17-11-07
De magie, d'étoile et de fuite...
Critique epxress' de Stardust, le mystère de l'étoile
(Ouais, les séances gratuites tombent, j'en profite!)
Poussière d'histoire :
Mur est un petit village d'Angleterre qui doit son nom au mur de pierre qui le borde depuis aussi loin que la mémoire de l'homme remonte. La légende dit que ce mur sépare Mur d'un autre royaume, aussi la brèche dans le mur est-elle bien gardée.
Bien des années après son père, Tristan franchira la brèche pour rameer une étoile tombée du ciel et gagner le coeur de sa belle et insouciante dulcinée. Il pénètrera de plein pied dans le royaume de Stormhold où règne féérie, magie et fantasy. Entre machinations royales et sorcières, ramener l'étoile à Mur ne se révèlera pas de tout repos.

"Lamia, économise bien ce qui restait du dernier coeur!
-N'ayez crainte mes soeurs, je retrouverais l'étoile!"
Poussière de déroulement :
Tristan découvrira bien vite l'étoile qui n'est autre qu'Yvaine, à l'allure de charmante jeune fille à l'humour cinglant et au verbe acéré. Délogée du ciel par un médaillon pris en pleine figure, elle ne sait pas que l'énorme rubis san éclat qu'elle porte à présent au cou est la clef qui permettra à un des frères royaux ennemis d'accéder au trone. Ce qu'elle ignore aussi c'est que la plus terrible des sorcières est sur ses traces pour lui arracher et lui dévorer son coeur, promesse de vie éternel et de pouvoir infini.
C'est donc un couple mal assorti et cible de toutes les convoitises qui arpentera ce monde nouveau en croisant et recroisant certaines destinées et des personnages hauts en couleur, de l'esclave enchaînée à une sorcière au capitaine pêcheur d'éclair.

"Vous allez trouver ça étrange : avez-vous vu une étoile tomber pas loin?
-Vous troubvez ça drôle? A force de rire j'ai les lèvres gercées!"
Poussière d'avis :
Je pense que le mot exact serait de dire que ce film m'a "transporté". Pendant deux heures j'ai été comme un gamin, complètement immergé dans le film, dans son ambiance dans ses lignes qui se croisent, divergent parfois mais ne cessent jamais de converger à un final digne des 2h qui l'auront précédé.
Des acteurs connus et reconnus (je ne citerais pas De Niro dans son rôle de capitaine totalement innattendu et décalé et Pfiffer dans le rôle de la méchante sorcière assoiffée de pouvoir et de jeunesse) en cotoîent d'autres plus inconnus pour moi. Tous sont justes, même les plus petits rôles... heureusement car l'ambiance magique ne supporte aucun impair!

"Tu ne verras, ne sentiras, n'entendra ni même ne touchera l'étoile!
Sera-t-elle sous tes yeux qu'elle t'échappera!"
Le scénario est génial (et je n'ose imaginer jusqu'à quel point on le doit au géni de l'ami Gaiman), en particulier par cette habileté avec laquelle tout se croise, se décroise, se rapproche, s'éloigne. Dans un autre film on aurait dit "la coïncidence est trop énorme" mais là l'ambiance magique fait office de liand et la sauce prend jusqu'à la moindre étincelle qui mettrait le feu aux poudres, tant mieux car l'ambiance magique ne supporte aucun impair!
La musique est au poil. J'avoue que je n'en dirais pas beaucoup plus car elle se fond dans la totalité (images/acteurs/ambiance...) sans le moindre accroc. Même quand la musique est là il arrive qu'on l'oublie car elle est au service du tout. Il en va de même pour les effets spéciaux car ils sont sans défaut (bon, sauf que j'ai un mal éternel avec les feux colorés mais le feu vert et maléfique des sorcières est tout ce qu'il y a de plus honnorable et inquiétant). Des éclairs au bateau volant en passant par l'apparition de seins ou d'auberge, tout est clean, ouf car l'ambiance magique ne supporte aucun impair!

Avouez qu'il faut bien ça pour partir à
la pèche aux éclairs en plein ciel!
Poussière de conclusion :
Ce film est une perle de féérie qui vous embarquera pour vous faire tourbillonner de son début à sa fin ultime. Certains ressorts sont ultra classiques et un brin attendus mais pour peu que vous lui en donniez l'occasion, Stardust vous fera franchir le mur. L'ambiance magique, la vraie, fragile et belle comme du crystal n'a aucune faille et reste solide face à n'importe quel sceptiscisme frocené! Vivez en Stormhold, tremblez devant la puissance de la sorcière Lamia, dansez avec le capitain Shakespeare, émerveillez-vous devant la scintillance d'une étoile, pleurez devant l'infortune d'une mère, frémissez devant l'ambition du prince Septimus, riez aux blagues des fantômes estropiés mais avant tout rêvez car l'espace de deux heures pleines, vous chasserez les étoiles et marcherez dans leurs pas, traqués de tous côtés vous courrez à perdre haleine!

"Les étoiles ont plein de choses à faire!
Apparaître, disparaître, scintiller..."
De gris, de silence et d'inadaptation...
Loupé en salle (étonnant pour un film qui n'est sorti nulle part...), il est sorti en DVD, l'occasion de se rattraper.
Critique express' de "Norway of Life" -en VONSTF-
Histoire of life :
Andreas arrive dans une nouvelles ville d'une façon un peu étrange et sans vraiment comprendre ce qui lui arrive. On lui donne un appartement tout pret, un travail de comptable et dans une certaine mesure, une femme (je suis un peu circonspect sur ce point, par réaction à tous les pitch que l'on peut lire partout).
Il découvrira qu'il est entré dans un monde que certains qualifieraient de parfait. Sans accroc. Sans tâche. Sans relief. Sans saveur. Sans odeur. Sans ivresse. Sans bruit. Un monde qui n'est pas pour lui et qu'il voudra quitter sans retard après avoir tenté de s'intégrer de son mieux.
Et si la ville n'avait pas d'issue? Et si la sortie se trouvait dans une cave, dans un petit trou d'où s'échappent des sons et ses odeurs? Si c'était le cas, Andreas devrait tout tenter pour sortir, quelque soit l'extérieur.
Norway of ambiance:
Voilà un film qui dérange de tous les côtés, qui met mal à l'aise. Et il dérange d'autant plus qu'au final il ne devrait pas y avoir de quoi être crispé devant ces images propres, soignées même. Avec des gens aussi propres et élégants dans ces cadres aussi sympa (on se croirait dans un catalogue Ikea que ce soit au bureau ou à la maison).
A mon avis, le réalisateur montre ici un bonne dose de maitrise. Avec des images si bonnes il n'est pas dur de créer une bonne ambiance et il en aurait fallu peu pour que l'on s'y sente bien, ce qui aurait gâché tout le film car on n'aurait pas adhéré à Andreas. Mais par des petits "je ne sais trop quoi" l'ambiance nous dérange. Ce serait comme être dans "Prete-moi ta main" mais ressentir l'ambiance de "Brazil" (oui, faut avoir vu les deux pour comprendre l'allusion).
Evidemment, certains éléments "forts" permettent de faire planer cette ambiance particulière (non, je ne pense pas à un cadavre de suicidé empalé sur une grille et qui sera enlevé en silence dans l'indifférence totale). Avec en plus des éléments récurrents dont la petite voiture. Là où dans un autre film les "préserveurs de l'ordre" auraient des grosses berlines bruyantes et des costumes noirs (type Matrix), ici le danger qui plane est une petite voiturette électrique grise avec deux agents de la voierie armés de leurs balais. Ridicule, certes, mas menaçant pourtant!
Je passe sur ce qui est l'élément ultime dérangeant. Tellement fort que je ne m'en suis rendu compte que lorsque Andreas en fait mention lui même. "Merde, c'est vrai! Comme j'ai fait pour pas voir ça?" C'est dingue, c'est énorme mais on ne le voit pas, c'est une partie de l'ambiance, ça y participe sans qu'on puisse l'identifier nommément. C'est là qu'on voit la maîtrise : le réalisateur fait plus que juste associer des éléments séparés pour donner un effet.
Conclusion of life :
J'avais envie de parler aussi des acteurs (propres, lisses et dérangeants ... parfait dans l'univers du film), de la musique (et, plus largement, de son absence par moments) et d'un tas d'autres choses. Mais pas la peine : comme à mon avis un des plus gros points forts est l'ambiance, je vous laisse le voir pour vous en imprégner car de toutes façons ça ne peut pas se raconter.
Ce film ne plaira pas à tout le monde, c'est certain. L'action n'est pas au rendez-vous. L'humour est dicret fin et subtil. Les bimbos à la poitrine opulente ont été refusées à l'entrée... Je peux même dire que ce film plaira à une minorité! Tentez pourtant votre chance (peut-être pas un jour de déprime ou de fatigue quand même) et dites-moi ce qu'il en a été!
31-10-07
De symboles, de pouvoirs et de neige...
Oui, moi quand on m'offre des places de ciné, même si c'est une avant-première, même si c'est un cinéma géant, même si c'est un film dont je ne sais rien j'y vais ... c'est des "même" ou des si "surtout"...? Donc, critique express' de "Les portes du temps" (en anglais "dark rising", ne cherchez pas...)
La porte de l'histoire :
Le jeune Will fait partie d'une famille nombreuse d'américains partis pour un nouveau départ dans une petite ville d'Angleterre. Un peu délaissé par ses frères et ses parents, il ne semble chéri que par sa petite soeur (qui doit se sentir bien seule dans cette fratrie énorme). Il a 14 ans alors il déborde de non-dits, de frustrations accumulées et de déceptions (particulièrement amoureuses car il déborde surtout, à mon avis, de montées d'hormones). Mais étant le "septième fils d'un septième fils", son destin est d'être un Ancien, être hors du temps aux grands pouvoirs. Il est même le "chercheur", celui qui a le pouvoir de trouver les six "symboles" de la lumière qui lui permettront de défaire le cavalier, avatar des Ténèbres qui sera tout puissant dans 5 jours et détruira la planète. Il devra donc parcourir les époques et affronter à la fois ses ennemis et ses hormones pour faire triompher la Lumière.
La porte de mon avis :
Premier constat : soit l'acteur principal joue mal, soit il est très mal doublé. A mon avis, y'a des deux. C'est un peu chiant. Et les autres acteurs sont pas spécialement fameux non plus (les seuls qui pourraient donner de l'ampleur au film ont des rôles un peu effacés) et c'est extrêmement triste car la meilleur surprise que j'ai eu en allant voir le film c'est de voir au générique de d'ouverture que Christopher Eccleston est de la partie! Après l'avoir adoré dans Docteur Who je ne pouvais que me réjouir. Oui, mais là il joue un méchant (c'est lui le cavalier) et ça fait drôle. Il n'est pas mauvais mais pas transcendant, il ne donne pas à frémir, on n'est pas sûr qu'il réduira le monde en cendres. D'ailleurs ses très bons moments sont ceux où il se fait passer pour le gentil et frétillant docteur (comme quoi!) de famille.
Les effets spéciaux sont jolis mais sans attrait réel (les passages dans le temps auraient pu être incroyables mais sont juste quelconques, les ralentissements sont bien placés et bien utilisés mais tellement nombreux qu'ils en deviennent encombrants... La mention "bien" revient aux brumes et aux corbeaux). La musique est bonne sans être transcendante. Le scénario est bon, mais presque classique et totalement sans surprise ("oh, mon dieu, je ne trouverais jamais le dernier symbole, s'il s'agit d'une âme humaine! Comment ferais-je seul pour lutter contre les ténèbres?"). Le pire dans le film doit être les dialogues qui sont plats, archi usés jusqu'à la corde, déjà entendu dix fois.
Le film met longtemps à démarrer pour faire la part belle à la situation du héro, extérieure mais aussi intérieure (son mal-être, ses hormones, son désir de reconnaissance et d'affirmation). Le film n'a donc plus assez de temps pour l'action et les voyages dans le temps sont rapides, brouillonnes, vite expédiées et sans intérêt (en particulier pour un film qui fait de cet aspect sont argument "marketing" massif). Si ce fim était une épreuve sportive ça serait un demi-fond qui se termine par un spring supplémentaire car on en a pas assez eu. Le film aurait grandement gagné selon moi à se tourner vraiment vers el film d'action fantastique plutôt que de lorgner vers le film de psychologie d'ado... mais bon, je suis vieux!
La porte brève :
Un film qui sera sûrement efficace envers des gens plus jeunes, surtout des garçons (pour les histoires d'hormones et d'incompréhension chronique). Dans ses différents aspects ce film est au mieux intéressant, au pire affligeant mais le plus souvent quelconque.
C'est ce genre de films qui me fait penser que j'ai vieilli car il y a quelques années il m'aurait peut-être ravi. Préférez-lui des films plus aboutis (maintenant dans le genre y'a le choix) comme Narnia pour l'univers et l'ambiance tout en gardant les sentiments de la jeunesse ou Harry-Potter-Les-Derniers pour le scénario et les idées tout en gardant la lutte Lumière Ténèbres.
Si vous y tenez vraiment, emmenez-y vos petits frères (et soeurs aussi, je suis pas sexiste dans les goûts mais ça les gonflera peut-être de voir la seule fille du film consédérée uniquement comme vil objet de désir et de lutte fratricide).
25-10-07
De porc, de folie et de paganisme...
Voici la critique express' de "Sa Majesté Minor"
Petite fifiche :
Année : 2007
Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
Durée : 1h41
Avec surtout : José Garcia
Et aussi : Vincent Cassel
Sans oublier : tous les autres

