La vie dans les champs de carottes bleues

Un blog un peu débile ...

31-10-07

De symboles, de pouvoirs et de neige...

Oui, moi quand on m'offre des places de ciné, même si c'est une avant-première, même si c'est un cinéma géant, même si c'est un film dont je ne sais rien j'y vais ... c'est des "même" ou des si "surtout"...? Donc, critique express' de "Les portes du temps" (en anglais "dark rising", ne cherchez pas...)

les_portes_du_temps_affichez

La porte de l'histoire :
Le jeune Will fait partie d'une famille nombreuse d'américains partis pour un nouveau départ dans une petite ville d'Angleterre. Un peu délaissé par ses frères et ses parents, il ne semble chéri que par sa petite soeur (qui doit se sentir bien seule dans cette fratrie énorme). Il a 14 ans alors il déborde de non-dits, de frustrations accumulées et de déceptions (particulièrement amoureuses car il déborde surtout, à mon avis, de montées d'hormones). Mais étant le "septième fils d'un septième fils", son destin est d'être un Ancien, être hors du temps aux grands pouvoirs. Il est même le "chercheur", celui qui a le pouvoir de trouver les six "symboles" de la lumière qui lui permettront de défaire le cavalier, avatar des Ténèbres qui sera tout puissant dans 5 jours et détruira la planète. Il devra donc parcourir les époques et affronter à la fois ses ennemis et ses hormones pour faire triompher la Lumière.

La porte de mon avis :
Premier constat : soit l'acteur principal joue mal, soit il est très mal doublé. A mon avis, y'a des deux. C'est un peu chiant. Et les autres acteurs sont pas spécialement fameux non plus (les seuls qui pourraient donner de l'ampleur au film ont des rôles un peu effacés) et c'est extrêmement triste car la meilleur surprise que j'ai eu en allant voir le film c'est de voir au générique de d'ouverture que Christopher Eccleston est de la partie! Après l'avoir adoré dans Docteur Who je ne pouvais que me réjouir. Oui, mais là il joue un méchant (c'est lui le cavalier) et ça fait drôle. Il n'est pas mauvais mais pas transcendant, il ne donne pas à frémir, on n'est pas sûr qu'il réduira le monde en cendres. D'ailleurs ses très bons moments sont ceux où il se fait passer pour le gentil et frétillant docteur (comme quoi!) de famille.
Les effets spéciaux sont jolis mais sans attrait réel (les passages dans le temps auraient pu être incroyables mais sont juste quelconques, les ralentissements sont bien placés et bien utilisés mais tellement nombreux qu'ils en deviennent encombrants... La mention "bien" revient aux brumes et aux corbeaux). La musique est bonne sans être transcendante. Le scénario est bon, mais presque classique et totalement sans surprise ("oh, mon dieu, je ne trouverais jamais le dernier symbole, s'il s'agit d'une âme humaine! Comment ferais-je seul pour lutter contre les ténèbres?"). Le pire dans le film doit être les dialogues qui sont plats, archi usés jusqu'à la corde, déjà entendu dix fois.
Le film met longtemps à démarrer pour faire la part belle à la situation du héro, extérieure mais aussi intérieure (son mal-être, ses hormones, son désir de reconnaissance et d'affirmation). Le film n'a donc plus assez de temps pour l'action et les voyages dans le temps sont rapides, brouillonnes, vite expédiées et sans intérêt (en particulier pour un film qui fait de cet aspect sont argument "marketing" massif). Si ce fim était une épreuve sportive ça serait un demi-fond qui se termine par un spring supplémentaire car on en a pas assez eu. Le film aurait grandement gagné selon moi à se tourner vraiment vers el film d'action fantastique plutôt que de lorgner vers le film de psychologie d'ado... mais bon, je suis vieux!

