La vie dans les champs de carottes bleues

Un blog un peu débile ...

06-10-06

De photos, de pédos et de chirurgicos

Critique express’ de Hard Candy

hard_candy

(cliquez, l'image est belle!)

Hum hum, par où commencer par un film si haut en couleurs (et vous verrez qu’en un sens c’est le cas de el dire) ? Bon, faisons les choses dans l’ordre. Comme je n’ais pas accès à Internet lors de la rédaction de ce post veuillez vous reporter à  un site sérieux (je ne dénonce pas allociné) pour une fiche technique du film, pour le reste, restez ici, ça sera mieux !

(Juste un mot, je suis désolé, je ne suis pas sûr de me souvenir des noms des persos, sauf la fille mais je ne sais pas l’écrire)

Le début de l’histoire :

Alley est une petite fille de 14 ans. Jack est un photographe de 30 ans. Ils se rencontrent sur Internet, par le biais de chat comme il en existe tant. Leurs goûts communs, leurs longues conversations et la maturité de Alley vont les pousser à se rencontrer dans la vraie vie. Première étape : un café. Après quelques sucreries, des bons mots et du café chaud, ils décident de se rendre chez Jack pour faire mieux connaissances et découvrir son job de photographe. Malheureusement pour lui, cette chaste jeune fille n’est pas aussi innocente qu’elle n’y parait, il se pourrait même que pour une fois ce soit l’adulte qui soit tombé dans le piège de l’enfant.

Un peu plus loin dans l’histoire :

Après avoir drogué et attaché Jack, Alley se lance dans un interrogatoire empli de menaces floues (elle serait très douée en chirurgie) et plus concrètes (comme ces produits nettoyants qu’elle lui pulvérise dans la bouche dès qu’il fait mine de crier). Elle l’accuse d’être un pédophile qui voulait la séduire et abuser d’elle. Elle cherche alors des preuves, tente de lui en extorquer, lui fait des leçons de morales. Elle tente d’établir le lien avec la disparition d’une jeune fille apparemment enlevée il y a peu. Lorsqu’elle trouve les preuves, elle entreprend de l’attacher à une table pour une castration en bonnes et dues formes dont il ne parvient pas à la dissuader. Après coup il parvient à se libérer pour découvrir qu’elle a bluffé et ne l’a pas opéré, le vent aurait-il tourné ?

Encore plus loin dans l’histoire :

Non, le vent n’a pas tourné, car elle est très douée et a plus d’un atout dans sa manche, comme sa belle matraque électrique. Elle entreprendra alors de mettre en œuvre le suicide de Jack après une petite séance de torture psychologique axée sur la première copine de Jack dont il est semble-t-il encore amoureux. Mais alors que le vent semble tourner une fois de plus avec une nouvelle évasion du prisonnier Alley révèle enfin son plan réel : le pousser purement et simplement à se suicider de plein grès, pour venger la fille disparue. Car Alley sait qu’il est responsable : elle a déjà poussé au même suicide le complice de Jack.

La fin de la fin de l’histoire :

Le film est un peu moral : on est sûr de sa culpabilité, de ses crimes en général et en particulier du meurtre de la petite fille : il se suicide pour éviter que Alley ne dévoile tout à son premier amour mais la jeune fille parachève sa vengeance en ne dissimulant aucune preuve : il mourra et terminera dans l’opprobre post-mortem.

Les deux acteurs et demi :

Alors il y a la fille, qui sur-joue un max, surtout dans ses crises de géni criminel, mais rendons-lui justice elle est jeune et à certains moments c’est très bon. Pour le reste je crois qu’elle doit beaucoup au mauvais doublage qui la dessert totalement.

Il y a le gars. Lui il est pas trop mal et très crédible dans ses moments de pure détresse, quand il est pieds et poings liés face à cette bien étrange fille. Par moments quand il fait son grand protecteur c’est mauvais, le pauvre, je pense que c’était les parties où il avait le plus de potentiel.

Il y a un huitième de serveur de café qui fait de la figuration.

Il y a un quart de voisine qui est très parfaite dans son inexpressivité à faire peur, même quand son personnage doit être soupçonneux.

Il y a un huitième de premier amour de Jack qui fait de la figuration.

Vous l’aurez compris : ce film est un huis clos entre les deux protagonistes. Ben, ça fait vide, surtout quand les deux sont en même temps dans une scène où ils sont très mauvais.

La mise en scène :

Ben ça fait peur et mal à la tête. Il y a en tout et pour tout deux plans larges et trois plans moyens dans le film. Pour une durée totale d’environ une minute et sept secondes. Tout le reste du temps c’est rapproché à très rapproché et j’avoue que par moments ça fatigue un peu le crâne de ne voir que des yeux pendant trois quart d’heures d’affilé. On ne voit les personnages en entier que dix fois tout au plus dans le film (tous personnages confondus) et c’est stressant. Bon, c’est un parti pris comme un autre… non, il n’est pas comme un autre : il est mauvais.

D’autant plus que pour dynamiser certaines scènes, ça a été filmé « caméra sur l’épaule » et le caméraman ne nous épargne pas quand il courre dans les couloirs chamarrés…

Les décors ont voulu je pense être mis au service de cette mise en scène avec la maison dans un style très moderne et ses murs unis et flashys qui servent de fond uni à la quasi-totalité des plans. Du rouge au vert en passant par le orange rien ne vous est épargné, pas même le plus criard.

Le petit plus :

Ben la bande son m’a pas semblé trop mauvaise, avec même quelques morceaux que j’ai assez aimés, mais j’avoue ne pas avoir fait trop attention à la musique de fond, je suis plutôt resté sur les morceaux de groupes que se passent de temps en temps les protagonistes… ah ben en fait c’est parce que à part ça ils sont presque tout le temps dans un silence blanc (c’est d’ailleurs le seul fond qui soit blanc, je l’aime donc malgré son vide).

Pour conclure :

Bon, vous l’aurez compris, un film à ne pas aller voir, même si vous êtes fan du genre je ne vous le conseille pas. Je suis un peu de mauvaise humeur présentement donc j’en rajoute un peu par moments mais je vous avoue que j’ai passé sous silence pas mal de choses comme les dialogues affligeants (avec la désormais célèbre « fripe attaque », du nom de l’attaque que lançait sa petite cousine à Jack en sortant du bain, avec ses doigts mouillés… non, je vous jure que ça en pleine scène tragique ça le fait pas) et les ficelles un peu grosses (voire trop, et pourtant je suis bon public)…

Pour décrire ce film je ne dirais que ceci : un film comme ils sont trop nombreux, où l’affiche est ce qu’il y a de mieux. Oui, j’ai beaucoup aimé l’affiche, dommage que tout le reste n’ait pas suivi !

Posté par Shushu à 14:07 - Critique express' - Commentaires [1] - Permalien [#]

06-04-06

De tradition, de rivalités et d’arts…

Critique express’ de « Mémoires d’une geisha »

Un film dont j’avais entendu parlé… et pas qu’en bien, largement pas. Mais bon, printemps du cinéma oblige, long temps sans ciné aidant… Mais comme dirait Stefan Eicher : « t’as encore déconné, ni remords ni regrets ».