"Cet homme est un porc" au sens quasi-propre
Petite amorce :
Sur une île de la mer Egée, quelque part dans le temps il y a très longtemps, avant même l'avènement de Homère. Un petit village vit sa vie sans se préoccuper de grand chose d'autre que la récolte des olives, la fornication, la vénération des colombes et l'élevage des porcs -époque bénie s'il en est. Or, parmi ces cochons vit un homme, Minor. Stupide, dénué de parole et vivant avec sa truie-épouse, Minor coule des beaux jours pleins de boue et de crasse, même s'il est la cible de viles plaisanteries. Il aura même la joie de rencontrer dans la forêt des mythes et en particulier un satyre follement lubrique. Mais tout bascule avec un choc sur la tête, où Minor trouve la parole en même temps que l'intelligence.

L'ascencion vers la gloire, le pouvoir et la disgrace
Petit déroulement :
Minor devient un homme comme tous les autres mais avec des prophéties et des oracles il deviendra le centre de toutes les attentions. Il suffira d'un minuscule coup de pouce du destin pour qu'il devienne roi de la petite communauté. Aidé par ses envies sexuelles, les conseils du satyre, les manipulations féminines et son amour pour sa truie, Minor ira en moins d'une heure de la fange à la fange en passant par le sommet du pouvoir et du ridicule. Entre statue géante, mode vestimentaire stupide, amis, amours, trahison et fornication, ce personnage hors du commun se débattra dans ce destin qu'il n'a pas choisi.

"Tu dois lui parler avec ton ami... celui que tu as entre les jambes"
Petits acteurs :
De A à Z, ils sont tous très bons. Selon moi la vedette ne revient pas au rôle titre, même si José Garcia est fort bon, surtout que ce rôle d'homme animal (en particulier avant qu'il naccède à l'humanité) ne devait pas être de la première évidence à interpréter. Mélanie Bernier est aussi très bonne dans son rôle de jeune beauté primale. Sans pudeur aucune, que ce soit physique ou morale, elle incarne la femme primale telle que l'ont fantasmée les écrivains classiques depuis longtemps : belle, usant de sa beauté, ferme et manipulatrice sans être dépourvue de coeur, peut-être cruelle par nature ou pour survivre.
Vincent Cassel est proprement génial. Jamais satyre n'aura été aussi criant de vérité (c'est d'ailleurs presque à s'inquiéter pour cette chère Monica). Lubrique frénétique servi encore plus par son sourire carnassier que par ses fausses jambes bluffantes (et parfaitement adaptées à ses mouvements de bassin), il est le vrai faune priapique qui hante les dionisiaques et court après les ravissantes nymphes. Il le dit lui-même dans le film "je suis un mythe" (avec ses avantages comme "les mythes ne vieillissent pas" et ses inconvénients "les mythes sont là où il le faut" --> "tu as rêvé de moi hier! Je le sais, j'y étais!"), jamais mythe n'a été aussi véridique et crédible.
Petits plus :
Je vais passer relativement vite sur les décors qui sont justes, donne le parfait contexte (journées chaudes et sèches, sous un ciel bleu face à une mer identique, vacances d'été éternelles où l'homme désoeuvré n'a de meilleur souci que de s'abandonner aux plaisirs) à l'histoire et l'idéal endroit pour voir se révéler tous les excès de l'homme.
Idem pour la musique, estivale, joyeuse, pétillante.
Petit bonus spécial pour les chapitrages qui permettent un découpage du film plus abrupte, passant directement d'une situation à une autre sans perdre le moindre fil puisque l'on sait tout de suite que la séquence suivante est celle "Où des plaisanteries anodines auront de graves conséquences". C'est toujours plein d'humour et notamment celui où pour avoir recommencé à mordre les gens, le roi Minor tombera en disgrace : "Où une bouchée de trop fait chuter le régime".

La vénération des divines colombes, ça ne s'improvise pas!
Petit avis général :
Ce film, c'est d'un grand n'importe quoi. Autrement dit il y aura deux populations de gens : ceux qui vont adhérer et ceux qui vont conchier. Moi, bien entendu, j'ai adhéré.
Le fait de placer l'histoire à cette époque et dans ce contexte permet tous les abus, tous les excès que l'amoralité païenne ne réprouve pas, c'est à dire tous. On pourra en effet compter sans être exaustif : la sexualité sous tous ses angles (fornication, sodomie, zoophilie, semi-zoophilie (oui, un faune il n'est qu'à moitié animal), masturbation ...), le verbe cru (celui qui exprime la pensée dans son fond et sans y mettre les formes), la manipulation, l'homosexualité latente, le mensonge, l'incitation au meurtre, le complot...
Forcément, si on n'est pas préparé ça peut choquer mais -j'en suis bien désolé croyez le bien- s'offusquer de ce que nous présentera ce film (je pense particulièrement aux apsects plus "charnels" des excès sus-nommés) sera faire preuve de pensée obtuse, frileuse et psychorigide. Oui, les hommes et les femmes baisent, inutile de vous le cacher plus longtemps parce que y'a beaucoup de chances pour que vous soyez né grâce à ça! Il faut au contraire rire de la dérision avec laquelle nous sont présentés tous ces apsects que certains qualifieront de dérangeant car non, ce film ne tombe pas une seul fois dans le vil piège de la vulgarité, de la pornographie ou même de l'érotisme (la preuve, il passe dans des "grandes chaines de cinémas"). Et puis après tout, à mon avis, tout ce qui relève de la quête du pouvoir, du mensonge, de la trahison and co. mérite bien plus l'oprobe et certains films qui ne choquent personne en abordant à fond ces thèmes sont bien plus obscènes au fond que bien des films pornos.
Bien des clichés son dynamités dans ce film et bien des situations son tprises à contre-pied. L'exemple le plus flagrant est celui du personnage de Karkos, le jeune grec sublime à la plastique parfaite, le cliché de l'athlète que ses muscles prédisposent à de la testostérone ben venue comme dans 300. Oui, mais il est le poète du village, pas le barbare attendu. Et il est le seul à placer un peu de valeur en la "vertue" de sa compagne alors qu'elle fait tout pour se donner à lui. Il n'est pas le classique vengeur transi d'amour qui tuera l'amant de sa compagne dans un accès de saine rage. Non, il est celui qui ayant ravalé sa rage et contemplé la beauté du monde tombera de manière ambigüe amoureux de l'amant de sa compagne.
A epoqué lointaine, morale et moeurs lointaines. C'est dans cette morale et ces moeurs qui nous sont étrangers que tout se passe autrement que ce à quoi nous voulions nous attendre.

