22-10-05
J'ai les boules moi aussi...
Journée exténuante, creuvante, tuante!
Faire les courses à Carrefour un samedi aprem' ... suicide!
Et en plus à peine je rentre on m'attaque avec des énigmes! Merci Jean, je vais me prendre la tête je sents surtout que c'est un classique dont je dois avoir oublié la solution. Pour ceux qui n'ont pas lu l'énigme je vous la soumet :
"J'ai douze boules, qui ont toutes la même masse, sauf une, qui est plus légère ou plus lourde.
Je
dois déterminer, à l'aide d'une balance de roberval, en au plus trois
pesées, quelle est cette boule, et si elle est plus légère ou plus
lourde."
Je crois que j'ai la solution mais je dois vérifier et donc trouver douze boules correspondantes et une roberval (pour les incultes c'est une balance à deux plateaux!) La réponse donc demain en ligne sans aucun problème!
21-10-05
S"haine"CF
Voilà, juste pour dire que je suis rentré. C'est fou, j'étais même de bonne humeur dans le train! Hé oui ma petite dame, et pourtant y'avait une chiarde qui hurlait "le monsieur il a une tête de caca, viens voir maman!" et on est aussi resté bloqué 1h30 à Marseille ce qui m'a fait arriver à minuit passé.
Mais comme ça j'ai pu lire et finir le Portrait de Dorian Gray. J'ai bien aimé, lisez-le, je ne sais pas si j'en ferais une critique!
Bon, je vais manger moi!
13-10-05
De fleurs, de Lou, et de soupe au pistou...
Voici ma critique express' de "La nuit des labyrinthes" de ce cher David Calvo.
Histoire :
Ce livre fait suite, huit ans plus tard "si jeune ma buse" (haha) aux évènements s'étant déroulés dans "Délius une chanson d'été" dont j'ai déjà dû vous causer. Sinon, cet oubli est impardonnable, dites-le moi et je corrigerais.
Pour la première fois depuis son retour des Etats-Unis pour l'affaire du fleuriste, Lacejambe décide de sortir de chez lui et d'abandonner le réconfort chaud du génépi, sa seule boisson depuis lors, pour aller à un réveillon de Noël mondain de sa chère Marseille. Là, lui sera confiée uen mission par le très vieux et mystérieux Ours-Antoine à l'agonie : lui cueuillir le plus beau bouquet de Marina (la fleur la plus commune de tous les temps) avant la fin de la nuit. C'est cet évènement qui fera tomber Lacejambe sur l'évidence terrible : la marina a disparu. Ce simple évènement (enfin simple, si l'on veut) le plongera avec son fidèle Fenby (plus végétal que jamais) dans une course folle contre le levé du soleil pour extirper des entrailles d'une Marseille toujours plus salle les secrets des terribles évènements qui se préparent en cette nuit funeste. Entre attaque par des lampions, hommes-boules, troupeaux de bicyclettes et soupes au pistous parlantes, nos héros devront dénouer le plus terrifiant des échevaux funestes avec des aides innattendues.
Le reste :
Pour ceux qui ont lu le premier, c'est dans la même veine... en peut-être encore un peu plus surréaliste (oui, c'était possible... et pourtant!).
L'histoie avance pas à pas. La plupart du temps dans une précipitation hors du commun pour les personnages mais l'auteur -comme dans le premier livre- ne nous dévoile jamais la moindre indication avant son heure. Tout est distillé petit à petit. Parfois, ça en est énervant. Mais au fond pas trop car on se prend facilement à l'enchainement endiablé des évènements même si cela nous détourne quelque peu de la trame générale. Bien sûr, les dernières clefs ne nous seront livrées que dans les ultimes pages (si l'auteur avant attendu un tout petit peu plus, ça aurait été dans la post-face! ^^)
Le style est facile à lire et pas du totu dénué de petits attrait littéraires à ce qu'il m'a semblé. Le seul truc est de se prendre vraiment au livre et le lire vite. Je pense que c'est le seul problème : comme tout se déroule en une seule nuit (celle des labyrinthes bien sûr) si on coupe trop le livre en faisant des pauses on epu perdre le peu de fil qui nous relie à la trame centrale.
Sinon, Lacejambe est toujurs un personnage génial (un peu moins que dans Délius il m'a semblé, mais l'alcoolisme lui va si bien!) affublé d'un fenby toujours aussi bien aussi. L'histoire en elle-même est quelque peu dure à saisir dans son ensemble mais elle est géniale. Des passages surréalistes au possible (les soupes au pistou m'on plié en deux j'avoue) qui ponctuent le reste qui se contente (et c'est déjà bien) d'être à la fois fantastique et intrigant!