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(cliquez pour plus d'espace)

Fiche technique :
-
Réalisateur : Rob Marshall

Acteurs :

-Zhang Ziyi (Sayuri)
-Michelle Yeoh (Maméha)
-Gong Li (Hastumomo)
-Ken Watanabe (Le président)

-Suzuka Ohgo (Chiyo)

Compositeur : John Williams

D’après l’œuvre de : Arthur Golden

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Chiyo, priant au temple

L’histoire :
-Les cinq premières minutes :

Tout commence un jour de pluie, dans une petite hutte de pêcheur au Japon. Nous sommes quelques années avant le début de la seconde guerre mondiale, Chiyo et sa sœur son arrachées à leur famille pauvre, transportées plus ou moins comme du bétail  pour être vendues à des maisons de geishas. Séparée de sa sœur, Chiyo va apprendre à servir sous la menace de la trique de « mère » et de la méchanceté de Hatsumomo, geisha aussi célèbre que fourbe que ne garde « mère » que parce qu’elle est une gagneuse hors pair. La preuve en est de son exploit : à 20 ans elle avait déjà remboursé la totalité de ce qu’avait coûté son enseignement. Le seul avenir possible pour Chiyo : servir suffisamment bien pour être envoyée à l’école des geishas et devenir quelqu’un. Sa seule envie : fuir pour retrouver sa sœur.

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« Mère », impitoyable mais pas injuste

-Un peu plus loin :

A peine rentrée à l’école des geishas, Chiyo s’en fait renvoyer pour avoir détruit le plus beau kimono de Maméha, la plus grande de toutes les geishas et rivale éternelle de Hatsumomo. Mais pour avoir réalisé la besogne de Hatsumomo, celle-ci lui permet de retrouver sa sœur. Malheureusement lorsque Chiyo rate sa seule occasion de fuir avec elle, elle se retrouve condamnée à rester pour toute sa vie la servante des geishas de la maison. Pourtant, un jour, alors qu’elle n’a que 14 ans, elle fait la connaissance d’un homme qui lui offre une glace et lui redonne courage en elle-même. Fascinée par les geishas qui l’accompagnent, Chiyo se jure de devenir geisha pour être un jour proche de celui dont elle est subitement tombée amoureuse. Et le destin vient à son secours sous la forme improbable de Maméha qui offre de prendre Chiyo sous son aile. Elle propose à « mère » le pari suivant : en six mois seulement, elle fera de Chiyo une geisha accomplie qui aura remboursé l’intégralité de sa dette envers sa maison. Si elle y parvient, « mère » perd ses droits sur les gains à venir de la petite.

C’est donc avec un maître à nulle autre pareille que Chiyo entre enfin dans le monde dont elle rêve. Retournant à l’école elle apprend les arts raffinés et variés qui font des geishas des joyaux : chant, danse, musique, conversation, cérémonie du thé … Sous la tutelle de Maméha, elle devient vite connue et reconnue sous le nom de « Sayuri » jusqu’à gagner le pari et devenir l’héritière de la maison de « mère ».

Cependant, alors qu’elle est en passe de devenir une légende, la guerre arrive au Japon. Tout le monde est obligé de se séparer et Chiyo vit son exil à la campagne d’autant plus mal que son amour secret, « le président » est un vieil ami de Maméha qu’elle pouvait à présent souvent voir même si Maméha destinait Sayuri à l’associé de celui-ci : Nobu.

Mais lorsque la guerre s’éteint, lorsqu’il ne reste plus rien des mystères de geishas, Nobu vient trouver Sayuri pour lui demander l’aide de la plus grande des geishas de son temps. Elle devra « charmer » des américains afin de conclure un contrat qui pourrait relancer ses affaires… et celles du président. De retour à sa maison de geishas, Sayuri découvrira que si les mystères des geishas ont disparu, leurs tourments, eux, sont plus que jamais réels… en particulier pour une geisha amoureuse.

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Hatsumomo en pleine coercition

La musique :
Je dois dire que si la musique est très jolie et bien réussie, elle ne présente pas à mon avis beaucoup d’intérêt en elle-même. Pas le genre de BO que j’écouterais pour l’écouter… à part peut-être certains morceaux chantés très bons.

Mais (et au fond le contraire aurait été étonnant) celle-ci est tout à fait adaptée au film. L’ambiance passe tout à fait au spectateur. Que ce soit les coups de pinceaux qui défigurent le kimono de Maméha qui se répercutent dans toute la salle sous la forme de stridences crispantes ou la peur de Chiyo sur le point de se faire prendre pour son forfait qui pulse aux oreilles du public, il y a des moments très bons et qui m’ont marqués (et pourtant c’est rare !)

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Sayuri et Maméha : « une geisha doit pouvoir arrêter un homme d’un regard »

Les acteurs :
Dans l’ensemble les acteurs sont bons à très bon. Evidemment, on n’a pas un casting de derrière les fagots.

Mais ce ne sont pas que des premiers rôles que je vise avec ce compliment. « Mère » est admirable, toute en suspicion, intransigeance et calcul. Avec son regard aiguisé et son fume-cigarette utilisé avec une grande habileté j’ai trouvé. Le rôle de Hatsumomo était à mon avis plus aisé et si Gong Li aurait pu faire mieux, elle n’en reste pas moins détestable et hautaine à souhait. Nobu, à mi chemin entre emportement et calme olympien donne un mélange très convaincant mais peut-être la cicatrice y est-elle pour beaucoup ? Peu importe, le résultat est là !

Dommage par contre, pour un personnage de son importance, j’ai trouvé « le président » assez terne. Peut-être c’est cela qu’aime Sayuri en lui mais je n’ais pas accroché… La même chose aurait pu être dite de l’amie de Sayuri (dont je ne saurais pas écrire le nom) mais au final c’est le personnage en lui-même qui est terne. Et l’actrice rend une si franche rupture entre l’avant et l’après-guerre que l’on en viendrait presque à l’apprécier pour cela.

Et enfin bien sûr le duo de tête : Zhang Ziyi et Michelle Yeoh. Bien que je sois parti pris par avance pour Michelle Yeoh, je ne peux que reconnaître la très belle prestation de la cadette. Bien sûr Sayuri n’est pas un personnage simple et il ne doit pas être simple à jouer. Et pourtant le tout est crédible de bout en bout : dans le calme, les pleurs, la joie ou la douleur contenue… Elle confirme ici que ses rôles ne sont pas usurpés même si elle est en fait éclipsée par Michelle, bien entendu.

Parce que c’est une Maméha impériale comme le veulent son rang, sa célébrité et sa classe qui nous est donnée, on ne peut que s’incliner. On pourrait penser que le rôle est plus simple puisque le personnage n’est pas aussi complexe que Sayuri mais je pense que le fait que Maméha soit tout en retenue, que ses pleurs ne soient que des yeux pleins de larmes, que ses joies ne sont que des sourires en coin, que ses numéros de charme se contentent d’un regard… tout cela donne un personnage bien intériorisé et… enfin bref, j’ai beaucoup aimé le personnage et encore plus le visage que lui a donné Michelle Yeoh !

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Maméha, la plus grande des geishas

Les petits hics :
Hé oui, même si je n’en ais dit à peu de choses près que du bien jusqu’à présent, ce film ne contient pas que de trésors… loin de là…

Déjà, j’ai vu le film en VF et j’ai trouvé que cela manquait par moments de traduction. Par exemple, au début rien n’est traduit. Bon, j’avoue que là ça ne gène pas du tout la compréhension de l’histoire. Mais il y a aussi des petits mots par moments. Moi, cela ne m’a pas gêné parce que à force de mangas, d’animes et autres on finit par avoir des bases basiques qui suffisent mais je me suis dit « les gens qui n’y captent rien… ça les gène ? » et au final je pense que par moments oui.