Karkos, le plus moral et proche de nous...
pourtant le plus atypique de tout le film!
Petite conclusion :
Sa Majesté Minor est avant tout une comédie, même si j'ai l'impression de l'avoir présenté plus comme un film métaphysique sur l'homme ses excès, sa droiture et ses méconduites. C'est un film drôle où la morale phylosophique qui est la notre n'existait pas encore, théatre de toutes les exagérations qui font naître d'abord le rire et ensuite la réflexion si vous avez allumé votre neurone qui dit "au fond on n'est pas si différents".
Un film sans complexe qui s'assume totalement, de ses gags les plus niais aux plus fins, de ses dialogues les plus gras ("tu viens pour ta sodomie?" "non, pour un conseil..." "l'un m'empeche pas l'autre!") aux plus ampoulés, de sa narration originale (et qui fait un peu penser à du cinéma muet avec ses titrages) à ses codes les plus fondamentaux.
Alors mon conseil est le suivant : départissez-vous de vos complexes et allez le voir si vous y ètes parvenus. Sinon vous ne goûterez pas le sel de bien des situations et de bien des répliques qui auraient pu devenir culte si elles s'étaient trouvées dans un film à plus forte audience. Que leur confidentialité leur apporte plus de cachet! Vous rierez plus d'une fois et vous vous pencherez sur les excès primaires de l'homme (le sexe n'étant pas en tête) mais aussi sur d'autre plus modernes comme -inattendue ici- la mode.
22-10-07
De chauve, d'inaction et de chiniaiseries
Enfin, une vraie critique vraiment express' qu'elle sera rapide : Rush Hour 3
Histoire :
Grosso merdo y'en a pas. Il s'agit d'un grand rouleau de papier adhésif (j'aime bien, ça fait rustique de le dire comme ça) où se sont collés deux agents de la police de Miami, un ambassadeur chinois en guerre contre les triades, un ambassadeur français président de la cour pénale internationale, des chinois qui parlent québécois, une pin-up chauve traitresse joueuse de bakara et meneuse de revue et un chauffeur de taxi.
Grosso merdo l'ambassadeur veut faire tomber les triades, l'autre ambassadeur veut l'aider. Les triades veulent les tuer, les agents veulent les protéger. Sans trop qu'on comprenne pourquoi ils se retrouvent à Paris car ils ont besoin de la chauve qui arrive dans le film comme sortie d'un chapeau. Ils trouvent un taxi, ils roulent vite, font des cascades, tuent des gens et sans qu'on comprenne ni comment ni pourquoi tout se fini bien.
Le reste :
Grosso merdo, y'a rien. C'est un film dit comique et pour tout vous avouer je n'ai pas ri une seule fois pendant tout le film. C'est assez dérangeant comme situation et sensation, alors que toute la salle est morte de rire. Les cascades sont sans originalité mais bien exécutée. Les combats sont mal filmés et fouillis, les retournements de situation sont sans surprise (je parlerais plus de tournant que de retournement tant c'est prévisible), les acteurs excessifs et caricaturaux, (la seule qui aurait pu être potable a un rôle où elle ne fait que pleurer) Yvan Attal est lamentable dans un rôle pathétique, les courses poursuites à pied ou en voiture sont pas mal mais sans plus, les dialogues sont affligeants, l'humour est si ras des paquerettes qu'il ne vaut même pas par sa propre auto-dérision.
Ce que l'on peut sauver :
(par ordre d'importance croissante, attention, ça dépote)
Une nonne qui sert d'interprète à un chinois qui parle québécois (idée bonne, résultat à chier partout).
Noémie Lenoir est peut-être la moins mauvaise du trio, elle est bien habilée et le crâne rasé lui va bien.
Y'a une vieille méchante qui se bat avec un éventail et des couteaux de lancer.
Y'a une partie de bakara.
En bref :
C'est une merde à l'éclat terne et sans attrait extrêment rare qui ravira les mous du bulbe et les fans de Jackie Chan. A la décharge du film, je l'ais vu j'étais pas du tout d'humeur et je pensais à autre chose tandis que la salle était pleine de gens bruyants, dérangeants, génants, irritants, malpolis et puants (par excès de pop-corn) qui n'ont rien arrangé.
N'allez pas le voir, téléchargez-le mais ne le regardez quand même pas : diffusez-le auprès des gens que vous n'aimez pas, les producteurs de cette bouse méritent de perdre de l'argent par votre main!
21-10-07
D'enlèvement, de famille et de créature...
Voici la critique express' de The Host que je n'avais pas pu voir au cinéma. Sa sortie en DVD est l'occasion de vous en parler un peu!
Oulalala, note postérieure : cette critique est méga longue sans grande raison si ce n'est le paragraphe "sur la créature" je m'en excuse vivement mais quadn j'adhère j'adhère moi.
Note préalable : vous n'aurez pas plus qu'un très léger léger aperçu visuel de la créature ici, c'est volontaire, pour ne rien déflorer à ceux qui n'ont pas encore vu le film, ça vuos stimulera!
Fiche technique express' :
Hop, cette critique est trop longue, je supprime ma fiche qui de toutes façons ne sert à rien et vous donne ce lien qui est bien entendu moins inétressant que la présente critique n'y allez que si vous voulez des infos techniques.

La famille disparate au grand complet devant la buvette.
Le bonheur simple avant l'horreur simple.
Synopsis express' :
Corée, les bords de l'immense fleuve Han. Hee-bong tient un petit snack dans la station nautique avec l'aide de son très somnolent et très immature fils aîné Gang-du. Nam-joo, sa fille est une championne maudite en tir à l'arc tandis que son cadet Nam-il est un grand diplômé au chômage.
Un jour, une créature immense et inconnue surgit du fleuve Han et attaque la population, renversant, piétinant et dévorant les gens. Dans la panique, Gang-du perd sa fille unique Hyun-seo de vue jusqu'à s'apercevoir que celle-ci se fait enlever par la créature qui se retire dans les eaux sombres du fleuve.
Partagée entre fureur, dissensions internes et chagrin, la petite famille devra se serrer les coudes car Gang-du est sûr que sa fille n'est pas morte et qu'il faut la retrouver dans le labyrinthe des égouts de la ville. Tout serait bien plus facile si les autorités n'avaient pas déclaré que la créature est l'hôte d'un virus mortel qui auait infecté Gang-du qui devient le sujet involontaire d'expérimentations.

Face à la créature une seule issue : la fuite!
Développement express' :
Surtout pas la peine de lire ça si vous comptez voir le film quoi qu'il en soit.
En effet, Hyun-seo n'est pas morte. Car la créature accumule de la viande dans une fosse au coeur des égouts et n'a pas vu que la petite fille n'était pas morte. Elle tente d'appeler son père mais le coup de fil est bref, juste suffisant pour que sa famille sache qu'elle est en vie.
Mais les autorités n'écoutent pas Gang-du. Mais les autorités pensent que Gang-du a été infecté par un virus mystérieux. Entre fuite des hopitaux militaires, corruption de fonctionnaires pour accéder aux sites protégés et pluie battante, les 4 héros arriveront au plus près de la bête...
Et c'est la police qui leur fera le plus de tors, qui les forcera à se disperser, à se retrouver isolés les uns des autres. Mais même individuellement ils trouveront le courage d'affronter le danger seuls, chacun à leur façon, dans une urgence toujours plus grande ils traqueront la bête.
Car les nations unies trouvent que la Corée n'a pas su gérer la crise et prend l'affaire en main. A grands renforts de mystères, de secrets et d'anglais incompréhensible aux coréens ils déposent une chappe impénétrable sur la créature et son virus dont on ne peut s'empécher de douter peu à peu. Mais le prétexte suffit pour libérer l'agent jaune, une arme chimique terrifiante qui assainira la ville mais détruira toute forme de vie.
Et tous les affrontements convergent (les manifestants restés en ville pour empécher la libération de l'agent jaune, les trois frères armés comme ils le peuvent pour défier la créature et lui reprendre Hyun-seo, la créature et sa faim visiblement insasiable de viande humaine) vers un dénouement dont je ne vous dévoilerai rien. L'amour aura-t-il triomphé de la créature mutante? Le militantisme aura-t-il triomphé du militarisme? La vérité aura-t-elle triomphé des secrets?

La froideur de l'hôpital fait un dur écho
au désespoir de la perte subite.
Mon avis express' :
Sur le scénario - Oh, je n'ais pas grand chose à redire là dessus. Le scénario se tient très bien mais est aussi très bien retenu par les personnages forts chacun dans leur rôle et qui rendent crédible leurs actions, leurs choix, leurs prises de direction. J'avoue ne pas avoir tout compris aux machinations des militaires et bien que dans un autre film ça m'aurait profondément contrarié, j'ai préféré considérer que cela fait partie intégrante du film. Si les habitants de la ville et civils en tout genre de les comprennent pas, après tout il n'est que logique que le spectateur aussi nage en peu à vue dans un brouillard de mystification.