La porte brève :
Un film qui sera sûrement efficace envers des gens plus jeunes, surtout des garçons (pour les histoires d'hormones et d'incompréhension chronique). Dans ses différents aspects ce film est au mieux intéressant, au pire affligeant mais le plus souvent quelconque.
C'est ce genre de films qui me fait penser que j'ai vieilli car il y a quelques années il m'aurait peut-être ravi. Préférez-lui des films plus aboutis (maintenant dans le genre y'a le choix) comme Narnia pour l'univers et l'ambiance tout en gardant les sentiments de la jeunesse ou Harry-Potter-Les-Derniers pour le scénario et les idées tout en gardant la lutte Lumière Ténèbres.
Si vous y tenez vraiment, emmenez-y vos petits frères (et soeurs aussi, je suis pas sexiste dans les goûts mais ça les gonflera peut-être de voir la seule fille du film consédérée uniquement comme vil objet de désir et de lutte fratricide).

Posté par Shushu à 21:14 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

Utopiste...

Les Utopiales [lien] ça pourrait être trop fabuleux avec seulement une dizaine de mots comme :

Alex Alice [lien]
Fabrice Colin [lien]
Andreas Eschbach [lien]
Black Sheep [lien]
Mathieu Gaborit [lien]
Corunea [lien]
Moebius [lien]
Pierre Bottero [lien]
Courts métrages [lien]

Bien entendu, cités sans ordre d'importance. Puisque même si y'en a des plus méga fondamentaux que d'autres je verrais rien du tout que dalle, je le sens... buuuuuuuh T__T    SAUF : Black Sheep, même si je dois être 2h à l'avance devant la salle!

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27-10-07

Avant-première...

Petite contribution personnelle pour les avant-première d'un film qui va sortir bientôt, ce serait bête pour les distributeurs de ne pas sauter sur cette occasion!

l_avantpremiercri

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Raisonnable...

Une nouvelle pub radiophonique, d'un opérateur téléphonique en trois lettres.
Cette pub vante fort bien bien fort les mérites d'une offre pour les professionnels avec, argument massue, les appels téléphoniques illimités pour les téléphones de l'entreprise.

Et dans les petites voix rapide à la fin (qui font office de lignes en petite caractères des pubs en affiche ou à la télé) on peut entendre "appels illimités sous réserve d'une utilisation raisonnable".

C'est à ce moment là que je crie au grand n'importe quoi!
Moi, je suis chef d'entreprise, je paye la peau du cul un forfait pour avoir les appels illimités. La seule utilisation "raisonnable" que j'envisage d'un tel forfait par les gens de l'entreprise est "24h/24"! Sinon, ça ne sert à rien! Alors bravo l'opérateur, de faire un forfait illimité qu'il faut utiliser "raisonnablement", c'est bien n'importe quoi!

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26-10-07

Pis cadeau...

Petit cadeau à la con pour Maaya, grande prêtresse éternelle du 444 (tiens, tu peux utiliser ton bonus d'âge pour tes compétences de prêtresse si tu préfères).
J'ai croisé le DVD à la CNAF et ça m'a semblé tellement évident tout ça!

le_nombre444

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Un fabuleux...

Un merveilleux
Un incroyable
Un magnifique
Un innénarable
Un fulgurant
Un fantastique
Un indicible
Un abracadabant
Un bluffant
Un carnavalesque
Un dingue
Un eblouissant
Un formidable
Un grandiose
Un hallucinant
Un incommensurable
Un juteux
Un klaxonnant
Un lumineux
Un mirifique
Un naturel
Un ostensible
Un particulier
Un quadruple
Un rigolo
Un suprême
Un top
Un ultra
Un virevoltant
Un wagnérien
Un xérographié
Un yéti
Un zygomatismal

Anniversaire à Maaya, parce qu'elle en vaut bien plus

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Achalander...