En plus de cela, ça manque peut-être d’explication ou d’utilisation de vocabulaire qui traduirait mieux les propos en japonais. Que ce soit les suffixes en « san », « chan » et autres, les « sakura » … là aussi je pense que pour les gens qui n’y connaissent rien c’est perdre des nuances…

Sinon, je n’ais pas vraiment aimé le tournant que prend le film avec l’arrivée de la guerre. Bon, évidemment là je m’attaque au scénario même du film mais c’est vrai : à mon avis c’était plus intéressant de voir le monde des geishas, ses rites, ses coutumes ainsi que son insertion dans le monde moderne qu’était devenu le Japon. Le thème est un peu banal de la coexistence de la tradition et du modernisme mais vu sous l’angle des geishas je trouvais cela très intéressant. Privilégier ce que j’ai perçu comme un côté mélodramatique est un mauvais choix selon moi…

Et enfin, comme toujours, je n’ais pas aimé la fin du film mais je pense que vous deviez vous en doutiez à force (surtout quand j’annonce que j’ais pas aimé la trame du scénario…).

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La danse qui propulsera Sayuri au rang de légende vivante

Pour conclure :
Un film plaisant et qui se laisse regarder malgré l’arrivée de la guerre… on avait déjà assez à faire avant. Un bon casting qui met les personnages en valeur. Une bonne musique qui met l’ambiance en valeur. Des scènes très belles visuellement et des jolies trouvailles à l’écran pour obtenir un film très esthétique… jusqu’à l’arrivée de la guerre une fois de plus. Le film a pour lui l’aspect didactique pour éclairer mieux sur les geishas qui sont de nos jours très mal estimées.

N’allez pas le voir au cinéma, en plus il serait dans une petite salle. Faites-le-vous prêter en DVD quand il sortira, c’est suffisant. Et alors peut-être direz-vous que tous les aspect post-guerre que je n’ais pas aimé sont un très bon moyen pour montrer les changements profonds du Japon à l’époque, en particulier la mort des mythes et des mystères… ceux des geishas n’y faisant pas exception (parce que au final c’est tout à fait ça…).

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Sayuri et le président –avant guerre–

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Les même –après guerre– … y’a pas photo  non ?!!!

Posté par Shushu à 13:38 - Critique express' - Commentaires [2] - Permalien [#]

14-02-06

De jeunesse, d’embryons et de raviolis…

Critique express’ de « Nouvelle Cuisine »

(comme d'hahb', cliquez pour aggrandir toutes les images! J'en ais assez de le répéter, apprennez!)

affiche_grise

Le film :

Titre : Nouvelle Cuisine

Titre original : Dumplings (je crois)

Sous-titre : « Elle voulait rester jeune… à tout prix. »

Origine : Hong-Kong

Réalisation : Fruit Chan

Acteurs : Miriam Yeung, Bai Ling, Tony Leung Ka-Fai

Signe particulier : Interdit aux moins de 16 ans

Précédent (si on en m’a pas raconté que des conneries) : ce film était présent à l’état de court métrage dans « 3 extremes » qui est passé il y a quelques temps sur les écrans avisés (je l’avais raté, zut). Succès et qualités ont valu une adaptation en long métrage par un futur grand nom de la réalisation qui signe ici son premier film (confirmez/infirmez, s’il vous plaît ici je n’ais aucune source)

Juste deux mots ici pour dire que je n’aime pas le titre français. Mauvaise traduction si le titre « original » est bien dumplings qui sont des boulettes de viande. Il en va de même pour le sous-titre qui focalise le film trop sur cet aspect et le restreint à mes yeux…

L’histoire :

Madame Li, ancienne actrice de télévision se rend chez l’étrange « Tante Mei »  pour y acheter et y manger le meilleur remède contre le vieillissement dont elle ait entendu parler. Tout cela parce qu’elle perd son mari,  celui-ci lui préfère les jeunes employées de l’hôtel où ils résident. Pour le reconquérir elle est prête à affronter l’horreur, l’interdit et le hors la loi car si les raviolis de Tante Mei son efficaces, celle-ci est condamnée à un quasi anonymat : son ingrédient de prédilection est l’embryon humain. Madame Li devra affronter sa répugnance et ses principes pour se plier à cette cure de jouvence alors que se poseront des problèmes aussi diverses que l’approvisionnement en matière première (en particulier lorsqu’elle réclame un traitement plus efficace et apprend que seuls les fœtus plus développés ont ce pouvoir), les échecs avec son mari, son improbable goût pour le plat et de terribles effets secondaires…

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"Pensez en les mangeant à leur effet, pas leur provenance."

La réalisation :

Epoustouflant ! Et pourtant vous savez que je ne suis pas spécialement sensible à cet aspect (ne criez pas, j’en suis le premier contrit). Mais je n’ais pas pu m’empêcher que c’est diablement bien fait. Des plans superbes, inventifs, originaux, dérangeants (une vue subjective de fœtus mort pour seul exemple), bien pensés et bien menés. Je n’ais rien vu à redire là-dessus, voilà de la bonne (très très même) réalisation comme il faudrait en voir plus souvent.

J’aime beaucoup : mon paragraphe est très court alors que c’est un des aspects les mieux aboutis du film. Tout cela montre que ça me laisse sans voix dira-t-on ^^.

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"Je rajoute un peu de gingembre?"

Les acteurs :

Les deux femmes sont vraiment très bonnes, chacune dans leur style. Une Madame Li toute en manières, en hésitations et en introversion mais qui glisse imperceptiblement vers le relâchement, l’intérêt et crise de nerfs. Des moues, des attitudes, des regards, tout y est pour ficeler le personnage en toutes circonstances. Une actrice qui manie son personnage aussi bien que ses raviolis : à la baguette.

Tante Mei semble plus « normale » au premier abord mais se révèle vite toute autre. Sautant d’un sujet à l’autre aussi bien que d’une attitude à son opposé, le personnage est rendu inconstant. Mystérieuse par ses sourires, aguicheuse par ses manières. Personnage à équidistance de la folie, la fascination et la perplexité, parfaitement interprété.

On ne sait choisir laquelle des deux est la plus hors norme de celle qui détourne un regard dégoûté pour tendre une oreille passionnée ou de celle qui brandit, sourire béat à l’appui, un fœtus sous le nez de sa cliente et criant presque de joie.

Monsieur Li pour sa part n’a pas tant de compliments à recevoir. Sûrement en partie parce que son personnage plus secondaire (encore que) et déjà bien vu par ailleurs laisse moins la place à une virtuosité d’interprétation. Mais toujours est-il qu’il est bon et joue bien son personnage de séducteur déclinant à qui ridules et grisonnement confèrent plus de charme que d’âge.

J’ajoute que j’ai vu le film en VO qui à mon avis convient bien mieux que n’importe quel doublage que l’on puisse imaginer. Les acteurs sont bons, inutile de les priver d’une part de leur talent !

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"J'ai cru pouvoir vivre dans le bonheur pour toujours."

La musique :

Je ne sais pas qui est à l’origine de la bande son (car il n’est pas ici question que de musique en fait) mais il a tout mon soutient pour continuer son métier. Bien entendu la musique va de paire avec le film et les scènes mais déjà en elle-même elle ne semble pas dénuée d’intérêt. J’ai apprécié le fait que la musique « de circonstance » appuie les scènes clef… évidemment… mais surtout que l’inverse soit fait assez souven. Notamment le montage où Madame Li, à force de pratique passe du dégoût absolu à l’intérêt du fin connaisseur gastronomique. Alors que l’on s’enfonce dans l’horreur, la musique monte vers des sphères plus éthérées, plus guillerettes. Il en va de même pour l’ultime scène, qui m’a marqué en grande partie pour cela.

Enfin, je ne pouvais pas passer outre une mention spéciale « Le Son ». Ce son dont il est question est récurrent dans le film. Indescriptible, à mi chemin entre le cri du nourrisson affamé, de crissement de pneu et de la crécelle cassée. Il est là à chaque moment « dur » (que ce soit du presque gore, de la prise de conscience, de la peur…) et vous prend les tripes. Subtilement utilisé au début, on l’associe vite à l’horreur et devient très vite dérangeant par lui-même, sans même avoir besoin d’un appui visuel. Superbe dans l’horreur auditive.