Lorsque l'on est seuls devant une telle situation
il faut aller jusqu'au bout de courage ou de la folie.
Sur la créature - Ah ben non, un film de monstre (bien que ce qualificatif soit un peu réducteur) ne peut rien faire si le monstre ne soutien pas le film en grande partie [c'est le cas pour des monuments cinématographiques comme "l'attaque de la moussaka géante" ou "Alien". Des films légendaires et impérissables ou les monstres -bien que totalement opposés entre eux- sont parmi les pierres angulaires principales. Les "Godzilla" itou. Mais si vous prenez un truc comme "Ananconda, le prédateur" ou "Cobra contre Komodo", y'a des monstres mais ils valent rien... donc même si ces films avaient eu un intérêt par ailleurs ilas auraient été imbuvables! Fin de parenthèse monstresque!]. Donc la créature, le fameux "host". Je l'aime. Car elle ne ressemble à rien de connu d'une part. D'autre part car elle est originale tout en étant consistante dans son originalité. Sa morphologie à mi chemin entre le coelacanthe et le gibon ne sont pas creux, elle en tire une démarche et des moyens de se déplacer que l'on ne retrouve dans ma mémoire nulle par ailleurs. Evidemment, même la plus grande originalité ne peut se départir d'un peu de cliché et mon cliché cinématographie préféré se trouve une fois vérifié : "si c'est gluant, c'est vert". Mais d'un autre côté, comme une telle créature aurait pu ne pas être gluante? Et quelle autre couleur pour un monstre sorti de l'émeraude ténébreux du fleuve et faisant son nid sans les égouts visqueux? Tout dans cette créature est à mon sens abouti et nouveau -si ce n'est novateur- de ses pates ramifiées à ses apencides multiples sans oublier sa bouche, un monument de monstruosité à elle toute seule. D'ailleurs cette-ci n'est pas sans rappeler la déjà très dérangeante bouche du "cerveau" des parasites dans starship troopers. Mais l'utilisation qu'elle en fait est tellement différente et bien rendu, on ne peut s'empécher de suffoquer un peu la première fois que l'on comprend exactement ce qui s'y passe... Mais la créature vaut aussi par la façon dont elle est mise en valeur, de manière tout à fait opposée à celle d'un "Predator" ou d'un "Alien". Là où ces films nous faisaient passer de longs moments à nous demander qui est le monstre et à quoi il ressemble, The Host nous le pose devant les yeux, sans prévenir, tel un 30 tonnes non-annoncé fonçant à contresens sur l'autoroute. Et la scène qui s'ensuit est fabuleuse de désastre, de peur, de panique, de prouesses de la créature, de fluidité et de dynamisme. La créature apparaît soudain et elle impose directement son empreinte sur le film (et sur deux ou trois crânes au passage). Mais la créature c'est aussi celle que l'on retrouvera par moments très placide, feignant d'être assoupie, dévorant simlplement un cadavre ou ramenant dans son nid ses dernière prises. Un contrepied à ses apparitions en public, toujours explosives et dynamiques. Et même si la créature nous est montrée très tôt en pleine lumière et est plus un objet de curiosité et de peur qu'un objet de mystère et d'interrogations, les créateurs du films ont réussi à luli confectionner la petite cape de mystère qui sied à tout être monstrueux qui soit. Un préambule nous donne un pretexte à son existance avec une morgue qui déverse des litres de produits chimiques dans le fleuve (qui est plus le symbole je pense d'une attitude gobale de la population). Mais cet acte humain, a-t-il créé la bête? Ou cet acte a-t-il fait sortir la bête? Cet oeil plus mutant et dérangeant que tout le reste doit-il être considéré comme un artefact originel ou un changement antrhopique? Quoi qu'il en soit, en voilà un monstre qu'il est beau, original, étrange, dérangeant (peut-être plus génant que terrifiant pour le spectateur, mais pas pour les personnages), bien fait, fluide, amphibie et climatisé. Si vous en trouvez-un, achetez-le, il le vaudra, quel que soit le prix!

Ne pas quitter la créature des yeux, la poursuivre
a perdre haleine car elle excelle dans l'art de disparaître!
Sur l'ambiance - Parce que oui, l'ambiance du film de créature est aussi quand même fondamentale. Mettez un alien dans la chocolaterie de Willy Wonka et l'effet sera passablement diminué je pense!
Vous vous attendez peut-être à une ambiance très sombre, très glauque. Un monstre omnipressant (sic), un virus qui plane, des kilomètres de conduite d'égout... Oui, il y avait de quoi faire une sévère concurrence à la noirceur, l'humidité et l'opression rencontrée dans tous les aliens (mouais, sauf le 4), Sin City et Faust (mouarf ahahaha) cumulés.
Et c'est ce que l'on pense légitime. Hé bien ce n'est pas ce que l'on a. Les égouts sont souvent d'immenses espaces proches des sorties, des rives du fleuve, des démesures des autoroutes urbains. Ils tiennent plus des mines de la Moria que dans les boyaux tortueux que l'on pourrait imaginer. C'est plus lumineux à tout moment que ce à quoi on pourrait s'attendre quand on lit le synopsis du film. De l'immaculé éblouissant des hôpitaux au grand jour des espaces côtiers du fleuve où la créature intervient au vu et au su de tous.
C'est un peu comme si ... enfin je vous épargne mon analyse pseudo-réfléchie sur le monstre qui n'est pas le plus horrible et que ne tente pas de se cacher derrière les méandres des secrets défense et des baches en plastiques omniprésentes pour faire office de rideaux déformants.
Mais malgré tout cela, l'ambiance prend. Ce n'est pas Alien, Les Autres, Ring ou autres qui seraient des vielles femmes distinguées et inquiétantes jusqu'au bout des ongles qui vous entourent de leurs bras froids et glacés qui vous feront frissoner car vous ne savez pas de quoi elles sont capables. Non. Ici c'est plutôt un barbare qui arrive sans ambages, vous met son tranchoir sous la gorge et vous laisse attendre ce que vous savez inévitable sans s'en cacher.
(je dis vraiment n'importe quoi aujourd'hui, j'ai peur que ma critique ne déserve ce grand film)

Une tanière plus lumineuse mais moins
glauque et gluante qu'attendue
Conclusion express':
Puisque cette critique n'a que trop duré je vous laisse tranquille et passe sur certains points que je voulais évoquer. Nous allons donc conclure :
Débrouillez-vous pour voir The Host aussi vite que possible, c'est une nécessité. Quand le malheur déchire et rapproche (grands thèmes universels obligent). Quand l'homme sème la zizanie et se prend un retour de bâton génat dans la tête. Quand les autorités masquent, se trompent, trompent en retour, détruisent et échouent. Quand la beauté rencontre l'horreur. Quand un jeu juste recontre des rôles forts. Quand l'horreur est si bien faite qu'elle en devient belle. Quand le burelesque se glisse dans le tragique pour en soulignenr l'absurdité ou l'horreur.
A ce moment précis, et bien d'autres encore, The Host prend vie.
The Host est grand. The Host est beau. The Host est prenant. The Host est émouvant. The Host est angoissant. The Host est réfléchi. The Host est novateur. The Host est hors de bien des sentiers batus.

Pour moi, c'est Nam-joo, l'archère talentueuse mais maudite qui
et le personnage plus abouti car attachant, déprimé mais qui
ravale sa peur et ses handicps habituels. Frêle femme face à la bête monstrueuse.
17-09-07
De canidé, de poésie et de beauté...
Je ne sais pas si je vous ais déjà fait une critique express' (si ce n'est le cas j'en ferais une bientôt) de ce jeu qui de ma vie m'a le plus collé au siège, soufflé par son inventivité, sa beauté, sa poésie, son ambiance... Ico fut de ce point de vue incontestablement un choc imprévisible.
Il semblait impossible qu'un autre jeu vidéo puisse atteindre un tel sommet d'onirisme, de beauuté et de poésie. ((Paraît-il que Shadows of The Colossus était aussi tout en beauté et en inventivité mais ne faisait que flirter avec la dose de poésie du premier... j'espère pouvoir confirmer bientôt par mes yeux))
Pourtant, un choc comparable m'est survenu il y a peu. Scénarisé. Beau. Poétique. Novateur. Ingénieux. Visuellement bluffant. Graphiquement époustoufflant. Tel est celui qui m'a complètement incrusté dans mon siège pour le coup!
Voici donc ma critique pas si express' que ça de OKAMI!!!
Si ne serait-ce qu'une personne la lit en entier, je serais comblé ;) -démagogie oblige-