Pour conclure :
Vous qui avez aimé le premier vous aimerez surement le deuxième. Si vous avez eu du mal à accrocher au premier, ça risque d'être dur. Les autres, je ne vois pas trop quoi vous dire puisque c'est un peu une suite donc pas vraiment la peine de lire celui-ci si vous avez pas lu l'autre. Je les conseille à ceux qui son fans de fantastiques entre autres, et à ceux que cela ne dérange pas de tremper pendant la quasi-totalité de l'histoire dans un embrouillamini inextricable de trucs étranges (y'a pas d'autres expressions!)
Wha da woïd?
-Zlorch in, zlich out.
12-10-05
Hum hum ...
Je vois que mes critiques express' ne remportent pas un franc succès... ce qui n'est pas pour me déplaire!
Pour tout vous dire, je les trouve toutes au moins en partie de qualité médiocre, et cela ne provient nullement de mon point de vue subjectif qui, dans un élan de perferctionnalisme puéril, me pousse à trouver médiocre tout ce qui est issu de moi, mon cerveau, ou mes mains. Bref, je suis content d'avoir raison.
Je sors de visite médicale.
"Est-ce que vous buvez plus de l'équivalent d'un verre de bierre par jour?
-Non.
-Est-ce que vous fumez?
-Non.
-Des substances illicites?
-Non.
-Bon, c'est fait. Pfffff! Avec leurs statistiques..."
Mis à part ça je me porte comme un charme. J'ai noté une légère déception quand je répondais non à chaque trouble de santé plus ou moins tordu qu'elle voulait me donner. Mais je ressorts de cette expérience grandi d'un conseil qui changera ma vie pour toujours je crois, survenu juste après un brillant exposé sur mes grains de beauté :
"Bon, hum, je vais vous en parler quand même.
-Ah (oui, je sais, pas très spirituel mais bon...)
-Le cancer.
-Ah."
Après une tirade ponctuée de mes "ah" à la variété de tonalités qui m'étonne moi-même vint la phrase magique :
"Donc surtout, palpez-vous et faites-vous examiner les testicules par votre père."
11-10-05
De combat, de mystères et de fard à paupière…
Pas mal de temps après sa sortie, voici ma critique express’ de Electra.... finalement ça tombe bien, la critique sort en même temps que le Dividi ou presque!
L’histoire en deux mots, il n’en faut pas plus. Le Bien et le Mal s’affrontent dans le monde depuis des millénaires. Jusqu’ici tout va bien. Mais il existe une guerrière invincible que le destin doit pondre depuis des siècles. Jusqu’ici tout va bien. Ce joyau peut faire pencher la balance dans un sens comme dans l’autre. Jusqu’ici tout va bien. Et puis donc le Bien et le Mal (qui porte le doux nom de " La Main ") veulent cette guerrière. Electra, quant à elle, se remet bien de sa résurrection (suite à sa mort dans Daredevil) et entame une brillante carrière de tueuse à gage grâce à ses dons exceptionnels pour le combat. Elle devient une légende vivante mais tout bascule le jour où ses sentiments gentils rejaillissent et lui empêchent de mener à bien un contrat contre une jeune fille et son père… Rien que de très normal en gros. Le tout sur un fond de démons machiavéliques (et asiatiques, va comprendre Charles) rétro et modernes dont certains pourraient presque être intéressants. Notamment Typhoïde et son fameux pouvoir de tomber au ralenti !!!
Bon, le scénario est archi " mâché et remâché, vu et revu " donc n’attendez rien de ce coté là. Le film connaît un seul rebondissement alors vaut mieux pas le rater sinon vous aurez fait qu’une foule de scénaristes ultra bien payés auront bossé pour rien, ce serait dommage.
Niveau visuel, que dire… Je ne suis pas spécialiste en la matière mais les effets spéciaux font un peu " rétro " et je les trouve dans l’ensemble relativement ternes, sans parler de ceux qui sont totalement pourris, il y en a quelques uns de mémorables ! Niveau combat au corps à corps ça pourrait aller mais un caméraman malicieux a décidé de se glisser trop près à chaque fois, ce qui donne à pas mal de moments un fouillis bien incompréhensible. De bon on a quand même … de beaux paysages au début.