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"Je suis la publicité vivante de l'efficacité de mes raviolis."

Enfin :

Voilà un film qui m’a réellement enthousiasmé. J’admet qu’il est dérangeant par bien des aspects : thèmes (immédiat mais aussi sous-jacent de cannibalisme, quête de jeunesse éternelle...), certaines images assez dures, « Le Son »… Mais malgré cela, on ne peut pas rester insensible à la virtuosité de réalisation et de jeux d’acteurs qui sont dedans. D’autant plus que ça ne va jamais trop loin dans le gore (merci les plans mis au point sur le mur du fond et pas la masse sanguinolente, bravo les plans tronqués où il faut…) Un bon film. Ajoutez à cela des trésors d’inventivité sur tous les plans et vous obtenez un très bon film. Et n’oubliez pas qu’en plus d’être esthétiquement superbe, il invite à se questionner, ou questionner les autres sur des points somme toute importants. Un grand film.

Je le conseil aux âmes pas trop sensibles parce que tout de même, il n’est pas interdit aux moins de 16 ans pour rien : il a de quoi vous retourner le ventre et la tête. A ceux-là je souhaite que toute cette fine équipe soit prochainement réunie autour d’un sujet plus « léger » car il vaudra sûrement le coup. A tous les autres : allez le voir et régalez-vous, même si vous n’en sortirez sûrement pas rajeunis comme avec une bonne cure de raviolis !

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Je préfère de loin celle d'en haut, esthétiquement, car celle-ci va mieux au film (encore que l'autre possède quelques détails que je vous invite à chercher qui en font une bonne affiche pour ce film aussi!)

Posté par Shushu à 13:59 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

12-02-06

D’hiver, d’enfance et de magie…

Critique express’ de « Le monde de Narnia, chapitre 1 : Le lion, la sorcière blanche et l’armoire magique ».

(Juste au passage vous remarquerez que je ne suis pas tombé dans la facilité pour le titre du post, voilà, je voulais juste que cela soit dit, c’est fait !)

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Je suis donc allé voir il y a fort peu longtemps ce film au cinéma (enfin, tout dépendra de quand réussirais-je à poster ce message…) alors que cela faisait longtemps que je voulais le voir. Avant d’entrer dans le vif du sujet : j’avais lu le livre et j’avais pas plus accroché que ça… Mais vous en aurez une critique complète lorsque j’aurais fini tous les tomes !

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« Il y a de nombreuses portes dans cette maison, mais une seule mène dans un autre monde »

L’histoire (pour ceux qui ne sont pas encore au courant) :

Pendant la guerre mondiale, chapitre deux : la bombe, le chancelier et le four, l’Angleterre de sa gracieuse Majesté est bombardée à qui mieux-mieux. Pour sauver les enfants de Londres, ils sont envoyés chez des familles d’accueil à la campagne. Peter, Susan, Edmund et Lucy (frères et sœurs de leur état) partent ainsi chez « le professeur ». Sous la gouverne de la très autoritaire Mme Mac Gready ils vont vivre dans l’immense manoir. C’est au cours d’une partie de cache-cache que Lucy traverse une armoire à manteaux et se retrouve dans un autre monde plongé au cœur de l’hiver. Après sa rencontre avec Mr Tumnus, le faune qui pris de remords renonce à l’enlever pour le compte de

la Reine

, elle rentre chez elle. Lorsque, enfin, tous les quatre rendus dans le monde de Narnia, obligés de croire Lucy ils vont apprendre que d’eux dépend le sort de ce monde. La prophétie les annonce comme ceux qui vaincront

la Reine

des glaces et briseront son hiver éternel (sans Noël !) pour devenir à le tour Rois et Reines de Narnia. Mais Edmund ne semble pas l’entendre de cette oreille, encore moins pour une poignée de loukoums enchantés de

la Reine

… Heureusement, Aslan veille…

Je n’en dis pas plus pour la suite, lisez le livre ou, mieux, allez voir le film !

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De gauche à droite : Edmund, Peter, Lucy, Susan

La musique :

Je ne sais pas qui est l’auteur de

la BO

mais il a fait du bon boulot. Bon, évidemment ce n’est pas parfait mais tout le monde ne peut pas s’appeler Danny Elfman ou Kenji Kawaï ! Mais de toutes façons, sur un film à aussi gros budget on aurait pas laissé passer une BO médiocre (imaginez… je sais pas moi … La communauté de l’Anneau sur fond de danse des canards remix…). Donc une BO sans grand géni mais sans grand défaut. J’ai juste trouvé que par moments, à trop vouloir souligner l’intensité ou l’émotion qui doit se dégager d’une scène qu’ils en arrivent à spoiler un peu des moments de suspens… (Euh, c’est compréhensible ce que je dis ?)

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« Es-tu stupide, ou sourd ? »

Les acteurs :

Au final ils ne sont pas légion, vu le nombre de personnages synthétiques qui peuplent le film. Si l’on enlève les personnages par trop secondaires, on peut les résumer comme suit :

            -Peter : William Moseley

            -Susan : Anna Popplewell

            -Edmund : Skandar Keynes

            -Lucy : Georgie Henley

            -Mr Tumnus : ***** là je sèche, désolé

            -Jadis, Reine des glaces, souveraine de Narnia, impératrice des îles désertiques : Tilda Swinton

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Tilda Swinton

Je trouve que par moments les enfants ne jouent pas super bien… Mais ça n’a pas grande importance d’autant que certaines scènes sont très bonnes. La rencontre de Lucy est Mr Tumnus par exemple. A ce propos, Mr Tumnus est très bien malgré ses pattes (voir plus loin, rubrique effets spéciaux), il rend le personnage très attachant je trouve, et ça ne tient pas qu’à son aspect très réussi. Donc rien de bien exceptionnel pour le moment du côté des acteurs. Après, vous pouvez les trouver beaux, mignons, moches ou quoi que ce soit mais c’est trop personnel pour tenir place dans une critique, aussi subjective soit-elle !

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"Bredami? Je ne connais pas ce pays."

Mais, me direz-vous, qu’en est-il de Tilda Swinton ? Ah, j’y viens malheureux, je n’allais pas l’oublier ! Géniale ! Tout simplement (mais n’oubliez pas que vous êtes dans une critique tout ce qu’il y a de plus subjectif !) ! Elle a sauvé le personnage de

la Reine

qui est, pour moi, le plus intéressant du livre et de l’histoire. Ouf, on ne tombe pas dans les clichés usés et re-usés de la sorcière de conte pour enfant. On a ici une Reine terrible, sournoise, charmeuse, terrible et décadente. Bien sûr l’actrice est aidée par tout ce qui entoure son personnage mais elle joue parfaitement bien, quelle que soit la situation ou l’émotion. Enfin, quand on sait qu’elle est à l’origine de tout l’aspect de

la Reine

(depuis la coiffure jusqu’à la garde-robe aux textures d’un autre monde) on ne peut que se dire qu’elle en a fait un personnage incontournable. Charmante mais dérangeante (ses yeux et sa peau que je ne trouvais pas assez blanche mais qui en fait l’est juste assez pour faire « pas naturel » voire « pâleur cadavérique »), gentille mais terrible (certaines sautes d’humeur fulgurantes), Chef mais combattante (elle a autant de classe sur un char de commandement que l’épée à la main)… voici LE truc du film selon moi : ce personnage ! (Le seul détail qui ne m’ais pas plu est sa baguette magique mais bon… c’est peu de choses !)

