Assistant, c'est quoi cette affiche naine? Bon dégage, tu serts à rien!
Restons impartial pour le début : l'histoire.
Il y a pfff au moins fort longtemps, les templiers entrent en possession du plus colossal trésor de l'humanité. Mais comme ils sont trop cooooooooool (au temps pour l'impartialité) ils décident de le cacher car "c'est trop pour un seul homme". Le seul indice existant tombe entre les mains de la famille Gates qui passera des générations à le chercher, sans succés. Jusqu'à l'arrivée du petit Benjamin, fasciné par l'histoire du trésor contée par son grand-père, qui reprend cette quète familliale contre l'avis de son père. Alors comme bien sûr c'est Nicolas Cage on imagine mal qu'ils vont le payer à rien faire dans le film. Mais je vous en dit pas plus, gardons le mince suspens.
A présent mon avis personnel rien qu'à moi tout seul sans personne, avec cependant une pointe d'égocentrisme dans la phrase.
C'est pas mal. Bon forcément quand on a pas vu un chasseur potable depuis ce bon viel Indianna on est en de bonnes dispositions pour apprécier le premier venu qui ne soit pas médiocre. Je ne dis pas par là que le film est médiocre mais au moins il exploite bien son filon. Pour le grand enfant que je suis, les chasseurs de trésor c'est quand même fou. Alors le film part avec un a priori positif. Si en plus le trésor est celui des templiers (quoi, vous ne saviez pas que les templiers sont coooooools?????) c'est mieux. L'intrigue est bien ficelée même si les ficelles ressemblent parfois à des cordes à noeud, le suspens devient parfois un peu du réchauffé. Mais le film tourne un peu en dérision les clichés qu'il utilise (enfin j'ai trouvé) et on voit quand même que les gens ont conscience de ce qu'ils font et assument en rendant ça parfois un poil (pas plus, ça gacherait) comique.
En parlant de comique, y'en a. Concentré dans un seul personnage qui a le role avec une grosse étiquette "clown" mais on lui en veut pas, lui aussi assume très bien son rôle et arrive même à nous surprendre. Visuellement c'est beau. Bien poussiérreux dans les cryptes sombres, bien "clean" et brillant dans les soirées mondaines. Des beaux contrastes donc pour des décors que l'on aurait pas voulu plus chargés ou plus moches. Pile au poil quoi. Bon, je cache pas que j'ai trouvé ça un peu mielleux par moments, surtout dans les temps "faibles" (temps forts / temps faibles dans le film, logique) qui s'éternisent un peu trop parfois.
Enfin je regrette que l'accent n'ait pas été un peu plus mis sur les énigmes qui sont le noeud du problème et du film. Benjamin est bel et bien un géni des énigmes alors oubliez pas votre cerveau dehors sinon il peut y avoir des problèmes pour suivre si comme moi vous ne résolvez pas un rébus millénaire en 2 minutes. J'aurais aimé un truc plus détaillé et plus "mystérieux" comme on peut trouver dans le "troisième testament" pour ceux qui sont férus de BD.
En bref un film qui ne décroche pas la Lune mais garde néanmois un bon petit coin de soleil pour lui.
03-11-04
Peter Pan...
Et hop, c'est demandé, c'est fait!
Une BD fabuleuse! Par Loisel évidemment! Ceux qui ne connaissent pas, je vous insulte même pas, je vous encourage à découvrir!!!!!


"J'aime beaucoup les BD aussi.
-Ah ouais, tu lis quoi en ce moment par exemple?
-Ben Percevan (note de moi : GENIAL! mais le dernier tome m'a déçu...), les chroniques de la lune noire, Le troisième testament, Peter Pan...
-Peter Pan?!
-Mais c'est génial!
-mouais..."
Combien de fois on me l'a fait ce "mouais" qui veut dire "tu lis des BD nazes et pour enfant mon pauvre". Alors à tous ceux là je veux dire plusieurs choses :
-y'a pas de choses nazes, tant qu'on aime c'est le paradis ce qu'on lit!
-oui, je lis des BD pour enfant (je suis un fan de ... zut son nom m'échappe!)