Mais alors, vous me demanderez où peut bien résider l’aspect intéressant de ce film. Mais voyons, c’est bête comme chou : c’est drôle. Y’a qu’à voir tous les sponsors qui ont participé à ce film. Bonux, pour ses ninjas plus blancs que blanc et des draps (très importants !) sans tache. Mir black magic pour ses ninjas plus noirs que noir. Mir couleur pour un rouge toujours plus éclatant dans les costumes discrets genre " assassin de l’ombre ". Bosch, pour des saïs contre lesquelles aucune haie ne peut résister. Le cirque Gruss pour une ménagerie toujours plus grande et lumineuse. L’Oréal bien sûr pour toujours plus de maquillage très naturel et de cheveux soyeux. D’ailleurs, un grand bravo à tous les techniciens des pubs de l’Oréal qui on été au top sur le tournage d’Electra. On reconnaît bien leur signature dans toutes les scènes clef avec des effets de cheveux dans le vent si intense qu’on en pleurerait (genre " tiens on es dans un endroit fermé mais un courant d’air opportun vient rehausser l’intensité de la scène –merci l’Oréal ").
Enfin bref, vous l’aurez compris, un film fondamental dans l’humour du cinquième degré. A regarder absolument entre amis qui n’ont pas aimé Daredevil et vous passerez peut-être un bon moment. Surtout pendant la fameuse scène où le suspens poignant nous tient en haleine pour savoir qui du Roi des Draps ou de la Reine du Fard à paupière (accessoirement impératrice des culs qui roulent) réussira à l’emporter !
09-10-05
De sable, de guerre et de poésie… Critique express’
avant propos : ce post est truffé de fautes de frappe, je m'en excuse bien bas!
Parlons un peu de " Les lions d’Al-Rassan " de Guy Gravriel Kay.
Pour commencer, une impression générale. Déjà, pour ceux qui ont lu par exemple " La tapisserie de Fionavar " on reconnaît la signature de l’artiste. Une histoire fouillée donnée d’un point de vue très aérien. Au delas des frontières, au delas des contraintes de temps on peut voir ce qui se passe partout en même temps. Cela permet de suivre dans un espace très vaste les nombreux personnages.
L’histoire (en faisant bien attention à pas trop en dire, promis) :
Il y a de nombreuses années, le royaume d’Espéragne recouvrait toute la péninsule sous la banière de Jad, le dieu soleil. Puis venu de par delas le détroit, sortis des sables du Marjiti les nomades prennent la péninsule et la soumettent presque intégralement aux saintes visions d’Ashar, prophète des étoiles. Mais la religion se relache et ce nouveau royaume prend le nom de khalifat où règne la plus grande débauche d’art et de plaisir de vivre. Aussi, lorsque le khalifat commence à se morceler les nomades ne viennent pas aider leurs convertis, voyant là la punition du seigneur. Finaement, le dernier khalife meurt asassiné par le poète Ammar ibn Khairan. Il met ainsi fin aux règne des khalife et lance une période trouble où chaque ville devient état pour acroitre au maximum son influence. La toute puissante Cartada devient prépondérante grace à la clairvoyance d’Ammar, au serice du gouverneur.
Une péninsule. Trois religions. Les jaddites, adorateurs du soleil venus du Nord. Les asharites, venus des déserts du sud adorateurs des étoiles. Les khindats, les errants, sans terre d’origine, sans terre d’asile et adorateurs des Lunes. La péninsule, autrefois jaddite, sous le nom de royaume d’Espéragne a été conquise par les asharites qui y installent un khalifat de plus en plus décadent malgré les strictes préceptes de la religion. Finalement le khalifat s’effondre lorsque sur ordre du gouverneur de Cartada, le poète Ammar ibn Khairan assassine le dernier des khalifes. Le pays se transforme en cités états où Cartada tient le haut du panier.
C’est quinze ans après ce changement de régime que notre histoire commence. Lorsque Ammar ibn Khairan, envoyé officiel de la toute puissante Cartada rencontre Jehane. Cette jeune kindath, fille du plus célèbre médecin du monde. C’est ici que commence notre histoire, avec les rois de l’ancienne Espéragne qui lorgnent de plus en plus sur la péninsule pour une reconquête. C’est là que commence notre histoire où tout s’oppose. Les prêtres qui veulent guerres saintes et morales strictes. Les religions qui veulent leurs anéantissements réciproques. Les hommes et leurs convictions personnelles. Les princes pour un héritage attirant.