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« Qu’est-ce qui te ferait plaisir mon petit Edmund ? »

Les effets spéciaux :

Du bon, du très bon de ce côté-ci. Aucune faute notable dans leur mise en œuvre. Mais on en revient encore à l’énorme budget et qui plus est, si je ne m’abuse, ces effets spéciaux ne sont-ils pas le fait de ces chers synthétiseurs d’image de Monsieur Lucas ? On avait donc des gros moyens, des grosses pointures et bien évidemment ça a payé ! Le seul petit « hic » est à mon sens l’animation des jambes de Mr Tumnus qui manque un peu de naturel lorsqu’il marche mais là aussi c’est pas grand-chose en face de tout le reste. Animaux et personnages de synthèse sont parfaitement créés et animés lorsqu’il s’agit d’images de synthèse. Mention spéciale pour Aslan qui pourrait –presque- être un vrai. Idem pour les décors et les effets d’image (les dryades ou encore le phénix ne sont que quelques exemples). Le réalisateur gère très bien ses personnages animés, Shrek 2 oblige… mais il fallait le mentionner tout de même !

Pour ce qui est des marionnettes c’est un peu moins bon. Le minotaure grand ami de

la Reine

ne m’a pas emballé plus que ça. Idem pour tout un tas de créatures plus ou moins répugnantes de l’armée de

la Reine

, certaines sont même à mon sens inférieures à celles de « Dark Cristal » (qui est quand même une référence pour les marionettes). D’ailleurs à ce propos, j’ai trouvé qu’il y a eu un peu d’exagération sur les créatures malfaisantes… une réelle débauche, on dirait qu’ils n’ont pas su où s’arrêter tant pour la diversité que pour la répugnance individuelle.  La scène de la table de pierre ressemble un peu trop à une gravure de l’enfer datée du 5° siècle… avis personnel…

narnia_sorci_re_bataille

« Je ne veux pas de prisonnier, tuez-les tous. »

Enfin :

Comme je n’ais pas été très sensible à la mie en scène je ne vais pas en parler. Idem pour la narration qui est resté très proche du livre, ce qui est une très bonne chose.

Pour résumer, un film de bonne qualité qui n’est pas exempt de défauts et qui manque parfois de géni mais qui compense par de très bons aspects. A voir sûrement, ce serait mieux au cinéma pour certaines scènes (de même que pour les batailles du Seigneur des Anneaux par exemple…). Si vous n’en avez pas l’occasion attendez de louer le DVD, ça vaudra le coup… ne serais-ce que pour Jadis ! Oui, vous l’aurez compris : je suis un inconditionnel de ce personnage !!!! Mis à par ça, un film qui divertie et n’ennuie pas (on ne voit pas passer le temps) et fait inévitablement retomber en enfance… tour de force que le livre n’arrivait pas à réaliser.

narnia_sorci_re_portrait

Posté par Shushu à 13:39 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

06-02-06

De son, de bon son, et de chansons… (ZUMA)

Je l’ai promis il y  très longtemps alors la voilà enfin.

Je ne vais pas dire qu’elle ne sera pas à la hauteur de vos attentes car je doute qu’une seule personne l’ait attendu ne fusse qu’un instant… personne n’a du me prendre au sérieux sur le coup mais elle arrive enfin.

Souvenez-vous, il y a de cela bien plus d’un an (je ne retrouve pas la date exacte puisque je n’ais pas accès à Internet pour taper ce post) je postait une note intitulée « Zuma » qui traitait du célèbre jeu du même nom. Déçu, Nouilles (à présent en exil) pensait lire une critique du superbe album « Zuma » de ce cher Neil Young. Je promettais alors d’en offrir une incessamment sous peu… pour peu je me ferais rire moi-même.

J’ai depuis réécouté cet album moult fois, lu les paroles moult fois aussi. Et puis j’ai recommencé. Et une fois de plus.

Et je me suis finalement rendu à une évidence : je suis incapable de faire une critique d’un album musical. Les exceptions notables seront les albums de mes très fétiches groupes (ou chanteurs fétiches) dont je pourrais chanter la moindre parole de chanson de n’importe quel album sans aucun problème, mais ils ne sont pas légions… pas du tout même !

J’ai donc tenté de faire le fourbe, de m’inspirer de critiques d’autres personnes, j’en ais lu des critiques de Zuma, ça je peux le dire (indice : toutes n’étaient qu’éloges et approbations). Oui mais voilà, je me suis ravisé : il était hors de question de faire une critique qui ne soit pas la mienne, tout au plus une pale (ou géniale mais j’en doute) copie des originaux. Je vais donc la faire cependant, malgré le bien peu de talent que je me reconnais en la matière. Attention, c’est très court alors dégustez chaque mot.

Critique express’ de Zuma (de Neil Young)

L’album Zuma de Neil Young est comme tout ce que je connais de Neil Young : bon, très bon !

Voici la liste des morceaux qui y sont présents :

-Don’t cry no tears

-Danger Bird

-Pardon my heart

-Lookin’ for A love

-Barstool Blues

-Super girl

-Drive back

-Cortez the killer

-Through my sails

Ma préférence va vers Don’t cry no tears et Cortez the killer (pour n’en citer que deux)

On trouve dans cet album des chansons qui bougent, des intros de fou, des chansons larmoyantes, des cœurs superbes, et bien sur, un Neil Young fidèle à lui-même : génial.

Que dire de plus ? Cet album est bon. Achetez-le, ou téléchargez-le si vous êtes un pirate (note, post-loi contre le téléchargement : il fallait comprendre « téléchargez-le sur une plate-forme payante si vous avez la flemme de sortir », merci pour eux) , mais en tout cas écoutez-le, c’est une nécessité !

(EDIT : je voulais la retailler un peu mais elle est en attente depuis trop longtemps et n'y tenanit plus)

Posté par Shushu à 12:53 - Critique express' - Commentaires [1] - Permalien [#]

13-10-05

De fleurs, de Lou, et de soupe au pistou...

Voici ma critique express' de "La nuit des labyrinthes" de ce cher David Calvo.

la_nuit_des_labyrinthes

Histoire :
Ce livre fait suite, huit ans plus tard "si jeune ma buse" (haha) aux évènements s'étant déroulés dans "Délius une chanson d'été" dont j'ai déjà dû vous causer. Sinon, cet oubli est impardonnable, dites-le moi et je corrigerais.
Pour la première fois depuis son retour des Etats-Unis pour l'affaire du fleuriste, Lacejambe décide de sortir de chez lui et d'abandonner le réconfort chaud du génépi, sa seule boisson depuis lors, pour aller à un réveillon de Noël mondain de sa chère Marseille. Là, lui sera confiée uen mission par le très vieux et mystérieux Ours-Antoine à l'agonie : lui cueuillir le plus beau bouquet de Marina (la fleur la plus commune de tous les temps) avant la fin de la nuit. C'est cet évènement qui fera tomber Lacejambe sur l'évidence terrible : la marina a disparu. Ce simple évènement (enfin simple, si l'on veut) le plongera avec son fidèle Fenby (plus végétal que jamais) dans une course folle contre le levé du soleil pour extirper des entrailles d'une Marseille toujours plus salle les secrets des terribles évènements qui se préparent en cette nuit funeste. Entre attaque par des lampions, hommes-boules, troupeaux de bicyclettes et soupes au pistous parlantes, nos héros devront dénouer le plus terrifiant des échevaux funestes avec des aides innattendues.