-Peter Pan est tout SAUF cela : "BD nazes et pour enfant"
Déjà un résumé... mais est-il nécessaire? Surement. Londres 1887. C'est l'hiver, il fait froid, il fait faim, il fait triste. Peter vit son enfance entre les prostituées, les alcooliques, sa mère (un peu des deux) qui le bat et son coin de rêve : le vieux Kundal qui lui apprend à lire mais surtout à rêver... Et puis un jour, dans une ruelle sombre sa vie change : la fée clochette le trouve au détour d'un vieux quai et l'entraine au pays imaginaire. Il deviendra d'abord pirate pour des rêves d'aventure avant de se rappeler que son rôle ici est de prendre la tête du peuple immaginaire (fées, sirènes, nains, gnomes et autres centaures....) pour bouter ces rifiands hors de l'île du rêve. Entre manigances, retours à Londres, enfants perdus et histoires de maman, voilà l'histoire de Peter Pan. Pour la suite, lisez, je n'ai pas de meilleur résumé ou conseil!
Mais pour ce qui est du reste de ma critique me direz-vous. Déjà Peter Pan ça se range dans la catégorie "horreur fantastique" comme j'ai vu sur un site (encore que ce soit un poil exagéré). Ce n'est pas autre chose. C'est une BD où les amis blessés meurent, ou Jack l'éventreur est tout sauf un mythe, ou l'enfance lutte à corps perdu pour survivre aux adultes de Londres. Et au pays imaginaire ce n'est pas mieux. On meurt, on se massacre mais peut-être pire que tout : on oublie. Un ami mort sera oublié en deux jours et je trouve cela d'une horreur indicible.
"Bientot nous aurons oublié, lui n'a pas notre chance.
-Je ne sais pas si c'est une chance Merlin..."
extrait du tome 6
C'est un monde où les cauchemars savent prendre vie et savent être mis en image dans toute leur horreur par le graphisme de Loisel. Dans Peter Pan la fée Clochette est appelée "garce" tous les trois mots, les enfants perdus aprennent la cruauté et la guerre, les sirènes inpudiques et indécentes ont des envies de meurtre. Un univers délicieusement noir où l'on a du mal à croire à l'innocence des enfants perdus et d'une partie du peuple immaginaire...
Il fallait bien sur un dessin à la hauteur de ce défi à la face du cliché du conte de fée tout rose. Et celui de Loisel est pile poil ce qu'il faut. Sombre même dans les moments heureux pour faire planner uen atmosphère inquiétante (au pays des rêves, c'est un comble!). Les dessins sont fouillés mais pas fouillis ce qui est le top du must pourrait-on dire! ^^ C'est réellement noir au même titre que peut l'être Blacksad ou *encore un nom qui m'échappe*. Et pourtant ce n'est pas trop. C'est triste mais bien dosé. Cela réhausse les petits moments de joie futile, tout en donnant un climat favorable aux pires choses.. chapeau l'artiste!
Juste un dernier mot sur le dernier tome que je viens de lire et attendais avec impatience. Déjà la plus belle des couvertures de la série, sans conteste! Un avant gout de ce qui se trouve à l'intérieur. Clochette comme nul n'aurait osé l'immaginer, mais je n'en dis bien sûr pas plus, du grand art. Je dois dire que cela ne prolonge pas le tome d'avant comme je le pensais, mais ce n'est pas un problème. L'écran se déplace sensiblement et on suit les mêmes héros mais pas face à la même aventure réellement. Il subsiste des incertitudes sur ce que l'on pensait être le noeud de l'histoire (les noeuds en fait) et d'autres choses surgissent sur le devant de la scène... Surprises et autres vous y attendent pour une fin qui, bien sûr, ne sera pas celle d'un compte de fée!
En bref, une grande BD que je conseille à tout le monde mais pas à leurs petits frères ou soeurs! ;-p
Le mot de la fin revient, une fois n'est pas coutume à l'auteur :
«Mon album est à la croisée de toutes les enfances et son histoire recueille cette substance merveilleuse, alchimie du rêve et de la réalité qui s'envole sans que nous le voulions quand nous devenons grands. Il y a de la magie, de la poésie mais aussi énormément de souffrance et de cruauté dans ce monde là...»