Note préalable : je fais cette critique alors que je ne suis pas encore allé très loin dans le jeu, m'en fiche, je fais ce que je veux!
Rapide fiche :
Plateforme --> PS2
Editeur --> Capcom
Année --> 2007
Studio --> Clover
Genre --> Action/aventure
Prix --> Pas cher!!!!! Sincèrement, quand je pense qu'il y en a qui achètent God of War II (fort pas mal au demeurant même si je ne l'ais pas essayé) pour 60 euros alors qu'Okami est trouvable NEUF à 15 euros (sisi, dans une enseigne CNAF, sérieusement!)
Quelques liens officiels ou non :
En fait non, je vais juste vous donner le lien officiel du jeu pour que vous puissiez apprécier les artwork, faire le plein de wallpapers et écouter un extrait -infime- de la superbe bande originale. Si je vous file d'autres critiques vous ne lirez pas la miene que je sais être amphigourique!
LE LIEN!
L'histoire :
Il y a bien longtemps, le petit village de Kamiki vivait heureux dans la protection des cerisiers gardiens. Hommes et bêtes du village vivaient en paix grace à un noir pacte. Tous les ans, une jeune vierge devait être sacrifiée à l'appetit du légendaire démon Orochi, le dragon à 8 tête aussi grand qu'une montagne. Un jour, la jeune fille désignée était l'amour du héro du village, Nagi le guerrier. Celui-ci, révolté, alla affronter le dragon et aurait dû mourir mais fut épaulé par un mystérieux loup blanc, Shiranui, qui mourru après avoir vaincu Orochi grace au fabuleux glaive de la Lune que brandit Nagi. Une statue fût construite pour célébrer Shiranui et son courage.
Des centaines d'années plus tard, un inconnu retire le glaive de la Lune de son emplacement et libère Orochi. Celui-ci lance un maléfice qui recouvre tout le pays du Nippon, transfromant ses habitants en pierre, détruisant ou pervertissant la nature, libérant des démons de par les campagnes. Le monde semble perdu mais intervient Sakura, l'esprit des cerisiers gardiens qui utilise tout son pouvoir pour invoquer l'esprit d'Amateratsu, la déesse du soleil et mère de tous les Kamis, et la ramener dans la statue du loup pour qu'elle regagne son rôle se sauveur sous la forme du dieu-loup.
C'est là que commence votre aventure, car vous n'ètes autre qu'Amateratsu-Okami, le dieu loup. Accompagné du grand peintre et artiste errant Issun -scarabée de son état et lubrique à ses heures- vous devrez retrouver la totalité de vos pouvoirs qui s'expriment par le Pinceau Céleste. Grâce à lui, Amateratsu pourra influer directement sur le monde en peignant dessus à l'aide d'encre divin. La quête sera longue pour retrouver vos 13 pouvoirs -au moins- et finalement ramener la paix sur le monde.
Le graphisme :
Pour qui a déjà joué à un jeu vidéo, il existe un phénomène universel connu sous le nom de "décallage graphique". Sous ce nom se cache le fait que l'on est forcément ébloui par les artwork promotionnels, la jaquette, les images de pub, les affiches... et on n'en est que plus déçu lorsque le jeu finalement acheté les première images apparaissent. Oui, la différence entre les deux est toujours criante et jamais dans le bon sens. Conscient de ce phénomène, on attaque Okami avec un a priori très négatif tant on a été ébloui par les artworks. Et là, stupeur, l'adéquation entre les deux est quasi parfaite! C'est totalement du jamais vu pour moi!
Déjà en disant ça, j'en dis beaucoup et je n'exagère pas, faites vous-même une comparaison (qui ne rend pas justice au jeu, je m'en excuse mais je fais comme je peux) :
<--> 
Le jeu est complètement dans un style d'estampes japonaises, et cela ne s'arrête pas une fois l'écran titre franhi. Les personnages, les décors, les menus du jeu, tout est dans le même style superbe et à peu près inédit dans le monde des jeux vidéos.
Rien à redire donc des graphiques bruts. Les lumières sont superbes et changeantes puisque le jeu oscille entre des phases de jour et des phases de nuit. Dans la forêt l'ambiance de sous-bois est superbe, les torches dans les grottes, les grottes sans torche, les reflets dans l'eau... une infinité de lumières différentes qui sont toutes aussi bien réussies les unes que les autres.
Une profusion de couleurs puisées à l'encre de chine et à la pointe des crayons pastels. Là aussi, superbe, aucun autre mot de peut convenir. Rien de criard pour rester dans une abiance à la fois feutrée et classique tout droit sortie d'un parchemin.
Il n'est que possible de s'émerveiller en voyant le sol fleurir sur notre passage. Plus vous courrez vite et plus la luxuriance s'offrira à vos yeux. Prenez appui sur une paroi et voyez les plantes s'épanouir et s'évanouir juste après. Nagez pour le plaisir de voir les nénuphars apparaitre sur votre passage. Sautez d'une falaise pour voir votre sillage parsemé de pétals de fleurs. Vous ètes l'esprit de la nature, de la vie et de la fertilité et tout le graphisme n'est qu'ode parfaite à ça!
Aucun problème d'animation, toujours fluide, sans accro (si tant est que votre PS ne surchauffe pas au bout de 37 heures de jeu ininterrompues qui vous guettent fatalement dès que vous aurez la manette en main). Une 3D extrèmement bonne et bien gérée qui souffre juste par moments de légers problèmes de caméra dont nous allons parler juste après pour faire une transition de folie.
Les caméras :
Je vais parler rapidement des caméras dans un souci de probité incroyable qui me caractérise. Car oui, les caméras sont le seul point faible du jeu, et pourtant très très léger. Je ne pouvais pas faire rentrer ça dans la section "graphique" qui sont parfaits, tout simplement!
Le jeu vous propose trois visions de caméra :
-un plan rapproché avec la caméra un peu au dessus de votre épaule et semi automatique
-un plan large avec une caméra plus élevée pour avoir une version plus globale et là encore semi-automatique
-un plan à la première personne, manuel, à réserver pour repérer bien une salle
Parfois aucune des deux caméras automatiques ne donne de résultat parfaitement satisfaisant (car à force de jouer à ce jeu on ne veut plus se contenter que de la perfection). La rotation du plan large est parfois un peu lente et ça gène pendant les combat lorsque les ennemis sont partout autour... mais ça marche quand même alors on s'y fait et le jeu ne pêchera pas par ailleur!
La jouabilité :
Quelle idée étrange que de faire jouer un loup. Un loup qui maniera des armes! Des miroirs, des rosaires, des épées même! Un loup qui peut peindre sur le monde pour le modifier! Un pari extrèmement ambitieux et totalement réussi! Voyons ça point par point donc.
Manier le loup, c'est un jeu d'enfant. Il répond au doigt et à l'oeil. Il courre, il saute, il prend appui sur les murs pour grimper, il nage, il se bat - nous y reviendrons. Plus vous courrez et plus vous irez vite, en passant par trois allures croissantes, et de plus en plus éblouissantes et grisantes. La seule chose à savoir est que lorsque vous courrez il vous faudra passer en plan large pour garder une maniabilité optimale.
Pour ce qui est des combats, vous devrez utiliser des armes que vous collecterez au cours du jeu. Vous pourrez utiliser une arme principale et une arme secondaire. Votre arme principale flottera élégament à votre côté et changera partiellement votre apprence, elle déterminera vos types d'attaques. Votre arme secondaire vous confèrera un pouvoir de combat supplémentaire : bouclier, attaque supplémentaire ... Vous pourrez aussi améliorer vos armes grâce à la légendaire poudre d'or, vous offrant une variété incroyable d'équipement!
Mais les combats ne se résument pas à enchainer les coups avec une arme choisie. Vous aurez aussi à votre disposition des mouvements d'esquive, la "valse céleste" pour feinter vos adversaires, les contourner, les attaquer de flan ou de dos. Les combats sont donc plus subtils est fouillés que ce à quoi on peut d'attendre d'un loup. Surtout si on ajoute deux aspects fondamentaux : la possibilité de tenter de s'échapper du combat et surtout utiliser votre pinceau céleste! (la transition est fabuleuse, vous pouvez l'avouer!)
Que serait Amateratsu sans le plus grand de ses pouvoirs : utiliser le pinceau céleste. Basiquement, il s'agit d'un pinceau spirituel que manie votre esprit, peint sur le monde et le transforme. En terme de jeu, à n'importe quel moment (pour peu que vous ayez un peu d'encre céleste en réserve) vous pourrez activer votre pouvoir qui figera le monde, le changera en parchemin et fera apparaitre votre pinceau fait de nuages. Vous pourrez alors dessiner à votre loisir et découvrir les effets que vous créerez ainsi. Par de simples gribouillages vous pourrez restaurer les objets détruits ou disparus. Un trait déchainera l'épée céleste qui peut tout trancher. Un cercle pourra faire se lever le soleil, restaurer la nature et fera fleurir les arbres... j'en passe car il y en a au moins 13 qu'il vous faudra retrouver au fil du jeu, dont mon chouchou : faire apparaitre des bombes géantes en les dessinant tout simplement pour attaquer vos adversaires ou détruire des murs.