Le reste :
Pour ceux qui ont lu le premier, c'est dans la même veine... en peut-être encore un peu plus surréaliste (oui, c'était possible... et pourtant!).
L'histoie avance pas à pas. La plupart du temps dans une précipitation hors du commun pour les personnages mais l'auteur -comme dans le premier livre- ne nous dévoile jamais la moindre indication avant son heure. Tout est distillé petit à petit. Parfois, ça en est énervant. Mais au fond pas trop car on se prend facilement à l'enchainement endiablé des évènements même si cela nous détourne quelque peu de la trame générale. Bien sûr, les dernières clefs ne nous seront livrées que dans les ultimes pages (si l'auteur avant attendu un tout petit peu plus, ça aurait été dans la post-face! ^^)
Le style est facile à lire et pas du totu dénué de petits attrait littéraires à ce qu'il m'a semblé. Le seul truc est de se prendre vraiment au livre et le lire vite. Je pense que c'est le seul problème : comme tout se déroule en une seule nuit (celle des labyrinthes bien sûr) si on coupe trop le livre en faisant des pauses on epu perdre le peu de fil qui nous relie à la trame centrale.
Sinon, Lacejambe est toujurs un personnage génial (un peu moins que dans Délius il m'a semblé, mais l'alcoolisme lui va si bien!) affublé d'un fenby toujours aussi bien aussi. L'histoire en elle-même est quelque peu dure à saisir dans son ensemble mais elle est géniale. Des passages surréalistes au possible (les soupes au pistou m'on plié en deux j'avoue) qui ponctuent le reste qui se contente (et c'est déjà bien) d'être à la fois fantastique et intrigant!

Pour conclure :
Vous qui avez aimé le premier vous aimerez surement le deuxième. Si vous avez eu du mal à accrocher au premier, ça risque d'être dur. Les autres, je ne vois pas trop quoi vous dire puisque c'est un peu une suite donc pas vraiment la peine de lire celui-ci si vous avez pas lu l'autre. Je les conseille à ceux qui son fans de fantastiques entre autres, et à ceux que cela ne dérange pas de tremper pendant la quasi-totalité de l'histoire dans un embrouillamini inextricable de trucs étranges (y'a pas d'autres expressions!)

Wha da woïd?
-Zlorch in, zlich out.

Posté par Shushu à 14:06 - Critique express' - Commentaires [2] - Permalien [#]

11-10-05

De combat, de mystères et de fard à paupière…

Pas mal de temps après sa sortie, voici ma critique express’ de Electra.... finalement ça tombe bien, la critique sort en même temps que le Dividi ou presque!

onesheet

L’histoire en deux mots, il n’en faut pas plus. Le Bien et le Mal s’affrontent dans le monde depuis des millénaires. Jusqu’ici tout va bien. Mais il existe une guerrière invincible que le destin doit pondre depuis des siècles. Jusqu’ici tout va bien. Ce joyau peut faire pencher la balance dans un sens comme dans l’autre. Jusqu’ici tout va bien. Et puis donc le Bien et le Mal (qui porte le doux nom de " La Main ") veulent cette guerrière. Electra, quant à elle, se remet bien de sa résurrection (suite à sa mort dans Daredevil) et entame une brillante carrière de tueuse à gage grâce à ses dons exceptionnels pour le combat. Elle devient une légende vivante mais tout bascule le jour où ses sentiments gentils rejaillissent et lui empêchent de mener à bien un contrat contre une jeune fille et son père… Rien que de très normal en gros. Le tout sur un fond de démons machiavéliques (et asiatiques, va comprendre Charles) rétro et modernes dont certains pourraient presque être intéressants. Notamment Typhoïde et son fameux pouvoir de tomber au ralenti !!!

Bon, le scénario est archi " mâché et remâché, vu et revu " donc n’attendez rien de ce coté là. Le film connaît un seul rebondissement alors vaut mieux pas le rater sinon vous aurez fait qu’une foule de scénaristes ultra bien payés auront bossé pour rien, ce serait dommage.

Niveau visuel, que dire… Je ne suis pas spécialiste en la matière mais les effets spéciaux font un peu " rétro " et je les trouve dans l’ensemble relativement ternes, sans parler de ceux qui sont totalement pourris, il y en a quelques uns de mémorables ! Niveau combat au corps à corps ça pourrait aller mais un caméraman malicieux a décidé de se glisser trop près à chaque fois, ce qui donne à pas mal de moments un fouillis bien incompréhensible. De bon on a quand même … de beaux paysages au début.

Mais alors, vous me demanderez où peut bien résider l’aspect intéressant de ce film. Mais voyons, c’est bête comme chou : c’est drôle. Y’a qu’à voir tous les sponsors qui ont participé à ce film. Bonux, pour ses ninjas plus blancs que blanc et des draps (très importants !) sans tache. Mir black magic pour ses ninjas plus noirs que noir. Mir couleur pour un rouge toujours plus éclatant dans les costumes discrets genre " assassin de l’ombre ". Bosch, pour des saïs contre lesquelles aucune haie ne peut résister. Le cirque Gruss pour une ménagerie toujours plus grande et lumineuse. L’Oréal bien sûr pour toujours plus de maquillage très naturel et de cheveux soyeux. D’ailleurs, un grand bravo à tous les techniciens des pubs de l’Oréal qui on été au top sur le tournage d’Electra. On reconnaît bien leur signature dans toutes les scènes clef avec des effets de cheveux dans le vent si intense qu’on en pleurerait (genre " tiens on es dans un endroit fermé mais un courant d’air opportun vient rehausser l’intensité de la scène –merci l’Oréal ").

Enfin bref, vous l’aurez compris, un film fondamental dans l’humour du cinquième degré. A regarder absolument entre amis qui n’ont pas aimé Daredevil et vous passerez peut-être un bon moment. Surtout pendant la fameuse scène où le suspens poignant nous tient en haleine pour savoir qui du Roi des Draps ou de la Reine du Fard à paupière (accessoirement impératrice des culs qui roulent) réussira à l’emporter !

Posté par Shushu à 13:59 - Critique express' - Commentaires [1] - Permalien [#]

09-10-05

De sable, de guerre et de poésie… Critique express’

avant propos : ce post est truffé de fautes de frappe, je m'en excuse bien bas!

Parlons un peu de " Les lions d’Al-Rassan " de Guy Gravriel Kay.

alrassan1

Pour commencer, une impression générale. Déjà, pour ceux qui ont lu par exemple " La tapisserie de Fionavar " on reconnaît la signature de l’artiste. Une histoire fouillée donnée d’un point de vue très aérien. Au delas des frontières, au delas des contraintes de temps on peut voir ce qui se passe partout en même temps. Cela permet de suivre dans un espace très vaste les nombreux personnages.

L’histoire (en faisant bien attention à pas trop en dire, promis) :
Il y a de nombreuses années, le royaume d’Espéragne recouvrait toute la péninsule sous la banière de Jad, le dieu soleil. Puis venu de par delas le détroit, sortis des sables du Marjiti les nomades prennent la péninsule et la soumettent presque intégralement aux saintes visions d’Ashar, prophète des étoiles. Mais la religion se relache et ce nouveau royaume prend le nom de khalifat où règne la plus grande débauche d’art et de plaisir de vivre. Aussi, lorsque le khalifat commence à se morceler les nomades ne viennent pas aider leurs convertis, voyant là la punition du seigneur. Finaement, le dernier khalife meurt asassiné par le poète Ammar ibn Khairan. Il met ainsi fin aux règne des khalife et lance une période trouble où chaque ville devient état pour acroitre au maximum son influence. La toute puissante Cartada devient prépondérante grace à la clairvoyance d’Ammar, au serice du gouverneur.
Une péninsule. Trois religions. Les jaddites, adorateurs du soleil venus du Nord. Les asharites, venus des déserts du sud adorateurs des étoiles. Les khindats, les errants, sans terre d’origine, sans terre d’asile et adorateurs des Lunes. La péninsule, autrefois jaddite, sous le nom de royaume d’Espéragne a été conquise par les asharites qui y installent un khalifat de plus en plus décadent malgré les strictes préceptes de la religion. Finalement le khalifat s’effondre lorsque sur ordre du gouverneur de Cartada, le poète Ammar ibn Khairan assassine le dernier des khalifes. Le pays se transforme en cités états où Cartada tient le haut du panier.
C’est quinze ans après ce changement de régime que notre histoire commence. Lorsque Ammar ibn Khairan, envoyé officiel de la toute puissante Cartada rencontre Jehane. Cette jeune kindath, fille du plus célèbre médecin du monde. C’est ici que commence notre histoire, avec les rois de l’ancienne Espéragne qui lorgnent de plus en plus sur la péninsule pour une reconquête. C’est là que commence notre histoire où tout s’oppose. Les prêtres qui veulent guerres saintes et morales strictes. Les religions qui veulent leurs anéantissements réciproques. Les hommes et leurs convictions personnelles. Les princes pour un héritage attirant.
Qu’adviendra-t-il de ce qui fut le plus beau pays du monde ? Reconquise par une guerre sainte jaddite ? Reconquise par une invasion d’espéragne ? Anéantie de l’intérieur par ses propres machinations ? Reprise par les nomades pour restaurer la foie sévère du prophète ?