J'ai parlé il y a peu d'une chanson : pritouritze planinata (le post ici)
Je n'aurais pas cru mais ça attire un tas de monde ici, vrai de vrai.
Je pense que je vais publier d'ici peu une liste de titre de chansons folkloriques traditionnelles pour augmenter mon audience ^^

Tiens, d'ailleurs, pourquoi attendre, ça va me faire rire.
A Jewish Triptych (sephardic): La Rosa En Floresa 2 A Jewish Triptych (sephardic): Lamenta (lament)3 A Jewish Triptych (sephardic):a Se-Ora Novia (to T4 Ai Nazdrave (sheers!)5 Altan Mara6 Atmadja Duma Strachilu7 Atmadja Duma Strachilu (revolutionary song)8 Authentic Shofe Duet9 Aychinko Pilia Chereno10 Besrodna Nevesta11 Bezroda Nevesta (Young Childless Wife)12 Bulgarski Einicheski Melodll (bulgarian Ethnic Mel13 Daniova Mayka14 Devojka Mari Hubava15 Di - Li - Do16 Di-Li-Do17 Dragana I Slavei18 Dragana I Slavei (Dragana's Song)19 Duda E Bolna20 Dva Shopski Dueta21 Dve Tourlaski Pesen22 Dve Tourlaski Pesen (Teasing)23 Dyulmano Dyulbero24 Ei Mori Roujke25 Ei Mori Roujke (You Little Roujke)26 Ghel Moma27 Ghel Mona28 Ghiore Dos29 Ghiore Dos (Teasing)30 Horo31 Houbava Milka (beautiful Milka)32 Izlel E Delio Haidutin33 Izpoved34 Izpoved (Confession)35 Kalugerine36 Kaval Sviri37 Kaval Sviri (The Flute Plays)38 Koledarska Pensen (a Christama Lad's Song)39 Koutchiyaka Titcha40 Lazarski Bouenents (the Lazarus Girls Dance The Bo41 Messetchinko Lio42 Messetchinko Lio (You, Little Moon)43 Moma Houbava (beautiful Girl)44 Moma Voda Nossi45 More Zajeni Se Ghiouro46 More Zajeni Se Ghiouro (Ghiouro Marries)47 Mur Stho Sme Se Razigrali (hey Let's Dance (the Bo48 Nazdrave Ti, Chorbadjiio (cheers To You, Master Of49 Ovchar I Viatar Ratchnitsa50 Ovdoviala Lissitchkata51 Ovdoviala Lissitchkata (The Fox Has Lost His Cubs)52 Pesen Na Put (singing On Our Way)53 Prochula Se Bjala Stana54 Radke Mama Radke55 S' Gaida Na Horo56 Sama Li Si Den Zhalana57 Sarai Danko58 Sedenkarska59 Sedi Moma60 Sekoi Fali61 Shope Shope62 Shopski Sextet63 Shopski Tantsek (shope Dance)64 Spis Li, Milke Le65 Spis Li, Milke Le (If You Are Sleeping, Milke)66 Stani Mi Maytcho67 Stani Mi, Maytcho (Get Up, My Daughter)68 Tche Da Ti Kupim Bela Seitsa (I'm Going to Buy You69 Tche Da Ti Kupin Bela Seitsa70 Tebe Peem-Za Ovchariya (song For The Shepherd)71 Traka Traka Stantche72 Trakiisko Nastoenie (thracian Easy Mood)73 Trenke Todorke74 Trenke, Todorke75 Tri Shopski Pesni76 Tsoninata Mayka77 Vito Horo78 Vocalisa I Horo79 Vurba (willow Tree)80 Yo Igra Oro81 Za Mlado Momiche (song For A Young Girl)82 Zapali Se Planinata83 Zhalba Za Lazar (lament For St. Lazarus)84 Zlato Mori

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25-10-07

Pire que pire...

L'autre fois, j'ai visité un aquarium superbe! Y'avait des bassin, des aquariums, des poissons petits et grands, chamarés et ternes, rares et ordinaire. Parmi toute cette diversité incroyable, celui qui m'a le plus impressionné et émerveillé est sans conteste possible le poisson-girafe! De la taille d'un petit dauphin, avec ses tâches et sa tête de giraphe au bout de ce corps potelé... Une merveille!
J'ai logiquement passé la journée suivante avec la vague image de ce poisson dans la tête, savourant le simple plaisir mental d'avoir contemplé pareille féérie dans a vie et d'en conserver un souvenir fugace.