Qu’adviendra-t-il de ce qui fut le plus beau pays du monde ? Reconquise par une guerre sainte jaddite ? Reconquise par une invasion d’espéragne ? Anéantie de l’intérieur par ses propres machinations ? Reprise par les nomades pour restaurer la foie sévère du prophète ?
Pour ce qui est de la façon de raconter je dois dire que ça varie relativement beaucoup au cours du livre. Parfois on est dans le simple racontage de faits par l’extérieur, assez monotone mais toujours précis et efficace. Mais par moments la narration change complètement de cap et rien ne va plus : c’est génial. L’auteur prend un malin plaisir à ne pas nous raconter ce qui se passe ou ne pas nous dire à qui cela arrive. Qui plus est il est champion sur certains coups pour induire le lecteur en erreur qui tombera ensuite sur le cul en disant " ah mais alors c’est pas lui qui a… putain ! ". Notamment lors du carnaval de Ragosa ou lors du duel au coucher du soleil… Je n’en dis bien sûr pas plus mais ce sont deux passages incontournables ! C’est une forme de suspens affreuse pour le lecteur mais génialissime dans la façon dont elle est menée. J’avoue m’être énervé en disant " mais nondediou, c’est qui " il " ?!?!?!? " mais au fond ce sont les passages les plus prenants du livres qui sont ainsi ! Je ne sais pas trop qu’en dire parce que j’ai vraiment adoré cette façon de faire, terriblement bien menée ! On a donc une narration qui va du classique efficace au génial très très efficace. Il prend en plus bien soin de varier les rythmes quand on ne s’y attend pas trop. Avec longues descriptions de courtes scènes ou minuscules ellipses narratives de longues périodes…on n’a pas une impression trop linéaire !
Pour ce qui est du contenu je suis bien sûr un éternel insatisfait par les fins de livres mais cela vous le savez je pense. Pourtant ben la fin n’est pas trop décevante pour moi (ce qui n’est pas peu dire). L’histoire n’est pas trop linéaire, les personnages se séparent, se retrouvent, voyagent, changent… enfin on a pas un truc statique ! Peut-etre un peu beaucoup de personnages comme dans " la tapisserie de fionavar " mais le petit index au début permet de remettre facilement un nom sur un personnage, surtout si on laisse s’écouler trop de de temps entre la lecture de deux chapitre… voilà un truc bien pensé !
07-10-05
De mondes parallèles, d’écrivains et de drogue…
Critique express’ de " L’instinct de l’équarrisseur –vie et mort de Sherlock Holmes " de Thomas Day.
Préface à ma critique :
Je ne connaissais cet auteur que de renommée et voulais lire ce livre depuis longtemps, attendant une autre édition que la Mnémos (oui, les Mnémos sont un peu chères pour ma modeste bourse d’étudiant). Mis à part l’impatience de lire ce livre, il m’a plu, beaucoup plu et a presque propulsé cet auteur dans mon Panthéon personnel… à confirmer bientôt par un autre roman.
Après relecture, j’ai été très prolifique pour cette critique, mes excuses… mais il a tant à dire de ce livre ! Lisez tout, ça vous plaira, promis !
D’un coup d’épée, Holmes brisa un vase –heureusement fort laid- avant de planter l’arme dans un meuble. Après avoir grimacé, il s’assit et se servit un thé tiède qu’il sucra encore et encore
Encore et encore
Comme Holmes dégustait à petites gorgées son sucre imbibé de thé, Arthur sentit qu’il pouvait parler.
Histoire :
Sherlock Holmes existe bel et bien. Pas dans notre monde, bien évidemment. Dans un monde parallèle, reflet déformé du notre. Un monde où la capitale de l’empire libertaire britannique est Londen et où les USA sont USSA (à vous de lire le livre pour savoir ce que veut dire ce sigle !). Arthur Conan Doyle (note : auteur des aventures de S. Holmes), aidé de son ami et cryptophysicien J.H. Watson qui a trouvé le moyen de passer dans notre monde à partir du sien, épaule S. Holmes dans ses aventures. Après lui revient la lourde tache de retranscrire ces aventures par écrit. Le défit pour lui est de ne pas mélanger les deux versions : la version normale, pour le monde de Holmes et Watson et la version édulcorée, pour le notre. Car en bon chrétien qu’il est, il ne peut se permettre de conter les aventures de celui qui est plus l’assassin de la reine que le grand enquêteur reconnu. C’est donc aux cotés d’un Holmes violent, sadique, cocaïnomane extrême, consommateur de chanvre indien, d’alcool à outrance et de tout ce qui peut droguer un homme que nous suivrons A.C. Doyle à la poursuite de Jack l’éventreur mais aussi, bien pire, James Pretorius Moriarty qui aurait découvert la vraie nature de l’instinct de l’équarisseur et le pouvoir de contrôler le monde.
