21-10-07
D'enlèvement, de famille et de créature...
Voici la critique express' de The Host que je n'avais pas pu voir au cinéma. Sa sortie en DVD est l'occasion de vous en parler un peu!
Oulalala, note postérieure : cette critique est méga longue sans grande raison si ce n'est le paragraphe "sur la créature" je m'en excuse vivement mais quadn j'adhère j'adhère moi.
Note préalable : vous n'aurez pas plus qu'un très léger léger aperçu visuel de la créature ici, c'est volontaire, pour ne rien déflorer à ceux qui n'ont pas encore vu le film, ça vuos stimulera!
Fiche technique express' :
Hop, cette critique est trop longue, je supprime ma fiche qui de toutes façons ne sert à rien et vous donne ce lien qui est bien entendu moins inétressant que la présente critique n'y allez que si vous voulez des infos techniques.

La famille disparate au grand complet devant la buvette.
Le bonheur simple avant l'horreur simple.
Synopsis express' :
Corée, les bords de l'immense fleuve Han. Hee-bong tient un petit snack dans la station nautique avec l'aide de son très somnolent et très immature fils aîné Gang-du. Nam-joo, sa fille est une championne maudite en tir à l'arc tandis que son cadet Nam-il est un grand diplômé au chômage.
Un jour, une créature immense et inconnue surgit du fleuve Han et attaque la population, renversant, piétinant et dévorant les gens. Dans la panique, Gang-du perd sa fille unique Hyun-seo de vue jusqu'à s'apercevoir que celle-ci se fait enlever par la créature qui se retire dans les eaux sombres du fleuve.
Partagée entre fureur, dissensions internes et chagrin, la petite famille devra se serrer les coudes car Gang-du est sûr que sa fille n'est pas morte et qu'il faut la retrouver dans le labyrinthe des égouts de la ville. Tout serait bien plus facile si les autorités n'avaient pas déclaré que la créature est l'hôte d'un virus mortel qui auait infecté Gang-du qui devient le sujet involontaire d'expérimentations.

Face à la créature une seule issue : la fuite!
Développement express' :
Surtout pas la peine de lire ça si vous comptez voir le film quoi qu'il en soit.
En effet, Hyun-seo n'est pas morte. Car la créature accumule de la viande dans une fosse au coeur des égouts et n'a pas vu que la petite fille n'était pas morte. Elle tente d'appeler son père mais le coup de fil est bref, juste suffisant pour que sa famille sache qu'elle est en vie.
Mais les autorités n'écoutent pas Gang-du. Mais les autorités pensent que Gang-du a été infecté par un virus mystérieux. Entre fuite des hopitaux militaires, corruption de fonctionnaires pour accéder aux sites protégés et pluie battante, les 4 héros arriveront au plus près de la bête...
Et c'est la police qui leur fera le plus de tors, qui les forcera à se disperser, à se retrouver isolés les uns des autres. Mais même individuellement ils trouveront le courage d'affronter le danger seuls, chacun à leur façon, dans une urgence toujours plus grande ils traqueront la bête.
Car les nations unies trouvent que la Corée n'a pas su gérer la crise et prend l'affaire en main. A grands renforts de mystères, de secrets et d'anglais incompréhensible aux coréens ils déposent une chappe impénétrable sur la créature et son virus dont on ne peut s'empécher de douter peu à peu. Mais le prétexte suffit pour libérer l'agent jaune, une arme chimique terrifiante qui assainira la ville mais détruira toute forme de vie.
Et tous les affrontements convergent (les manifestants restés en ville pour empécher la libération de l'agent jaune, les trois frères armés comme ils le peuvent pour défier la créature et lui reprendre Hyun-seo, la créature et sa faim visiblement insasiable de viande humaine) vers un dénouement dont je ne vous dévoilerai rien. L'amour aura-t-il triomphé de la créature mutante? Le militantisme aura-t-il triomphé du militarisme? La vérité aura-t-elle triomphé des secrets?