Imaginez un explorateur qui passe une journée à tournée en rond autour d'un lion féroce sans l'apercevoir, trop pris qu'il est à admirer le paysage. Imaginez sa stupeur quand il tombe nez à nez avec le féroce prédateur. C'est un peu cet électrochoc que j'ai eu en me trouvant dans l'après-midi soudain face à cette simple vérité : "ça existe pas les poisson-girafe".

Vous n'imaginez même pas la déception la seconde suivante quand j'ai du m'avouer que je l'avais rêvé... monde de merde...

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De porc, de folie et de paganisme...

Voici la critique express' de "Sa Majesté Minor"

affiche

Petite fifiche :
Année : 2007
Réalisateur : Jean-Jacques Annaud
Durée : 1h41
Avec surtout : José Garcia
Et aussi : Vincent Cassel
Sans oublier : tous les autres

truie
"Cet homme est un porc" au sens quasi-propre

Petite amorce :
Sur une île de la mer Egée, quelque part dans le temps il y a très longtemps, avant même l'avènement de Homère. Un petit village vit sa vie sans se préoccuper de grand chose d'autre que la récolte des olives, la fornication, la vénération des colombes et l'élevage des porcs -époque bénie s'il en est. Or, parmi ces cochons vit un homme, Minor. Stupide, dénué de parole et vivant avec sa truie-épouse, Minor coule des beaux jours pleins de boue et de crasse, même s'il est la cible de viles plaisanteries. Il aura même la joie de rencontrer dans la forêt des mythes et en particulier un satyre follement lubrique. Mais tout bascule avec un choc sur la tête, où Minor trouve la parole en même temps que l'intelligence.

renouveau
L'ascencion vers la gloire, le pouvoir et la disgrace

Petit déroulement :
Minor devient un homme comme tous les autres mais avec des prophéties et des oracles il deviendra le centre de toutes les attentions. Il suffira d'un minuscule coup de pouce du destin pour qu'il devienne roi de la petite communauté. Aidé par ses envies sexuelles, les conseils du satyre, les manipulations féminines et son amour pour sa truie, Minor ira en moins d'une heure de la fange à la fange en passant par le sommet du pouvoir et du ridicule. Entre statue géante, mode vestimentaire stupide, amis, amours, trahison et fornication, ce personnage hors du commun se débattra dans ce destin qu'il n'a pas choisi.

conseil
"Tu dois lui parler avec ton ami... celui que tu as entre les jambes"

Petits acteurs :
De A à Z, ils sont tous très bons. Selon moi la vedette ne revient pas au rôle titre, même si José Garcia est fort bon, surtout que ce rôle d'homme animal (en particulier avant qu'il naccède à l'humanité) ne devait pas être de la première évidence à interpréter. Mélanie Bernier est aussi très bonne dans son rôle de jeune beauté primale. Sans pudeur aucune, que ce soit physique ou morale, elle incarne la femme primale telle que l'ont fantasmée les écrivains classiques depuis longtemps : belle, usant de sa beauté, ferme et manipulatrice sans être dépourvue de coeur, peut-être cruelle par nature ou pour survivre.
Vincent Cassel est proprement génial. Jamais satyre n'aura été aussi criant de vérité (c'est d'ailleurs presque à s'inquiéter pour cette chère Monica). Lubrique frénétique servi encore plus par son sourire carnassier que par ses fausses jambes bluffantes (et parfaitement adaptées à ses mouvements de bassin), il est le vrai faune priapique qui hante les dionisiaques et court après les ravissantes nymphes. Il le dit lui-même dans le film "je suis un mythe" (avec ses avantages comme "les mythes ne vieillissent pas" et ses inconvénients "les mythes sont là où il le faut" --> "tu as rêvé de moi hier! Je le sais, j'y étais!"), jamais mythe n'a été aussi véridique et crédible.

satyre
"L'un n'empêche pas l'autre!"