"Et le soleil fut" Après tout, vous en ètes la déesse!
C'est totalement novateur à mon sens. Il faut prendre le coup de main pour manier bien le pinceau céleste et utiliser de la bonne façon. Mais aucune inquiétude, si ça ne marche pas votre encre sera conservée et vous pourrez tenter à nouveau votre chance. Pour être franc c'est totalement grisant, parfaitement jouissif et intégralement génial! Vous penserez que c'est un gadget à un moment ou à un autre, c'est obligé. Et vous changerez d'avis la première fois que vous tomberez à cours d'encre et vous sentirez tout nu face à la fureur du monde... C'est un des points clef du jeu, central, un des piliers. Et avec des piliers aussi puissants, on sait que le jeu ne peut pas être bancal!
Les personnages:
La place des personnages dans ma critique peut sembler étrange, perso je l'aurais placée après "l'histoire". Mais je parlerais aussi des méchants alors ça ne pouvait pas venir avant que j'ai dit un mot sur les combats! Donc...
Des amis, vous en rencontrerez une foule, haute en couleur. Des humains farfelus comme papi mandarine qui se promène toujours avec sa mandarine sur la tête ou mamie mandarine qui vous offria des gateaux à tour de bras. Des humains charmeurs comme la fabricante de saqué. Les habitants du village de Kamiki seront de "précieux alliés" dans votre quête une fois que le village sera délivré du maléfice de Orochi. Mais vous rencontrerez aussi des kamis dont Sakura, l'esprit gardien de la nature dont vous devrez restaurer le pouvoir.
Vous en rencontrerez d'autres pour qu'ils vous rendent vos pouvoirs du pinceau céleste, tous plus haut en couleur ou déjantés les uns que les autres (le sanglier est tout simplement incroyable, sa rencontre est un moment d'anthologie du jeu je trouve).
Des ennemis, vous en rencontrerez aussi. Des boss que vous affronterez dans des combats épiques où il vous faudra ruser et utiliser toutes les capacités de votre pinceau céleste. De l'araignée géante au dragon à huit têtes en passant pas le samouraï errant, vous n'aurez pas fini d'en voir de toutes les couleurs.
La petite bonne idée bonus sur les personnages s'en malheureusement un peu mal terminée. Je parle des voix. Comment mettre des voix à des personnages dans un jeu à l'ambiance aussi novatrice et traditionnelle à la fois? Etait-il simplement possible de laisser les personnages muets avec des lignes de texte? Non, avec une ambiance sonore si aboutie (voir plus bas, "BO") le vide aurait été trop criant! Alors l'idée était la suivante : remplacer les voix par des sortes d'onomatopées borborygmiques tandis que les lignes de texte s'affichent. Déroutant au début, on s'y fait et on s'en amuse... on s'en amuserait tout le temps si y'en avait pas des tout à fait crispantes. En particulier Issun qui a la mauvaise idée d'être un personnage très récurrant. Qui plus est, on ne peut pas toujours accélérer les dialogues, ce qui force à écouter les "glopgnyablup" de bout en bout. Le défaut est mineur, mais il est là, ma grande probité me forçait à le donner ^^
Le déroulement du jeu :
Bon là je ne suis pas exceptionnellement bien placé pour parler puisque je ne suis même pas à la moitié du jeu. D'ailleurs parait-il qu'à la moitié du jeu le scénario connait un revirement qui n'enlève rien aux intérêts du jeu mais perturbe un peu le joueur qui avait l'impression d'avoir terminé l'intrigue... Je ferais un édit quand je pourrais jouer et que j'en serais là!

Faites fleurir les arbres gardiens de la belle Sakura!
Pour ce qui est du scénario que j'ai vu, c'est réglo. Pour le moment ça n'a pas atteint des sommets d'incroyable mais le scénario est bien ficelé en faisant de bons rappels au background de l'intrigue sous-jascente s'étant déroulée il y a cent ans. Des petites quêtes annexes qui décorent l'intrigue principale, tous les bons outils qui font les bonnes histoires.
Pour ce qui est de votre propre déroulement au cours du jeu, là aussi je n'aurais rien à dire du tout. Votre personnage évolue au cours du jeu (pouvoirs du pinceau céleste, armes, objets, caractéristiques...) grace, en grande partie aux combats que vous gagnerez haut la main. Plus un combat sera expédié "vite et bien" et plus vous gagnerez d'argent, pour acheter des armes ou des objets utiles, en proportion de vos performances martiales. Qui plus est, si vous découvrez le bon moyen d'achever chaque ennemi et que vous l'exécutez avec un timing parfait vous aurez la chance d'amasser des crocs de démons, rares, précieux, pouvant vous offrir des objets de premier choix!
Vous devrez aussi augmenter votre puissance céleste pour développer vos attributs (réserves d'encre,
estomac céleste -sisi j'vous jure-, points de vie, bourse d'argent...). Pour cela, seules les sphères de bonheur pourront faire l'affaire. Comment en amasser? De milliers de façosn différentes, pas uniquement en vous battant car ramener la vie dans le monde se fait aussi en faisant refleurir les arbres flétris, en rendant fertile une terre sèche, en nourissant les animaux, en répondant aux désirs des gens que vous croiserez, en ramenant à la vie les légendaires arbres gardiens.... Bref, en faisant votre boulot de déesse suprême : ramener le monde dans un état de paix et de vie qu'il n'aurait jamais dûr quitter.
Vous l'aurez compris, vous ne stagnerez pas, vous aurez envie de retourner à la bataille, pour évoluer, pour être sûrs de défaire des ennemis aux pouvoirs grandissants. Vous ne pouvez vous permettre de trop rêvasser, souver le monde nécessite un grand pouvoir qui pourra être aquis par mille façons différentes!
La BO :
Que dire de la BO? Pour fixer les idées : elle coûte dans les 34 euros et j'ai une furieuse envie de me délester de ces sous pour l'obtenir. "Quoi?" Vous entends-je dire. "34 euros pour une BO? Et il veut l'acheter ce taré!" Comment justifier un tel prix? Simple : la BO a besoin de 5 CDs pour être contenue dans son intégrale totalité. Déjà ça vous donne un ordre d'idée de la quantité de musiques que recèle ce jeu.
Qui plus est, ces musiques sont magnifiques, et le mot n'est pas usurpé. Ce qui justifie bien la pulsion dépensière qui m'anime. Ce jeu vous emmènera dans toutes les situations, par toutes les émotions. La musique ne vous fera jamais défaut et vous enrobera toujours pour rendre le contexte parfait.
Si vous jouez au jeu vous vous surprendrez parfois à ne plus vous rendre compte qu'il y a une musique. Car la musique arrive à s'effacer lorsqu'il le faut pour ne laisser place qu'à l'impression que l'on veut rendre pour ce moment du jeu. Mais si vous tendez une oreille attentive vous verrez que la diversité musicale est énorme. Des morceaux sont de légères variations d'un thème central pour s'adapter parfaitement à tous les instants du jeu. Les transitions entre les morceaux ne sont jamais abruptes et ce, même lorsque vous vous faites attaquer soudain sans crier gare par des ennemis qui vous plongent dans une musique agressive et oppressante!
Et pour ce qui est du reste de la BO, à savoir les bruitages, il n'y a rien à redire. Je passe sur les cris d'animaux qui sont sans tâche et il en va de même pour le gazouilli d'un ruisseau ou le souffle du vent. Avec ça en prime de la musique, le jeu vous immerge dans une ambiance sonore dont l'aboutissement n'a que très rarement été égalé dans l'univers des jeux vidéos - tout simplement!
En conclusion, ou en bref pour ceux qui ne veulent pas tout lire :
Je n'ais pas grand chose à ajouter. Ce jeu flirt réellement avec la perfection sans s'épargner le luxe de l'originalité et de l'innovation. Sa beauté n'a rien à envier à tous les jeux dont les milliards de polygones donnent des images de plus en plus réalistes et même mieux : elle éclipse leur beauté plastique par sa beauté à la fois nouvelle et plus profonde.
La maniabilité dément la variété et la complexité des actions que vous aurez l'occasion de réaliser qui donne au jeu un réel attrait, on ne s'ennuie pas en ne faisant que courir et frapper. Vous serez partagés entre l'envie de devenir plus puissants et la peur d'engloutir le jeu rop vite!
Mais surtout, et je l'espère pour vous, vous aurez peut-être la joie de découvrir ce qui est peut-être le plus bel aspect du jeu. A un moment vous vous apercevrez que sans vous en être rendu compte vous vous ètes mis à savourer le seul plaisir de courir, loup libre, à travers des champs, les bois et les plages... et vous continuerez avec un grand sourire à courir toujours plus, avec le goût de la liberté sur votre langue de loup blanc, omnipotent!
Message subliminal : je n'ais pas encore acheté la BO et j'aime les cadeaux
Message subliminal : je n'ais pas encore acheté la BO et j'aime les cadeaux
Message subliminal : je n'ais pas encore acheté la BO et j'aime les cadeaux
Je déconnes, y'a des chances pour que je l'achète d'ici un mois, avec mon premier vrai salaire huhu ^^
22-08-07
Meurtre, code et samba
Pfiouffff!!!.... Ne restez pas trop près pendant que je souffle pour enlever la poussière, vous allez en prendre plein la figure. Mais je n'aime pas poser un truc par dessus la poussière, c'est contre l'ordre des choses...
Je reprends du service!!
Aujourd'hui, à toi qui est la seule personne probablement qui lira ceci, je vais parler de Dexter, la série.
Pourquoi donc? A l'heure qu'il est, la série est déjà très fortement entamée sur Canal+ décalé, ce qui signifie, parait-il, qu'elle doit déjà être finie -sinon à bout de souffle- sur Canal+ normal. Ce qui signifie donc que ceux qui l'ont vu savent de quoi il retourne et que les autres ne le sauront probablement jamais...
C'est à cause de pensées négatives comme celle-ci que je ne mets plus rien ici alors merci d'envoyer les mauvaises ondes à une autre personne! Je n'encourage personne à télécharger, pirater c'est mal et tout et tout. Mais on sait jamais si vous avez un ami qui les a enregistré, peut-être même sur un dvd, peut-être même en format Xvid ou Divx, peut-être même que vous avez les codecs... alors ce serait dommage de vous en priver!
Dexter est donc une série, dont je vous dispense de la fiche technique, Wikipédia fait ça mieux que moi, et c'est juste là. Sinon vous pouvez aller faire un tour sur une fiche plus précise sur imdb, elle est par là. Et enfin, mais ça fait un peu parti pris, je vous laisse le choix d'aller sur le site officiel c'est ... euh ... le voilà.
Or donc, Dexter est un très respectable habitant de Miami avec une fiancée qui a deux enfants, une soeur qui rêve de gravir les échelons dans la police criminelle, un travail d'expert en sang dans la même police criminelle où il a déjà permis grâce à son grand talent et ses intuitions à résoudre plein d'affaires, il aime manger des bananes, des beignets et jouer avec les mômes...
Or donc, Dexter est un tueur en série habitant Miami avec une fiancée harcelée par son ex-mari toxicomane, une soeur qui ne cesse de lui rappeler qu'il est distant, une foule de meurtres non-élucidés-si-tant-est-qu'ils-aient-été-découverts à son actif pendant ses nuits sans sommeil, il ne ressent rien et déteste par dessus tout les enterrements puisqu'il ne peut pas comprendre la tristesse des gens...
Vous avez les deux? Vous pétrissez ensemble pour les amalgamer jusqu'à ne plus voir la limite entre les deux. Voilà, vous avez Dexter. Un personnage que l'on pourrait croire coupé en deux, mais qui ne l'est pas. Coupé des sentiments qui font les hommes il simule au quotidien ses émotions et ne ressent pour ainsi dire, que des pulsions meutrières qu'il mène à bien. Pas un homme alors? Un animal? Non, car il suit un code très strict enseigné par son père adoptif et ne tue que pour punir les criminels impunis par la loi. Ce père qu'il adule presque depuis qu'il l'a adopté après l'avoir trouvé à 3 ans sur la scène d'un crime horrible. Seul père pour lui car avant son adoption, aucune mémoire.
Le fil conducteur de la première saison est l'enquête -ou plutôt LES enquêtes puisque Dexter suivra ses propres chemins de traverse- de la police pour retrouver un tueur en série, "le tueur de glace" passé expert dans l'art de vider les gens de leur sang, les débiter en morceaux et les déposer dans des endroits insolites. Un artiste aux yeux de l'expert de la police et de l'expert de l'assassina qui se partagent le corps de ce cher Dexter.
Mais ça n'en fait pas une série policière pour autant, bien trop axé autour de "l'intérieur" de Dexter et son évolution, vis à vis de lui et des autres. Peut-être pourra-t-il découvrir qu'il tient vraiment à certains gens, sinon à certaines choses? Pas non plus un portrait de lui puisque tout son entourage évolue aussi dans la série dans une myriade de petites histoires parallèles...
Bon alors pour aller très vite, j'ai adoré. Je suis tombé dessus par hasard alors que j'en avais entendu parler en bien. J'ai suivi et "pouf" je viens de finir de regarder. Tout dans cette série est évolution à mon avis, rien n'est statique. Dexter évolue, bien entendu. Mais les autres personnages aussi (à commencer par sa cruche de fiancée qui tentera de prendre du poil de la bête, son ami qui ârrêtera de se voiler la face sur son couple, son chef qui se verra peut-être enseigner l'humilité, sa soeur qui cherchera à grimper puis se stabiliser...). Et puis la relation particulière qui ie Dexter et le tueur, la façon dont les liens vont se tisser sans qu'ils ne se rencontrent jamais et se resserer petit à petit jusqu'au dénouement final. Et l'environnement de travail ... et ... et ... et la liste est longue.
Au centre, Dexter. La part sombre de l'humanité mise à nu. La bête humaine en liberté mais en suisi, jusqu'à ce que l'on découvre un jour ce que cache son climatiseur. Celui qui a l'apparence d'être meilleur que tous, la volonté de rendre tout meilleur, mais le fond le plus mauvais puisque plein de meurtre, morale oblige. Et en dépit de cette noirceur il reste celui qui oeuvre le plus activement pour "un plus grand bien" tout en permettant aux autres d'évoluer sous son influence bien souvent involontaire. S'il représente la part de mal qui existe dans les autres, alors dans les choses qu'il met en mouvement la série tenterait de donner la leçon mystique que c'est ce qu'il y a de plus noir qui est le seul moteur pour que les choses ne stagnent pas.
Mais nous n'irons pas jusque là, je vous rassure. On se contentera de dire que la série est belle, bien faite (aaaaaah, ce générique, je l'aime vraiment bien), enrobée même dans ses moments les plus sombres de ryhmes cubains déjantés, pleine d'humour noir et de sarcasme mais aussi de bons sentiments. De choses dures, mais jamais gores et -grand bonheur quand à la assez bonne réussite de cet aspect- extrèmement bien suggérées.
N'hésitez pas, 12 épisodes, au final, ça vous paraîtra bien trop court!