La froideur de l'hôpital fait un dur écho
au désespoir de la perte subite.
Mon avis express' :
Sur le scénario - Oh, je n'ais pas grand chose à redire là dessus. Le scénario se tient très bien mais est aussi très bien retenu par les personnages forts chacun dans leur rôle et qui rendent crédible leurs actions, leurs choix, leurs prises de direction. J'avoue ne pas avoir tout compris aux machinations des militaires et bien que dans un autre film ça m'aurait profondément contrarié, j'ai préféré considérer que cela fait partie intégrante du film. Si les habitants de la ville et civils en tout genre de les comprennent pas, après tout il n'est que logique que le spectateur aussi nage en peu à vue dans un brouillard de mystification.

Lorsque l'on est seuls devant une telle situation
il faut aller jusqu'au bout de courage ou de la folie.
Sur la créature - Ah ben non, un film de monstre (bien que ce qualificatif soit un peu réducteur) ne peut rien faire si le monstre ne soutien pas le film en grande partie [c'est le cas pour des monuments cinématographiques comme "l'attaque de la moussaka géante" ou "Alien". Des films légendaires et impérissables ou les monstres -bien que totalement opposés entre eux- sont parmi les pierres angulaires principales. Les "Godzilla" itou. Mais si vous prenez un truc comme "Ananconda, le prédateur" ou "Cobra contre Komodo", y'a des monstres mais ils valent rien... donc même si ces films avaient eu un intérêt par ailleurs ilas auraient été imbuvables! Fin de parenthèse monstresque!]. Donc la créature, le fameux "host". Je l'aime. Car elle ne ressemble à rien de connu d'une part. D'autre part car elle est originale tout en étant consistante dans son originalité. Sa morphologie à mi chemin entre le coelacanthe et le gibon ne sont pas creux, elle en tire une démarche et des moyens de se déplacer que l'on ne retrouve dans ma mémoire nulle par ailleurs. Evidemment, même la plus grande originalité ne peut se départir d'un peu de cliché et mon cliché cinématographie préféré se trouve une fois vérifié : "si c'est gluant, c'est vert". Mais d'un autre côté, comme une telle créature aurait pu ne pas être gluante? Et quelle autre couleur pour un monstre sorti de l'émeraude ténébreux du fleuve et faisant son nid sans les égouts visqueux? Tout dans cette créature est à mon sens abouti et nouveau -si ce n'est novateur- de ses pates ramifiées à ses apencides multiples sans oublier sa bouche, un monument de monstruosité à elle toute seule. D'ailleurs cette-ci n'est pas sans rappeler la déjà très dérangeante bouche du "cerveau" des parasites dans starship troopers. Mais l'utilisation qu'elle en fait est tellement différente et bien rendu, on ne peut s'empécher de suffoquer un peu la première fois que l'on comprend exactement ce qui s'y passe... Mais la créature vaut aussi par la façon dont elle est mise en valeur, de manière tout à fait opposée à celle d'un "Predator" ou d'un "Alien". Là où ces films nous faisaient passer de longs moments à nous demander qui est le monstre et à quoi il ressemble, The Host nous le pose devant les yeux, sans prévenir, tel un 30 tonnes non-annoncé fonçant à contresens sur l'autoroute. Et la scène qui s'ensuit est fabuleuse de désastre, de peur, de panique, de prouesses de la créature, de fluidité et de dynamisme. La créature apparaît soudain et elle impose directement son empreinte sur le film (et sur deux ou trois crânes au passage). Mais la créature c'est aussi celle que l'on retrouvera par moments très placide, feignant d'être assoupie, dévorant simlplement un cadavre ou ramenant dans son nid ses dernière prises. Un contrepied à ses apparitions en public, toujours explosives et dynamiques. Et même si la créature nous est montrée très tôt en pleine lumière et est plus un objet de curiosité et de peur qu'un objet de mystère et d'interrogations, les créateurs du films ont réussi à luli confectionner la petite cape de mystère qui sied à tout être monstrueux qui soit. Un préambule nous donne un pretexte à son existance avec une morgue qui déverse des litres de produits chimiques dans le fleuve (qui est plus le symbole je pense d'une attitude gobale de la population). Mais cet acte humain, a-t-il créé la bête? Ou cet acte a-t-il fait sortir la bête? Cet oeil plus mutant et dérangeant que tout le reste doit-il être considéré comme un artefact originel ou un changement antrhopique? Quoi qu'il en soit, en voilà un monstre qu'il est beau, original, étrange, dérangeant (peut-être plus génant que terrifiant pour le spectateur, mais pas pour les personnages), bien fait, fluide, amphibie et climatisé. Si vous en trouvez-un, achetez-le, il le vaudra, quel que soit le prix!