Petits plus :
Je vais passer relativement vite sur les décors qui sont justes, donne le parfait contexte (journées chaudes et sèches, sous un ciel bleu face à une mer identique, vacances d'été éternelles où l'homme désoeuvré n'a de meilleur souci que de s'abandonner aux plaisirs) à l'histoire et l'idéal endroit pour voir se révéler tous les excès de l'homme.
Idem pour la musique, estivale, joyeuse, pétillante.
Petit bonus spécial pour les chapitrages qui permettent un découpage du film plus abrupte, passant directement d'une situation à une autre sans perdre le moindre fil puisque l'on sait tout de suite que la séquence suivante est celle "Où des plaisanteries anodines auront de graves conséquences". C'est toujours plein d'humour et notamment celui où pour avoir recommencé à mordre les gens, le roi Minor tombera en disgrace : "Où une bouchée de trop fait chuter le régime".

v_n_ration
La vénération des divines colombes, ça ne s'improvise pas!

Petit avis général :
Ce film, c'est d'un grand n'importe quoi. Autrement dit il y aura deux populations de gens : ceux qui vont adhérer et ceux qui vont conchier. Moi, bien entendu, j'ai adhéré.
Le fait de placer l'histoire à cette époque et dans ce contexte permet tous les abus, tous les excès que l'amoralité païenne ne réprouve pas, c'est à dire tous. On pourra en effet compter sans être exaustif : la sexualité sous tous ses angles (fornication, sodomie, zoophilie, semi-zoophilie (oui, un faune il n'est qu'à moitié animal), masturbation ...), le verbe cru (celui qui exprime la pensée dans son fond et sans y mettre les formes), la manipulation, l'homosexualité latente, le mensonge, l'incitation au meurtre, le complot...
Forcément, si on n'est pas préparé ça peut choquer mais -j'en suis bien désolé croyez le bien- s'offusquer de ce que nous présentera ce film (je pense particulièrement aux apsects plus "charnels" des excès sus-nommés) sera faire preuve de pensée obtuse, frileuse et psychorigide. Oui, les hommes et les femmes baisent, inutile de vous le cacher plus longtemps parce que y'a beaucoup de chances pour que vous soyez né grâce à ça! Il faut au contraire rire de la dérision avec laquelle nous sont présentés tous ces apsects que certains qualifieront de dérangeant car non, ce film ne tombe pas une seul fois dans le vil piège de la vulgarité, de la pornographie ou même de l'érotisme (la preuve, il passe dans des "grandes chaines de cinémas"). Et puis après tout, à mon avis, tout ce qui relève de la quête du pouvoir, du mensonge, de la trahison and co. mérite bien plus l'oprobe et certains films qui ne choquent personne en abordant à fond ces thèmes sont bien plus obscènes au fond que bien des films pornos.
Bien des clichés son dynamités dans ce film et bien des situations son tprises à contre-pied. L'exemple le plus flagrant est celui du personnage de Karkos, le jeune grec sublime à la plastique parfaite, le cliché de l'athlète que ses muscles prédisposent à de la testostérone ben venue comme dans 300. Oui, mais il est le poète du village, pas le barbare attendu. Et il est le seul à placer un peu de valeur en la "vertue" de sa compagne alors qu'elle fait tout pour se donner à lui. Il n'est pas le classique vengeur transi d'amour qui tuera l'amant de sa compagne dans un accès de saine rage. Non, il est celui qui ayant ravalé sa rage et contemplé la beauté du monde tombera de manière ambigüe amoureux de l'amant de sa compagne.
A epoqué lointaine, morale et moeurs lointaines. C'est dans cette morale et ces moeurs qui nous sont étrangers que tout se passe autrement que ce à quoi nous voulions nous attendre.

karkos
Karkos, le plus moral et proche de nous...
pourtant le plus atypique de tout le film!