Régis Loisel
02-11-04
La Saga D'Uasti
Voilà la première de mes critiques du moment.
Nouvelle édition des trois tomes en un seul pavé assez imposant... tout autant que plaisant.
Plantons le décors : il fait sombre, il fait froid, tout est hostile. La Déesse Usati d'éveille du feu d'un volcan. Maudite dès l'instant de sa naissance par le mystérieux esprit du mal Karrakaz elle sera condamnée à apporter mal et souffrance partout jusqu'à ce qu'elle trouve son âme soeur "le jade" ou se résolve à la mort. Sous de nombreux noms elle parcourera le monde des hommes. Tour à tour épouse de bandit, de roi ou solitaire. Tour à tour voleuse, guérisseuse, magicienne ou guerrière. La déesse masquée est en quète d'une vérité qui lui est refusée : elle-même.
Tel est le premier tome : "la sorcière voilée".
Pour avoir un avis tout à fait partial : c'est très bon. J'ai adoré même. C'est long mais ça vous attrape et vous n'avez pas d'autre choix que de tout lire. Un petit bémol sur la fin avec une incurtion de **** (je ne dis rien) dans ce monde fantasy mais qui n'entache en rien le reste.
Plantons le décors : il fait beau, il fait chaud, tout est hostile. Tuvek, fils abandonné par la déesse voilée doit grandir dans un monde qui le rejette à plus ou moins grande échelle. De la haine des autres il construira sa propre haine autour de sa mère qui l'a abandonné comme un vulgaire parasite. Il part alors à son tour dans sa propre quète, se découvrant toujours un peu plus dieu qu'il ne le pensait.
Tel est le deuxième tome : "Vazkor" qui a mon avis forme tout de mème une très grosse unité avec le dernier
Plantons le décors : sa quète de sa mère l'a menée au bout du monde... ou plutot du monde connu. Car elle aurait traversé jusqu'à l'infranchissable océan, fuyant il ne sait trop quoi. Sa haine toujours plus puissante il la suivra plus loin que le monde connu, poursuivant son voyage dans un nouveau monde. Mais finira-t-il par trouver son but ou s'égarera-t-il dans les méandres de ces villes splendides?
Tel est le troisième tome : "la quète de la sorcière blanche"
J'ai moins aimé l'histoire du fil à celle de la mère. Non pas que ces quètes fassent redondance, pas du tout. Ils croiseront parfois les mêmes paysages, les mêmes personnes mais là s'arrete la différence. C'est la distinction entre celle qui se cherche et celui qui se connait et cherche quelqu'un d'autre. Deux tempéraments tout à fait oposés, deux visions d'un même monde. Le système des quètes plus ou moins initiatique est certes usé jusqu'à la trame mais ce n'est pas grave. On a un monde classique, une quète "classique" (mais à peine alors) tellement fouillés et précis et cohérents que le charme opère.
Le fil est un personnage moins attachant à mon sens et j'ai été déçu qu'il monopolise deux tomes sur trois (même si Uasti apparait en toile de fond dans ses aventures à lui) mais finalement ça passe quand même très bien.
Une naration tout de même assez linéaire avec "un environnement => une partie du récit => un problème => changement d'environnement" et retour au début de la boucle. Mais de toutes façons ce sont des histoires qui vont de l'avant et même si le passé n'arrete pas de faire surface durant toute la saga (avec un grande efficacité j'ai trouvé pour cette "race des anciens" et les traces qu'ils ont laissé sur le monde aussi indélébiles et pharaoniques que "la voie du vers"!) les personnages ne reviennent pas sur leurs pas et c'est normal puisqu'ils n'ont de cesse de trouver ce qu'ils cherchent!
En résumé un livre peut-etre un peu long si on n'arrive pas à accrocher à l'histoire et aux persos, mais si c'est fait on regrette de l'avoir lu si vite en découvrant le dénouement ultime de ces deux quètes aussi gigantesques. Je vous le recommande chaudement, j'ai un exemplaire à préter pour qui veut!



