Cette image, bien que très amusante au demeurant, se révèle selon moi assez mauvaise pour la série. Le couteau... fait bien trop penser à un crime de cuisine (je me comprends). Le doigt sur la bouche... fait penser que Dexter a besoin qu'on lui garde son secret. La façon dont l'image suggère que la polic enquète sur un meurtre qu'il a comis... enfin bon! ^^
30-06-07
Quoi de neuf Docteur...
On ne remerciera jamais assez Dru', en tout cas moi, pour son grand goût et sa grande propention à partager ceux-ci avec les profanes incultes dont je suis un exemple paradigmatique qui ne se dément que très difficilement. Je le ferais bien en driect mais MSHaine refuse obstinément de se lancer... bref.
Introduciiiiiiing.... Doctor Who
Alors pour fixer bien les idées de ceux qui, comme moi jusqu'à y'a pas longtemps, ne sentent vibrer aucune corde en eux à l'évocation de ce nom. Il s'agit d'une série TV tout à fait mythique, en particulier de l'autre côté de la manche (je me situe du côté de la rive Sud, pour précision) qui a débuté en 1963, si jeune ma buse, et qui a repris en 2005. Pour en savoir plus :
Le site officiel
La wikipage anglaise
La wikipage française
La page imdb
La page allociné
Pendant ce temps
Les goodies Dr Who
Un extrait vidéo
Ne dites pas ensuite que je ne fournis pas de source d'info!
Donc, je me suis très récemment plongé... non, plutôt imergé... non, plutôt noyé... avec le plus grand bonheur, dans les deux dernières saisons en date, en DVD.

Pour ceux qui n'ont pas eu le courage de suivre les liens et de lire la masse d'infos en pagaille, deux lignes sur le synopsis. Le Docteur (seulement "le Docteur") a l'air d'un être humain relativement jeune mais est en fait un extraterrestre. Mais il n'est pas n'importe quel extraterrestre, il est le dernier survivant de la glorieuse race des seigneurs du temps. A ce titre il possède le TARDIS, son vaisseau fabuleux au design rétro, qui lui permet de se déplacer dans l'espace, dans le temps, et occasionnement entre les mondes. Vagabond de plus de 900 ans aussi sage qu'érudit, drôle et dégenté, il se promène en sauvant à tours de bras les gens, les peuples, les planètes et de temps à autre l'univers.
(sisi, c'est bien le TARDIS cette cabine téléphonique, mais il est plus grand à l'intérieur qu'à l'extérieur!)
Traditionnellement, le Docteur a plusieurs aspects successifs car quand il est gravement blessé il peut se régénérer, ce qui a pour effet de changer complètement son apparence. Cet artifice scénaristique de très haut niveau a permis de faire un bon roulement des interprètes du fameux Docteur. Ainsi, le Docteur change de visage entre la première et deuxième saison. De plus, il a toujours une "compagne" pour le suivre dans ses aventures et pour ce qui est de ces deux saisons, il s'agit de Rose Tyler, vendeuse de vêtements humaine, qu'il sauvera dans le premier épisode après une rencontre explosive : "je suis le Docteur, courrez pour vivre!" De plus, il ne quitte jamais ses outils fabuleux : son papier psychique et son tournevis sonique.
Yeah! Le tournevis sonic!!!
Enfin, il est l'ennemi éternel des Daleks, peuple de mutants exterminateurs scellés dans leurs carapaces aussi indestructibles que kitsch et bien armées. Sa race et la leur ont été anéanties lors de la dernière guerre du temps... à moins que...