Petite conclusion :
Sa Majesté Minor est avant tout une comédie, même si j'ai l'impression de l'avoir présenté plus comme un film métaphysique sur l'homme ses excès, sa droiture et ses méconduites. C'est un film drôle où la morale phylosophique qui est la notre n'existait pas encore, théatre de toutes les exagérations qui font naître d'abord le rire et ensuite la réflexion si vous avez allumé votre neurone qui dit "au fond on n'est pas si différents".
Un film sans complexe qui s'assume totalement, de ses gags les plus niais aux plus fins, de ses dialogues les plus gras ("tu viens pour ta sodomie?" "non, pour un conseil..." "l'un m'empeche pas l'autre!") aux plus ampoulés, de sa narration originale (et qui fait un peu penser à du cinéma muet avec ses titrages) à ses codes les plus fondamentaux.
Alors mon conseil est le suivant : départissez-vous de vos complexes et allez le voir si vous y ètes parvenus. Sinon vous ne goûterez pas le sel de bien des situations et de bien des répliques qui auraient pu devenir culte si elles s'étaient trouvées dans un film à plus forte audience. Que leur confidentialité leur apporte plus de cachet! Vous rierez plus d'une fois et vous vous pencherez sur les excès primaires de l'homme (le sexe n'étant pas en tête) mais aussi sur d'autre plus modernes comme -inattendue ici- la mode.

Posté par Shushu à 18:46 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]

22-10-07

De chauve, d'inaction et de chiniaiseries

Enfin, une vraie critique vraiment express' qu'elle sera rapide : Rush Hour 3

PosterRushHour3

Histoire :
Grosso merdo y'en a pas. Il s'agit d'un grand rouleau de papier adhésif (j'aime bien, ça fait rustique de le dire comme ça) où se sont collés deux agents de la police de Miami, un ambassadeur chinois en guerre contre les triades, un ambassadeur français président de la cour pénale internationale, des chinois qui parlent québécois, une pin-up chauve traitresse joueuse de bakara et meneuse de revue et un chauffeur de taxi.
Grosso merdo l'ambassadeur veut faire tomber les triades, l'autre ambassadeur veut l'aider. Les triades veulent les tuer, les agents veulent les protéger. Sans trop qu'on comprenne pourquoi ils se retrouvent à Paris car ils ont besoin de la chauve qui arrive dans le film comme sortie d'un chapeau. Ils trouvent un taxi, ils roulent vite, font des cascades, tuent des gens et sans qu'on comprenne ni comment ni pourquoi tout se fini bien.

Le reste :
Grosso merdo, y'a rien. C'est un film dit comique et pour tout vous avouer je n'ai pas ri une seule fois pendant tout le film. C'est assez dérangeant comme situation et sensation, alors que toute la salle est morte de rire. Les cascades sont sans originalité mais bien exécutée. Les combats sont mal filmés et fouillis, les retournements de situation sont sans surprise (je parlerais plus de tournant que de retournement tant c'est prévisible), les acteurs excessifs et caricaturaux, (la seule qui aurait pu être potable a un rôle où elle ne fait que pleurer) Yvan Attal est lamentable dans un rôle pathétique, les courses poursuites à pied ou en voiture sont pas mal mais sans plus, les dialogues sont affligeants, l'humour est si ras des paquerettes qu'il ne vaut même pas par sa propre auto-dérision.

Ce que l'on peut sauver :
(par ordre d'importance croissante, attention, ça dépote)
Une nonne qui sert d'interprète à un chinois qui parle québécois (idée bonne, résultat à chier partout).
Noémie Lenoir est peut-être la moins mauvaise du trio, elle est bien habilée et le crâne rasé lui va bien.
Y'a une vieille méchante qui se bat avec un éventail et des couteaux de lancer.
Y'a une partie de bakara.

En bref :
C'est une merde à l'éclat terne et sans attrait extrêment rare qui ravira les mous du bulbe et les fans de Jackie Chan. A la décharge du film, je l'ais vu j'étais pas du tout d'humeur et je pensais à autre chose tandis que la salle était pleine de gens bruyants, dérangeants, génants, irritants, malpolis et puants (par excès de pop-corn) qui n'ont rien arrangé.
N'allez pas le voir, téléchargez-le mais ne le regardez quand même pas : diffusez-le auprès des gens que vous n'aimez pas, les producteurs de cette bouse méritent de perdre de l'argent par votre main!

Posté par Shushu à 20:00 - Critique express' - Commentaires [0] - Permalien [#]



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