Ne pas quitter la créature des yeux, la poursuivre
a perdre haleine car elle excelle dans l'art de disparaître!
Sur l'ambiance - Parce que oui, l'ambiance du film de créature est aussi quand même fondamentale. Mettez un alien dans la chocolaterie de Willy Wonka et l'effet sera passablement diminué je pense!
Vous vous attendez peut-être à une ambiance très sombre, très glauque. Un monstre omnipressant (sic), un virus qui plane, des kilomètres de conduite d'égout... Oui, il y avait de quoi faire une sévère concurrence à la noirceur, l'humidité et l'opression rencontrée dans tous les aliens (mouais, sauf le 4), Sin City et Faust (mouarf ahahaha) cumulés.
Et c'est ce que l'on pense légitime. Hé bien ce n'est pas ce que l'on a. Les égouts sont souvent d'immenses espaces proches des sorties, des rives du fleuve, des démesures des autoroutes urbains. Ils tiennent plus des mines de la Moria que dans les boyaux tortueux que l'on pourrait imaginer. C'est plus lumineux à tout moment que ce à quoi on pourrait s'attendre quand on lit le synopsis du film. De l'immaculé éblouissant des hôpitaux au grand jour des espaces côtiers du fleuve où la créature intervient au vu et au su de tous.
C'est un peu comme si ... enfin je vous épargne mon analyse pseudo-réfléchie sur le monstre qui n'est pas le plus horrible et que ne tente pas de se cacher derrière les méandres des secrets défense et des baches en plastiques omniprésentes pour faire office de rideaux déformants.
Mais malgré tout cela, l'ambiance prend. Ce n'est pas Alien, Les Autres, Ring ou autres qui seraient des vielles femmes distinguées et inquiétantes jusqu'au bout des ongles qui vous entourent de leurs bras froids et glacés qui vous feront frissoner car vous ne savez pas de quoi elles sont capables. Non. Ici c'est plutôt un barbare qui arrive sans ambages, vous met son tranchoir sous la gorge et vous laisse attendre ce que vous savez inévitable sans s'en cacher.
(je dis vraiment n'importe quoi aujourd'hui, j'ai peur que ma critique ne déserve ce grand film)

Une tanière plus lumineuse mais moins
glauque et gluante qu'attendue
Conclusion express':
Puisque cette critique n'a que trop duré je vous laisse tranquille et passe sur certains points que je voulais évoquer. Nous allons donc conclure :
Débrouillez-vous pour voir The Host aussi vite que possible, c'est une nécessité. Quand le malheur déchire et rapproche (grands thèmes universels obligent). Quand l'homme sème la zizanie et se prend un retour de bâton génat dans la tête. Quand les autorités masquent, se trompent, trompent en retour, détruisent et échouent. Quand la beauté rencontre l'horreur. Quand un jeu juste recontre des rôles forts. Quand l'horreur est si bien faite qu'elle en devient belle. Quand le burelesque se glisse dans le tragique pour en soulignenr l'absurdité ou l'horreur.
A ce moment précis, et bien d'autres encore, The Host prend vie.
The Host est grand. The Host est beau. The Host est prenant. The Host est émouvant. The Host est angoissant. The Host est réfléchi. The Host est novateur. The Host est hors de bien des sentiers batus.

Pour moi, c'est Nam-joo, l'archère talentueuse mais maudite qui
et le personnage plus abouti car attachant, déprimé mais qui
ravale sa peur et ses handicps habituels. Frêle femme face à la bête monstrueuse.
Commentaires
Meuh,
Elle est très bien cette chronique. Aussi hybride que la créature de ce film que j'adore. :)
Oh, c'est gentil ça!
Mais attention tout de même, tu risque de m'encourager à en faire d'autres de comparables...
ENfin pour le momen ton est à l'abris, faudrait que je trouve un truc qui m'accroche autant... pas gagné à l'heure qu'il est!