Dalek et Cybermen, les ennemis mortels du Docteur!
Voici venu à présent mon avis sur la question :
En un mot comme en cent, c'est fort, très fort, trop fort! Et c'est un gars qui ne regarde ni ne suit aucune série TV qui vous le dit (oui, il n'a pas de TV donc ça aide, mais même!).
Bien que certains épisodes ne soient pas aussi bon que les autres (je ne dénonce pas en particulier le dernier épisode de la première saison qui est, de mon propre avis, "à chier partout"... et ce n'est pas parce qu'il est un dernier épisode. Le dernier de la deuxième saison est terrible mais a de très bons aspects).
Plus gros problème? Ben c'est court... 13 épisodes de 45 minutes par saison, moi je trouve que ça fait court.
A part ça, la série est très kitsch (ben forcément, les michons ridicules des anciennes saisons ne pouvaient pas être changés, et c'est tant mieux!), agrémentée d'un humour que les règles de l'originalité d'écriture ne me permettent pas de qualifier de "so british" ... enfin bon c'est "so british" quand même. Donc ça ne plaira pas à tout le monde.
Cassandra, la dernière humaine
Mais les quelques personnages récurrents sont soit malades, soit dégentés, soit soit soit, à vous de choisir... Les histoires sont à niveau variable mais plutôt bon, surtout quand les épisodes se font des clins d'oeil ou quand on est plongés dans un épisode rare de l'histoire (j'ai adoré l'épisode avec Madame de Pompadour, la dernière image est tellement incroyable alors que toute simple, j'ai été cloué!) ou du futur!
Les deux Docteurs sont très bons dans leur rôle commun. Le premier (Christopher Eccleston) a l'avantage d'une tête plus drôle (désolé pour lui) et de plus d'expressivité. Le second gagne sur l'aspect sexy et dynamique du personnage... à chacun de faire son choix mais méfiance, c'est bien David Tennant qui continue pour le moment!
Techniques relationnelles aliens parfois surprenantes
A la limite un petit bémol pour deux points de l'histoire. Des fois on ne comprend rien aux histoires de voyage dans le temps et autre mais après tout... nous ne sommes que de simples humains, comme dirait le Docteur "nous savons à peine marcher". Et sinon toutes les histoires sentimentales ... à un moment il aurait fallu régler le tout et passer à autre chose.
Un look et un matos d'enfer!
Donc j'ai adoré, j'attends avec impatience de pouvoir voir la prochaine saison, même si c'est pas pour demain la veille. J'espère aussi avoir l'occasion de voir des épisodes des saisons plus anciennes car d'après les extraits que j'ai vu niveau kitsch et humour décapent c'est carrément au dessus!
Bon, pour clore le tout je ne résiste pas à l'envie de quelques extraits. Ici y'en a plein en anglais, mais comme je suis généreux, je vais faire de la pseudo-transposition pour mes french lecteurs! (D pour Docteur, R pour Rose, M pour méchant et A pour autre)
R-Alors tout le monde est esclave
M-Hé bien vous soulevez une question intéressante. Est-ce qu'un esclavle est un esclave s'il ne sait pas qu'il est un esclave?
D-Oui
M-Oh. J'espérais un grand débat philosophique, est-ce donc tout ce que je vais avoir : "oui"?
D-Oui
M-Vous n'ètes pas drôle.
M-Vous connaissez le Docteur. Vous le comprenez. Prédisez ses actions!
R-Je n'en ais aucune idée! Et même si j'en avais une je ne vous le dirais pas!
M-Prédisez! Prédisez! Prédisez!
M'-TARDIS détecté, en approche.
M-Lancez les missile. Extermination!
R-Arrêtez! Le TARDIS n'a aucune défense, vous allez le tuer!
M-Votre prédiction est correcte!
Charles Dickens-Oh... J'espère que cette théorie va être validée très vite... Tout de suite, en fait.
(oui, il y a plein de figures ultra historiques et célèbres dans la série!)
D-en parlant de Rose-Oh, ce n'est pas ma femme.
A-Partenaire?
D-Non.
A-Concubine?
D-Non.
A-Prostituée?
R-Vous ètes alien. Mais vous avez l'accent du nord.
D-Toutes les planètes ont un Nord.
28-05-07
D’oubli, de magie et de liberté...
Critique express’ de Tigane, de Guy Gavriel Kay.
Troisième grande fresque de cette auteur que je lis (si, quand on flirt avec les 1000 pages de caractères miniatures, j’appelle ça « grand » et quand ça relate la destinées de dizaines de personnes, de pays entiers, j’appelle ça « fresque »). Après La tapisserie de Fionavar et Les lions d’Al Rassan (voir les liens pour mes critique express’ antérieures), il faut donc que cet auteur en vaille la peine, pour que je m’envoi autant de chapitres et de chapitres de sa prose !
L’histoire (ou plutôt le contexte) :
Toute se déroule dans « la Palme », une péninsule divisée en 7 provinces (à vérifier) dirigées par leurs princes respectifs. L’histoire commence par l’envahissement de la Palme par deux armées distinctes venues de par delà les océans et guidées par les deux mages les plus puissants du monde. A l’Est, Alberico, seigneur de Barbadior dont il lorgne la souveraineté d’un œil avide. A l’Ouest, Brandin, souverain tyran du royaume d’Ygrath qui veut s’étendre toujours plus. Rien ne leur résiste car les provinces n’on jamais su s’entendre autrement qu’en se faisant la guerre entre eux. Et bien vite, toute la Palme tombe sous leur joug, coupée en deux (à l’exception de la province du Senzio qui restera neutre et inconquise, pactisant plus ou moins avec les deux tyrans… disons que c’est la Suisse de notre histoire). Rien ? Si, une chose leur aura résisté. La province la plus au sud-est. Lors d’une bataille décisive et perdue d’avance face au pouvoir du magicien Ygrathien, le prince de la glorieuse Tigane tue Stefan, l’unique fils de Brandin. C’est plus qu’il n’en fallait pour déchaîner son chagrin et sa rage. Puisant des ses réserves de pouvoir incommensurables, Brandin marche sur la province de Tigane toute entière, en commençant par sa capitale flamboyante : Tigane, l’un des joyaux de la Palme. Livres, sculptures, jusqu’à la moindre inscription : tout est rasé, tout est détruit, tout est brûlé. Et enfin, le mage parachève son œuvre de destruction en oblitérant le nom même de Tigane. Seuls ses natifs (et les mages) pourront à présent entendre, prononcer ou même se souvenir de ce nom. La ville de Tigane devient Stevanie et Tigane la Basse-Corte pour l’assujettir à sa voisine du nord et ennemi de toujours, la Corte… ultime insulte.
« Le nom de Tigane, effacé ! » (cette simple phrase à elle toute seule sous-tend l’ensemble du roman) Tigane n’existe plus. Tigane n’a jamais existé. Ne subsiste que la province la plus meurtrie de la péninsule par la guerre et écrasée par les impôts les plus colossaux. Un dangereux équilibre s’installe entre les deux tyran qui n’osent pas s’affronter et gardent jalousement la moitié du territoire. Albérico attendant une occasion de s’emparer de ce qu’a conquis son rival. Brandin savoure sa vengeance par toutes les fibres de son être.
L’histoire (dans ses grandes lignes) :
Tigane raconte l’histoire d’hommes Devin, chanteur émérite, qui vont se joindre corps et âme à un homme, Alessan, prince héritier de Tigane, et à son rêve : ramener Tigane dans le cœur des hommes et la liberté dans la péninsule. Mais le chemin sera rude car pour rendre à Tigane une existence il faut tuer Brandin. Et tuer l’un des deux tyrans c’est s’offrir en pâture à l’autre qui n’attend que ça. C’est l’histoire d’hommes qui complotent depuis une vingtaine d’années à la destruction réciproque des oppresseurs pour recouvrer leur dignité. C’est l’histoire d’un quête de liberté, d’indépendance, mais aussi d’identité pour ceux qui se découvriront originaires d’une province dont ils n’ont aucun souvenir, pas même un nom et de ceux qui découvriront que la plus grande malédiction n’est pas d’avoir une haine en leur cœur, mais de devoir le partager avec de l’amour qui n’est pas voulu.
Mon avis :
--Vous imaginez bien que si je suis allé au bout d’un gros pavé comme ça j’ai du apprécier un minimum, et vous avez probablement raison. Je pense que des trois fresques que j’ai citées plus haut, celle-ci est celle que j’ai préférée. Moins fantastique que Fionavar, plus longue et facile qu’Al Rassan. Il faut dire que le contexte de la Palme est assez semblable à ce que pouvait être l’Italie un peu avant la renaissance, une note de l’auteur au début du livre explique cela très bien.
--Comme pour les autres livres, l’auteur décide de nous montrer tout un tas de protagonistes qui évoluent un peu partout dans la Palme (et même au-delà parfois, mais rarement). Mons nombreux que dans Fionavar, plus concentrés géographiquement que dans Al Rassan, l’histoire en est plus simple à suivre. Un groupe de héros, les deux tyrans, Dianora (ah Dianora ! Je ne sais si je dois t’aimer ou non, mon cœur balance…)… voilà à peu près tout ce que l’on suivra pour l’histoire, plus quelques rajouts externes ponctuels pour les besoins de la narration… et c’est tant mieux ! Meilleur point de vu adopté par l’auteur pour les trois fresques, je n’ais rien à y redire cette fois !
--L’histoire se déroule, comme je l’ais perçue, en trois phases (et demi). La mise en place des situations et surtout de tous les personnages qui seront emportés par la tourmente des évènements mis en place par Alessan (plus une demi partie de mise en place pour Dianora dont le récit se fera au d’abord sans lien aucun avec le reste de l’histoire). Une partie où la lente montée de la tension va se faire, la tension entre les tyrans et les rebelles va grandir au fil de petits évènements. Enfin, la partie la plus courte où tout va s’accélérer pour finalement se dénouer d’une façon dont il vous faudra lire le livre pour la connaître.
--Ce livre m’a laissé une curieuse impression. Comment vous expliquer… je dévore le livre, il ne se passe pas grand-chose, j’attends que se passent de grands évènements… mais non. Et c’est là que je découvre que j’ai dévoré 300 pages d’une traite. En particulier vraie dans la « deuxième partie », cette impression est très étrange. L’auteur enfile dans un écheveau complexe des petites perles, des évènements, des faits, pas nécessairement linéairement. Le tout crée une trame prenante qui fait progresser nos héros et la totalité de la Palme vers le dénouement final. C’est relativement bien fait de la part de l’auteur qui arrive pendant une grande partie du récit à nous faire croire que rien ne se passe… assez longtemps pour que l’on ne comprenne qu’après coup tout le chemin que l’on a parcouru !
Pour tout résumer :
L’histoire est inspirée. Le contexte est solide. Les personnages sont convaincants. Le style est, à l’habitude de l’auteur, fluide, sans grande difficultés mais qui s’alambique parfois pour nous induire en erreur ou nous plonger dans un suspens soudain et inattendu, les moments très forts du livre ! On suit l’histoire sans y prendre trop garde, comme on suivrait un petit chemin agréable sans y penser. Mais quand on se retourne, on a parcouru des dizaines de kilomètres, la nuit tombe… trop tard pour faire demi-tour : il faut courir jusqu’au bout du chemin en espérant trouver un abri. Très bon livre donc, qui demande du temps mais vous récompense bien de ce que vous lui avez consacré. Mais le mot de la fin sera pour la fin qui, vous vous en douterez si vous me connaissez un peu, ne m’a que moyennement plus ! Et c’est un exploit pour quelqu’un qui a l’habitude de détester les fins !!!!!!! Celle-ci est acceptable, bravo à l’auteur pour avoir réussi ce tour de force !
Si vous avez du temps a consacrer, je peux vous prêter le mien sans problème !