Holmes refusa d’en dire d’avantage, se contentant de replier sa carte sans méthode –à l’envers pour tout dire. Arthur détestait quand il se comportait de la sorte, affichant un air hautain, qui ne voulait dire qu’une chose : " je vais vous en mettre plein la vue ".
Le style :
Pour ce que j’en ais pensé, c’est réellement un style agréable à lire au possible. D’abord parce qu’il n’est pas une page qui contienne au moins une pique d’humour acérée et qui vous prendra toujours par surprise (non, aucun gag téléphoné ici : que de l’innovant et du surprenant). Et ceci reste vrai même dans les situations d’extrême danger et suspens qui, vous vous en doutez ne manqueront pas de parsemer la route de nos trois compères (qui verrons au cours de l’aventure leurs rangs d’étoffer d’alliés aussi illustres que Oscar Wilde, Jack London ou Sundance Kid et bien d’autres). Ensuite parce que le style est souple et l’auteur manie avec autant de brio les moments rythmés pour donner des passages haletants que les scènes douces quand il le faut pour rendre des moments contemplatifs mais pas rébarbatifs. Aussi parce que les titres de chapitre sont exactement comme je les aime : explicites –mais pas trop- et à rallonge. Pour exemple, le premier n’est autre que " Où le professeur J.H. Watson débarque chez A.C. Doyle de façon tonitruante et à l’improviste, comme à on habitude ". Et pour ceux qui le pense, je leur réponds de suite : " non, ce n’est pas un point de détail ".
En parlant de chapitre, j’ai aimé le découpage à géométrie variable : tantôt de longs morceaux –mais pas trop- qui alternent avec de plus courts. De quoi pouvoir lire au rythme de son choix sans avoir à couper l’histoire au milieu d’un truc fondamental. Il y a au fait deux livres séparés d’un entracte. Au fond deux histoires sans grand rapport mais qui dans les deux cas ne progressent pas trop vite. Même s’il n’est pas celui que l’on connaît, S. Holmes n’en reste pas moins un enquêteur que l’on suivra pas à pas.
" Mais enfin ! Nous ne sommes pas sur cette terre pour jouir, monsieur Wilde !
-Je vous le concède [Arthur]. Faire jouir est tout aussi passionnant ! "
J’ai aimé :
Entre autre un trait remarquable de style de l’auteur : son aptitude à placer dans le texte des petites pensées ou remarques mentales de ses personnages. Qui rend le texte plus vivant, les personnages plus compréhensibles, sans pour autant l’alourdir inutilement. C’est souvent de la phrase courte et choc, et drôle !
L’intervention de personnages réels assortis de problèmes réels à tendance drôle prononcée (c’est fou comme affubler A.C. Doyle de " problèmes de stature assise plus communément appelé hémorroïdes " le rend plus crédible). L’intervention de personnages que l’on croit connaître mais sont tout à fait déformés de l’image que l’on s’en fait. L’exemple le plus notable est bien sûr S. Holmes mais les autres ne sont pas en reste. Je voudrais vous citer les notes qu’A.C. Doyle a de lui mais je ne saurais que choisir alors je vous livre deux passages qui, sans en dire autant que ces fameuses notes n’en restent pas moins des témoignages très éloquents de ce qu’est réellement S. Holmes :
" Un ami très cher voyage avec moi, Sir Sherlock Holmes. Comment vous le décrire… Maigre, maladif, yeux injectés de sang, allure de goule nécrophile et phtisique tout juste déterrée par des étudiants en médecine sans le sou… Je vous en prie, soyez très gentils avec lui, vraiment très gentils. Voyez-vous, lors de notre avant-dernier voyage en aérostat un médecin autrichien, très poli et je tiens à être des plus précis sur ce point… "
Alors que Watson terrorisait un couple de vieilles Bostoniennes très dignes, à l’aide du récit de la défenestration aéronautique de Sigmund Freud…
" Il est mort, Holmes ! (…) N’y avait-il pas un autre moyen de gagner la Péruvie rapidement ?