Pour ce qui est de la façon de raconter je dois dire que ça varie relativement beaucoup au cours du livre. Parfois on est dans le simple racontage de faits par l’extérieur, assez monotone mais toujours précis et efficace. Mais par moments la narration change complètement de cap et rien ne va plus : c’est génial. L’auteur prend un malin plaisir à ne pas nous raconter ce qui se passe ou ne pas nous dire à qui cela arrive. Qui plus est il est champion sur certains coups pour induire le lecteur en erreur qui tombera ensuite sur le cul en disant " ah mais alors c’est pas lui qui a… putain ! ". Notamment lors du carnaval de Ragosa ou lors du duel au coucher du soleil… Je n’en dis bien sûr pas plus mais ce sont deux passages incontournables ! C’est une forme de suspens affreuse pour le lecteur mais génialissime dans la façon dont elle est menée. J’avoue m’être énervé en disant " mais nondediou, c’est qui " il " ?!?!?!? " mais au fond ce sont les passages les plus prenants du livres qui sont ainsi ! Je ne sais pas trop qu’en dire parce que j’ai vraiment adoré cette façon de faire, terriblement bien menée ! On a donc une narration qui va du classique efficace au génial très très efficace. Il prend en plus bien soin de varier les rythmes quand on ne s’y attend pas trop. Avec longues descriptions de courtes scènes ou minuscules ellipses narratives de longues périodes…on n’a pas une impression trop linéaire !

Pour ce qui est du contenu je suis bien sûr un éternel insatisfait par les fins de livres mais cela vous le savez je pense. Pourtant ben la fin n’est pas trop décevante pour moi (ce qui n’est pas peu dire). L’histoire n’est pas trop linéaire, les personnages se séparent, se retrouvent, voyagent, changent… enfin on a pas un truc statique ! Peut-etre un peu beaucoup de personnages comme dans " la tapisserie de fionavar " mais le petit index au début permet de remettre facilement un nom sur un personnage, surtout si on laisse s’écouler trop de de temps entre la lecture de deux chapitre… voilà un truc bien pensé !

Posté par Shushu à 13:57 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

07-10-05

De mondes parallèles, d’écrivains et de drogue…

Critique express’ de " L’instinct de l’équarrisseur –vie et mort de Sherlock Holmes " de Thomas Day.

equarisseur

Préface à ma critique :
Je ne connaissais cet auteur que de renommée et voulais lire ce livre depuis longtemps, attendant une autre édition que la Mnémos (oui, les Mnémos sont un peu chères pour ma modeste bourse d’étudiant). Mis à part l’impatience de lire ce livre, il m’a plu, beaucoup plu et a presque propulsé cet auteur dans mon Panthéon personnel… à confirmer bientôt par un autre roman.
Après relecture, j’ai été très prolifique pour cette critique, mes excuses… mais il a tant à dire de ce livre ! Lisez tout, ça vous plaira, promis !

D’un coup d’épée, Holmes brisa un vase –heureusement fort laid- avant de planter l’arme dans un meuble. Après avoir grimacé, il s’assit et se servit un thé tiède qu’il sucra encore et encore
Encore et encore
Comme Holmes dégustait à petites gorgées son sucre imbibé de thé, Arthur sentit qu’il pouvait parler.

Histoire :
Sherlock Holmes existe bel et bien. Pas dans notre monde, bien évidemment. Dans un monde parallèle, reflet déformé du notre. Un monde où la capitale de l’empire libertaire britannique est Londen et où les USA sont USSA (à vous de lire le livre pour savoir ce que veut dire ce sigle !). Arthur Conan Doyle (note : auteur des aventures de S. Holmes), aidé de son ami et cryptophysicien J.H. Watson qui a trouvé le moyen de passer dans notre monde à partir du sien, épaule S. Holmes dans ses aventures. Après lui revient la lourde tache de retranscrire ces aventures par écrit. Le défit pour lui est de ne pas mélanger les deux versions : la version normale, pour le monde de Holmes et Watson et la version édulcorée, pour le notre. Car en bon chrétien qu’il est, il ne peut se permettre de conter les aventures de celui qui est plus l’assassin de la reine que le grand enquêteur reconnu. C’est donc aux cotés d’un Holmes violent, sadique, cocaïnomane extrême, consommateur de chanvre indien, d’alcool à outrance et de tout ce qui peut droguer un homme que nous suivrons A.C. Doyle à la poursuite de Jack l’éventreur mais aussi, bien pire, James Pretorius Moriarty qui aurait découvert la vraie nature de l’instinct de l’équarisseur et le pouvoir de contrôler le monde.

Holmes refusa d’en dire d’avantage, se contentant de replier sa carte sans méthode –à l’envers pour tout dire. Arthur détestait quand il se comportait de la sorte, affichant un air hautain, qui ne voulait dire qu’une chose : " je vais vous en mettre plein la vue ".

Le style :
Pour ce que j’en ais pensé, c’est réellement un style agréable à lire au possible. D’abord parce qu’il n’est pas une page qui contienne au moins une pique d’humour acérée et qui vous prendra toujours par surprise (non, aucun gag téléphoné ici : que de l’innovant et du surprenant). Et ceci reste vrai même dans les situations d’extrême danger et suspens qui, vous vous en doutez ne manqueront pas de parsemer la route de nos trois compères (qui verrons au cours de l’aventure leurs rangs d’étoffer d’alliés aussi illustres que Oscar Wilde, Jack London ou Sundance Kid et bien d’autres). Ensuite parce que le style est souple et l’auteur manie avec autant de brio les moments rythmés pour donner des passages haletants que les scènes douces quand il le faut pour rendre des moments contemplatifs mais pas rébarbatifs. Aussi parce que les titres de chapitre sont exactement comme je les aime : explicites –mais pas trop- et à rallonge. Pour exemple, le premier n’est autre que " Où le professeur J.H. Watson débarque chez A.C. Doyle de façon tonitruante et à l’improviste, comme à on habitude ". Et pour ceux qui le pense, je leur réponds de suite : " non, ce n’est pas un point de détail ".
En parlant de chapitre, j’ai aimé le découpage à géométrie variable : tantôt de longs morceaux –mais pas trop- qui alternent avec de plus courts. De quoi pouvoir lire au rythme de son choix sans avoir à couper l’histoire au milieu d’un truc fondamental. Il y a au fait deux livres séparés d’un entracte. Au fond deux histoires sans grand rapport mais qui dans les deux cas ne progressent pas trop vite. Même s’il n’est pas celui que l’on connaît, S. Holmes n’en reste pas moins un enquêteur que l’on suivra pas à pas.

" Mais enfin ! Nous ne sommes pas sur cette terre pour jouir, monsieur Wilde !
-Je vous le concède [Arthur]. Faire jouir est tout aussi passionnant ! "

J’ai aimé :
Entre autre un trait remarquable de style de l’auteur : son aptitude à placer dans le texte des petites pensées ou remarques mentales de ses personnages. Qui rend le texte plus vivant, les personnages plus compréhensibles, sans pour autant l’alourdir inutilement. C’est souvent de la phrase courte et choc, et drôle !
L’intervention de personnages réels assortis de problèmes réels à tendance drôle prononcée (c’est fou comme affubler A.C. Doyle de " problèmes de stature assise plus communément appelé hémorroïdes " le rend plus crédible). L’intervention de personnages que l’on croit connaître mais sont tout à fait déformés de l’image que l’on s’en fait. L’exemple le plus notable est bien sûr S. Holmes mais les autres ne sont pas en reste. Je voudrais vous citer les notes qu’A.C. Doyle a de lui mais je ne saurais que choisir alors je vous livre deux passages qui, sans en dire autant que ces fameuses notes n’en restent pas moins des témoignages très éloquents de ce qu’est réellement S. Holmes :

" Un ami très cher voyage avec moi, Sir Sherlock Holmes. Comment vous le décrire… Maigre, maladif, yeux injectés de sang, allure de goule nécrophile et phtisique tout juste déterrée par des étudiants en médecine sans le sou… Je vous en prie, soyez très gentils avec lui, vraiment très gentils. Voyez-vous, lors de notre avant-dernier voyage en aérostat un médecin autrichien, très poli et je tiens à être des plus précis sur ce point… "
Alors que Watson terrorisait un couple de vieilles Bostoniennes très dignes, à l’aide du récit de la défenestration aéronautique de Sigmund Freud…

" Il est mort, Holmes ! (…) N’y avait-il pas un autre moyen de gagner la Péruvie rapidement ?
-Peut-être, mais pas connu de moi… Je me fais vieux et j’ai dû légèrement abuser de la fine de Cody ; et je le visais à l’épaule sans l’intention de tirer, bien entendu… mais… il y a eu un trou d’air, le coup est parti et je l’ai touché à la gorge, carotide y compris… le sang a giclé partout et il a bien crié trois bonnes minutes avant que je n’arrive à le faire taire à coups de talons. C’était épouvantable, croyez-moi… La chevrotine avait dû sectionner une ou deux cordes vocales car même Shari (note : femme de S.H .), quand elle est en colère, a une voix moins désagréable…
-Quelle horreur… murmura Arthur en mettant sa main sur sa bouche.
-Certes, mais contrebalancée par une découverte de la plus haute importance : j’adore piloter cet engin !"

Pour sur, peut-être pas le passage le plus ragoûtant du livre je pense, mais surtout ne vous laissez pas rebuter !

Au final :
Ce livre est un trésor à la fois de drôlerie, d’inventivité, de rebondissements mais aussi de documentation (et la bibliographie finale proposée par l’auteur est à la hauteur !)
C’est selon moi un des tous meilleurs livres fantastiques que j’ai lu, avec une certaine veine de Steampunk bien visible, juste là, regardez bien : on en redemanderait !
Je ne dirais pas à lire de toute urgence, car il ne va pas s’envoler mais pour le moins, rajoutez-le à votre liste de livre à lire très bientôt, il le faut. Non pas parce que j’ai aimé, non pas parce que tous les gens que je connais qui l’on lu ont aimé mais parce que VOUS allez aimer, il ne peut en être autrement !

" Nemo me impune lacessit –nul ne me griffe impunément- devise de Sherlock Holmes "

Posté par Shushu à 13:57 - Critique express' - Commentaires [1] - Permalien [#]

27-08-05

L'attaque de la moussaka géante...

attaque_de_la_moussaka_g_nate_affiche

Comme je l'ais déjà dit il n'y a pas si logtemps, après beaucoup d'attente j'ai pu voir l'attaque de la moussaka géante (de Panos Koutras) en version originale (grec) sous titrée russe ... non, français, j'en suis pas là quand même! (merci ciné auteur)

Comment décrire ce film?
Kitchissime, culinaire, gay, humoristique, dramatique, éxubérant, critique
Oui, déjà on se rapproche.

L'histoire de ce film catastrophe alimentaire est à la fois très simple, mais hautement ramifiée (mouarf) ce qui reflète le géni de l'auteur. Des etraterrestres (voir ci-dessous pour les amazones de l'espace version potiche qui pose, option bikinirikiki lumineux) sont perdues et tente une exploration de la Terre. Malheuresement la téléportation de Gora se fait juste sur une part de Moussaka abandonnée et leurs molécules fusionent (c'est pas de bol quand même) et donnent une part de Moussaka de 30 mètres de haut, armée d'huile bouillante et corosive, furieuse qui attaque la belle ville d'Athènes.
moussaka_extraterrestres2
Lors de la panique générale qui parcourt la ville, on croise des histoires qui se croisent. Que ce soit la reporter qui n'hésite pas à marcher su les cadavres pour avoir un bon angle de vu, le travesti obèse en quète d'amour, les experts de l'espace homosexuels en blouse rose perdus dans leurs problèmes de couple, la femme de ministre droguée qui tente de récupérer sa part de moussaka... dans tous les cas on a des situations zarbi pour des personnages icnroyablement kitch et mal joués pour la plupart.
Finalement (oui, je dévoile la fin) Tara (le travesti) trouve l'amour dans les bras d'Alexis Alexiou (le scientifique rose) tandis que la journaliste se re"trouve brulée par l'huile et que la femme de ministre fini dans l'espace avec les nymphettes lumineuses. Une fin superbe qui permet de revoir une fois de plus l'OVNI rose aux nuances violettes et turquoises.

Mais dans tout ça, où est l'intéret du film? Un fillm à vraiment-très-petit-budget c'est toujours drôle! Il faut voir cette part de moussaka courir après trois paumés dans uen athènes déserte et leur cracher des jets d'huile (on n'a aucune mal à imaginer l'opérateur plateau qui jette ses sceaux d'huile/boulette de viande) pour des agonies toujours plus drôles. Les jeux d'acteurs sont à tomber par terre, les dialogues monumentaux et la gayitude ambiante tellement poussée qu'elle est mieux que comique.
Il y a aussi un aspect plus "sérieux" du film, ue critique des médias assez bonne avec toujours plein de flash télévisés qui ponctuent le film. Avec la chaine qui continue à dire "c'est une hallucination collective" après 150 morts, celle  où les gens se suicident en direct, la reporter qui s'amuse au milieu des cadavres, les présentateurs qui tombent de sommeil car ils ne veulent pas rendre l'antenne et le sommum, les conseils aux téléspectateurs pour ce grave problème .

"Restez chez vous."
"N'etteingnez pas la télé."
"Nous veillons sur vous."
"Ne changez pas de chaine."
"Ne vous suicidez pas."

Enfin, c'est donc un film qui aurait pu être minable, banal s'il avait eu un budget correct, mais qui est en fait presque un petit bijou à mon gout! Si vous avez l'occasion de le voir que vous soyez amateur de kitch, de série Z, de navets en tous genre, de films qui ne se prenent pas au sérieux, de moussaka, de gays, de créatures spaciales cruchottes, d'humour décalé ou de quoi que ce soit d'autre. Faites l'effort de le regarder, et jusqu'à la fin. C'est un film qu'il faut voir uen fois dans sa vie! ^^

Et pour finir comme le film, je vous donne la recette de la moussaka!
Pour éviter tot incident, ne suivez pas le dernier conseil et n'en faites pas de trop grosses quantités... ^^

Posté par Shushu à 17:54 - Critique express' - Commentaires [2] - Permalien [#]



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