-Peut-être, mais pas connu de moi… Je me fais vieux et j’ai dû légèrement abuser de la fine de Cody ; et je le visais à l’épaule sans l’intention de tirer, bien entendu… mais… il y a eu un trou d’air, le coup est parti et je l’ai touché à la gorge, carotide y compris… le sang a giclé partout et il a bien crié trois bonnes minutes avant que je n’arrive à le faire taire à coups de talons. C’était épouvantable, croyez-moi… La chevrotine avait dû sectionner une ou deux cordes vocales car même Shari (note : femme de S.H .), quand elle est en colère, a une voix moins désagréable…
-Quelle horreur… murmura Arthur en mettant sa main sur sa bouche.
-Certes, mais contrebalancée par une découverte de la plus haute importance : j’adore piloter cet engin !"
Pour sur, peut-être pas le passage le plus ragoûtant du livre je pense, mais surtout ne vous laissez pas rebuter !
Au final :
Ce livre est un trésor à la fois de drôlerie, d’inventivité, de rebondissements mais aussi de documentation (et la bibliographie finale proposée par l’auteur est à la hauteur !)
C’est selon moi un des tous meilleurs livres fantastiques que j’ai lu, avec une certaine veine de Steampunk bien visible, juste là, regardez bien : on en redemanderait !
Je ne dirais pas à lire de toute urgence, car il ne va pas s’envoler mais pour le moins, rajoutez-le à votre liste de livre à lire très bientôt, il le faut. Non pas parce que j’ai aimé, non pas parce que tous les gens que je connais qui l’on lu ont aimé mais parce que VOUS allez aimer, il ne peut en être autrement !
" Nemo me impune lacessit –nul ne me griffe impunément- devise de Sherlock Holmes "
Voilà voilà...
Et hop!
"Nous sommes de retour, pour vous jouer un mauvais tour", je profite un peu de l'internet de l'école puisque je n'ais pas cours cet aprem'. Toujours aussi restrictif dans l'accès des sites... c'est pas encore aujourd'hui que je pourrais aller voir des forums et des blogs... snif!
Le week-end dernier on a fait l'intégration de nos premières années, qui peuvent enfin se prévaloir du status hautement honrifique de ceux qui appartiennent à notre école.
Il a fallu se lever tôt pour être sur place de bonne heure pour tout préparer. Chaque groupe a donc organisé son petit stand dans la forêt de **** (ahaha, je le dis pas, au cas où la police nous rechercherait, nyarknyarknyark). Le notre était à base de parcours entre les arbres les yeux bandés, de course consistant à pousser une balle de ping pong avec une banane (sur fond de casting porno... mais où sont-ils allé cherché tout ça!), de mangeage de yaourt en binôme... enfin que des choses d'un goût exquis quoi! Et puis bien sûr tout cela se déroulant sous une perpétuelle pluie d'oeufs, de farine, et autres choses peu ragoutantes ayant pour but inavoué la transformation de ces pauvres (ne les playgnons pas, ils ont tous adoré) gens en de vulgaires gateaux prêts à cuire... tache que nous avons réussi avec bonheur!
Puis le soir, des réservations de salle et de camping avaient été faites à grands renforts de fonds mais je ne suis pas resté à la soirée car je n'étais pas dans de bonnes dispositions pour ça on va dire...
Enfin, on a bien rigolé, c'était sympa et dans uen très bonne ambiance, qui devait pas mal aux costumes des équipes, sur des thèmes aussi inspirateurs que "Véronique et Davina", "cro-magnon", "power-rangers", "les deschien", "les razmoquettes"... enfin vous voyez le genre!
Pour ce qui est des nouvelles de moi, rien. Si, je lis et j'ai acheté des ampoules (je vivais dans le noir depuis un moment, ce fut un évènement fondamental de ma vie), comme quoi rien de très folichon.
J'ai composé des critiques express' mais j'en ais aussi retrouvé plein que je vais tenté de vous donner régulièrement par l'entremise de canalblog et son fameux postage par anticipation, si tout va bien je vous en programme une tous les deux jorus, croisons les doigts. Je regrette juste de ne pas pouvoir mettre trop d'images, mon blog va avoir l'apect d'un gros pavé moche... dommage!
See-ya! Première critique postée tout de suite :l'instinct de l'équrisseur que j'ai adoré et sur lequel je n'ais donc pas tari d'éloges comme vous allez le voir!



